<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540</id><updated>2012-02-17T03:38:24.495+01:00</updated><category term='tivou'/><category term='kunst'/><category term='Sarkipend'/><category term='bravos'/><category term='Game on'/><category term='bored?'/><category term='ah si j&apos;étais riche'/><category term='ah dou dou dou dou dou ahhhh'/><category term='from gauchisme with love'/><category term='Bulfuckingarie'/><category term='kino'/><category term='shrink'/><category term='Citizens of humanity'/><category term='green'/><category term='Suisse'/><category term='micro-combat'/><category term='girly hints'/><category term='Love'/><category term='family'/><category term='Poetry'/><category term='design'/><category term='weirdo'/><category term='Obama'/><category term='mes cops'/><category term='kidos'/><category term='AAArabs'/><category term='Femmes'/><category term='radin'/><title type='text'>dicecuts</title><subtitle type='html'>Revue de presse pour réfugiés mentaux. Recettes et copines, bons plans fric et web, formules bio et écolos, poésie, crevettes, 7 familles, auto-marketing, publicités menteuses et authentiques, vilains jeux de mots, sales coups divers et postures intellectuelles. Engouements et dégoûts politiques, culturels, sociaux et économiques. Reflet d’une crise et porte-étendard de micro-combats. Avant tout, la solidarité, nos enfants et rigoler. Mochevedere optimiste d'ex-lettré désuet:Zafrou Kalaily.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>66</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-3550143228294489937</id><published>2011-11-15T14:22:00.006+01:00</published><updated>2011-11-15T14:29:14.878+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bravos'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ah dou dou dou dou dou ahhhh'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Love'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poetry'/><title type='text'>Bad as me, Tom Waits</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-oydctUCvG5o/TsJn18yaf0I/AAAAAAAAAOk/xvf0aOU98Hs/s1600/bad%2Bas%2Bme.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-oydctUCvG5o/TsJn18yaf0I/AAAAAAAAAOk/xvf0aOU98Hs/s200/bad%2Bas%2Bme.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5675212656988553026" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Rha lovely...&lt;div&gt;&lt;br /&gt;  &lt;div&gt;et aussi beau que:&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=0aAoeQ_U0iY&amp;amp;feature=results_main&amp;amp;playnext=1&amp;amp;list=PLE7B7319EA1AEA98B"&gt;Little trip to heaven on the wings of your love&lt;/a&gt; sur l'album The Early Years Volume 1 à réécouter absolument. Je vous promets un très beau moment.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-3550143228294489937?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/3550143228294489937/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2011/11/bad-as-me.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/3550143228294489937'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/3550143228294489937'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2011/11/bad-as-me.html' title='Bad as me, Tom Waits'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-oydctUCvG5o/TsJn18yaf0I/AAAAAAAAAOk/xvf0aOU98Hs/s72-c/bad%2Bas%2Bme.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-963236022417386802</id><published>2011-11-02T22:46:00.016+01:00</published><updated>2011-11-03T15:49:02.832+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='AAArabs'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sarkipend'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='from gauchisme with love'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='micro-combat'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='tivou'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Femmes'/><title type='text'>Calvi, est-ce fini.. et dire que c'était mon presque dernier amour...</title><content type='html'>J'ai regardé avec effarement et une vive attention l'interview télévisée de Sarkipend. Et j'ai regardé avec le même effarement et la même attention la dernière édition de Mots Croisés. Qu'est-ce qu'il est arrivé à Yves Calvi? Et surtout, comment cela a-t-il pu arriver si vite? &lt;div&gt;Tous les jours à 17h30 et des poussières j'allume ma télévision et je me connecte à France5. J'apprécie à chaque fois sa liberté de ton, sa manière agile et vigoureuse d'animer ou de modérer le débat. Je jubile de le voir poser des questions qui me brûlent les lèvres et attisent mon coeur. Chaque fois j'éteins mon téléviseur à la fin de l'émission en me disant que certes, je vais regarder, si j'y arrive les nouvelles, mais qu'avec les éléments fournis pendant cette petite heure, je vais aller plus loin dans mes réflexions et parfois voir d'un jour nouveau telle ou telle actualité. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bien que j'ai conscience d'un certain nombre d'éléments qui devraient m'amener à modérer ma déception, il n'en est pas moins que. Certes, les intervenants de C à dire sont souvent les mêmes. Certes, dans la majorité des cas, ils représentent les courants forts s'opposant autour d'une problématique mondiale. Certes aussi, je ne suis que ce que je suis, c'est à dire un individu socialement au chômage qui en raison des contraintes organisationnelles fortes de son existence ne fournit que le minimum d'effort citoyen lui permettant de savoir de quoi on parle à défaut de comprendre ce dont on parle. Bien sûr, je ne détiens que des bribes, celles qui sont majoritairement médiatisées, du débat citoyen et ce n'est que du haut de ces trois pommes là que je m'exprime. Bien sûr je sais aussi, et ai intégré, bien que je sois un pur produit de la marge intellectuelle et sociale de ma région économique et politique d'adoption, qu'il y a des enjeux de carrière, d'évolution personnelle et professionnelle qui sont propres à tout être humain animé d'un minimum d'ambition et je conçois donc fort bien que dans le cadre d'une carrière de journaliste politique et en tant que représentant de fortes dynamiques d'audimat, il soit d'excellent ton que d'être prié, en tant que quasi-représentant de l'opposition au sein des médias français, d'interviewer le chef de l'état. Je percute aussi très bien que l'animation d'une émission à fort audimat telle que Mots Croisés requière de son intervenant principal qu'il soit capable de représenter un consensus citoyen au minimum, partisan au mieux (s'il représente en effet, ne serait-ce que symboliquement l'opposition, CAD de nos jours en France, tristement, la possibilité simple d'un dialogue), il n'en reste pas moins que je tombe de haut. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je me pose des questions simples. Pourquoi Pernod avait-il l'air de ce qu'il est alors que Calvi avait l'air tout autre? Pourquoi a-t-il accepté, ou même a-t-il voulu, servir de faire-valoir à cette mascarade? Pourquoi alors que grâce à la tivou justement nous avons pu bénéficier de nombreuses émissions décortiquant rétrospectivement la bienveillance des médias commerciaux sur les interventions télévisées de tous les présidents de la république française depuis que la télévision existe Yves Calvi a-t-il voulu "jouer le jeu"? &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je ne me pose pas la question comme une problématique politique, ou même philosophique, mais simplement humaine. A quoi sert-il de porter, autant que médiatiquement possible, l'étendard de la liberté de ton, pour aller ensuite se coller une cravate (en plus de la veste de costard de Mots Croisés), pour aller servir de maigre micro à la médiocrité de la méritocratie française? A quoi a servi Yves Calvi et tout ce qu'il représente de la volonté des bourgeois dont je fais partie de participer à la défense du progrès citoyen et social dans cette interview? Je vous en supplie, répondez-moi... &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Plus triste encore pour moi et mes espoirs de maïeutique citoyenne et sociale, je sais, je me répète, le choix des intervenantes musulmanes et arabes pour l'édition de Mots Croisés consacrée aux élections tatounasiennes et aux déclarations donnant à croire au rétablissement de la Charia en Libye. Le tatounasien en moi ne pouvait y voir qu'une volonté de rabaissement des enjeux dans ces pays. Pire, que la volonté de donner à penser qu'on pense mal dans ces contrées, même lorsqu'on pense les libertés individuelles, la liberté d'expression parmi toutes et les droits de l'homme, a fait partie des critères prioritaires lorsqu'il a s'agit du choix des intervenants. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'en ai été réduite à trouver Védrine et Longuet pertinents. Pourquoi choisir, une réalisatrice aux cheveux bleus et au look régressivement féministe et une vieille dame nostalgique des temps immémoriaux où la Tatounasie était sous tutelle, c'est à dire jusqu'au mois de janvier cette année? La FIDH en Tatounasie a fait à plus d'une occasion le jeu de Zizi lorsqu'il exportait son image de défenseur des droits de l'homme. Certes, elle l'a combattu, mais dans ses terres et selon des règles qui contredisent violemment l'idée qu'on peut se faire d'un débat utile. Et la diffusion d'ouvrages allant à l'encontre de la Charia et de l'identité musulmane au sens plus conciliant a même du temps de Zizi fait problème, alors pourquoi amener tout cela au coeur du débat concernant le soucis que se font les démocrates français sur la montée avérée des représentations identitaires musulmanes aux portes de la Méditerranée? &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pourquoi ne donner la parole qu'à un représentant officiel de la nouvelle tendance, Marzoumonkiki, à des ruines de l'ancien système et à une beur pour représenter la laïcité en Tatounasie? Pourquoi ne pas inviter à ce débat ceux qui les ont faites ces révolutions? Les jeunes opposants, ceux qui ont permis à Lord Ghagha de continuer à diffuser sa parole malgré son exil, malgré les tortures, les coups de massue, les différents emprisonnements et même les violences issues de son propre camp de continuer à vivre au point qu'ils représentent une planche de salut dans le coeur et le porte-monnaie des tatounasiens, ces jeunes musulmans n'étaient pas sur le plateau. Les théoriciens modernistes anglais ayant intellectuellement soutenu la campagne des soldats de Lord Ghagha n'étaient pas là et les autres, ceux qui ont "révolutionné" sans se revendiquer d'aucun courant, l'immense majorité, ceux qu'on appelle ici la société civile, ceux qui fabriquent des banderoles avec des mouchoirs, ceux qui tirent avec des baguettes de pain, ceux qui enregistrent avec leur nokia xxx1 le grondement de la foule, les débats de salon, les cris de cuisine, les brouhahas des enceintes académiques, les holas de facebook twitter et autre web 2.0 depuis 2010, ceux qui sans revendiquer ni identité politique, ni religieuse, tout juste humaine, ont brandi leurs individualités à bout de doigts l'hiver dernier n'étaient pas sur ce plateau non plus. Qu'ils soient homme, femme, voilée ou en mini-jupe, ouvrier ou médecin, laïc ou imam, modernistes ou conservateurs, ils ont tous fait ce qui n'était pas pensable. Ils ont réussi à le penser, dans leur coin, collectivement, doucement ou en hurlant. Ce sont eux qui pensent, et oui, ils pensent, qu'ils étudient ou enseignent dans les meilleures universités du monde ou qu'ils crèvent la faim dans des oasis polluées et agonisantes, qu'ils soignent des chevaux ou des bourgeoises, qu'ils dressent des monuments ou des chiens errants, qu'ils élèvent des enfants ou des poules, qu'ils boivent des Celtia ou de l'eau des égôuts, ils ont pensé. Alors s'il s'agissait de penser, comme on pourrait se l'imaginer dans le cadre d'une telle émission, collégialement, entre experts, citoyens et journalistes, les nouvelles dynamiques secouant le monde arabe, pourquoi n'a-t-on pas invité ceux qui pensent, et qui surtout ce sont organisés depuis janvier pour le faire,  plutôt que de donner la parole à ceux qui ne pensent pas mais défendent... des idées et des visions qui ont été ratatinées par l'air du temps tatounasien?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-963236022417386802?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/963236022417386802/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2011/11/calvi-est-ce-fini-et-dire-que-cetait.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/963236022417386802'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/963236022417386802'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2011/11/calvi-est-ce-fini-et-dire-que-cetait.html' title='Calvi, est-ce fini.. et dire que c&apos;était mon presque dernier amour...'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-5106024549143705267</id><published>2011-11-02T22:32:00.002+01:00</published><updated>2011-11-03T16:05:24.563+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Game on'/><title type='text'>Les livres que j'aimerais avoir le temps de ne pas aimer...</title><content type='html'>Je vous propose de jouer au jeu suivant; vous choisissez dans cette liste un livre que je n'aurai pas le temps de lire et vous m'en faites une critique, soit parce que vous l'avez déjà lu, soit après l'avoir lu sur mon conseil. Ensuite on publie votre critique ici et la culture truc de snob entre tous devient soudainement un acte militant de solidarité. Pour ma part je mettrai à jour la liste régulièrement et je ferai un point sur les lectures que je parviendrai à faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En première position, le dernier inscrit des livres que je n'aurai pas le temps de ne pas aimer, tous sujets et genre confondus:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Syngué Sabour, Atiq Rahimi&lt;br /&gt;La douleur de Manfred, Robert McLiam Wilson&lt;br /&gt;Autoportrait de l'auteur en coureur de fond, Haruki Murakami&lt;br /&gt;Elégie pour un américain, Siri Hustevedt&lt;br /&gt;Jeux croisés, Marie Sizun&lt;br /&gt;Le dernier mort de Mitterand, Raphaëlle Baqué&lt;br /&gt;De l'eau pour les éléphants, Sara Gruen&lt;br /&gt;Faire l'amour, Jean-philippe Toussaint&lt;br /&gt;Stories, edited by Neil Gainman &amp;amp; Al Sarrantino&lt;br /&gt;Vos jours sont comptés, Miklos Banffy&lt;br /&gt;Serious things, Gregory Norminton&lt;br /&gt;Kornwolf, Tristan Eglof&lt;br /&gt;Gonzo Highway, Hunter S. Thompson&lt;br /&gt;Quatre soeurs, Junichiro Tanizaki&lt;br /&gt;Femmes de dictateurs, Diane Ducret&lt;br /&gt;La terre des mensonges, Anne B. Ragde&lt;br /&gt;Un beau jour de printemps, Yiyun Li&lt;br /&gt;Lettre morte, Linda Lê&lt;br /&gt;Le cuisinier, Martin Suter&lt;br /&gt;Le chagrin, Lionel Duroy&lt;br /&gt;Le soleil des Scorta, Laurent Gaudé&lt;br /&gt;Contre la barbarie, Klaus Mann&lt;br /&gt;Comment le peuple juif fut inventé, Shlomo Sand&lt;br /&gt;Eradiquer la misère: Démocratie, mondialisation et droits de l'homme, Coordonné par Xavier godinot&lt;br /&gt;L'histoire d'un mariage, Andrew Sean Greer&lt;br /&gt;Le meilleur reste à venir, Sefi Atta&lt;br /&gt;Nouveaux moments clés de l'histoire de la bande dessinée, François Ayroles&lt;br /&gt;Le Tour du monde en bande dessinée, Delcourt&lt;br /&gt;Le club des policiers yiddish, Michael Chabon&lt;br /&gt;Le corps de Liane, Cypora Petitjean-Cert&lt;br /&gt;L'oeil du tigre, Aravind Adiga&lt;br /&gt;Les aventures de l'incomparable, Nasr Eddin Hodja&lt;br /&gt;Ces noirs qui font la France, Benoît Hopquin&lt;br /&gt;Nouvel an, Stig Larsson&lt;br /&gt;Quelque chose à te dire, Hanif Kureishi&lt;br /&gt;When all is said and done, Robert Hill&lt;br /&gt;Salmon fishing in the Yemen, Paul Torday&lt;br /&gt;La fille sans qualité, Juli Zen&lt;br /&gt;La place du diamant, Merce Rodoreda&lt;br /&gt;Tribulations d'un précaire, Ian Levison&lt;br /&gt;La femme du monstre, Jacques Expert&lt;br /&gt;Chicago, Alaa el Aswany&lt;br /&gt;Nous étions les Mulvaney, Carol Oates&lt;br /&gt;Fenêtres sur un nouvel âge, Georges Balandier&lt;br /&gt;Seule Venise, Claudie Gallay&lt;br /&gt;La promesse de l'aube, Romain Gary,&lt;br /&gt;Le jour ou le temps s'est arrêté, Göran Sahlberg&lt;br /&gt;On the road again, Paula Fox&lt;br /&gt;Egypt farm, Rachel Cusk&lt;br /&gt;Une chienne dans un jeu de quilles, Posy Simmonds&lt;br /&gt;Paroles de femmes, Annie Leclerc&lt;br /&gt;Saluto a la strega, Nancy Huston&lt;br /&gt;Théorie de l'organisation industrielle, Jean Tirole&lt;br /&gt;Au nom du 11 septembre... les démocraties à l'épreuve de l'anti-terrorisme, Thomas Deltombe&lt;br /&gt;French Theory, François Cusset&lt;br /&gt;Queer Critics, François Cusset&lt;br /&gt;De quoi Sarkozy est-il le nom? Alain Badiou&lt;br /&gt;Point de côté, Josyane Savigneau&lt;br /&gt;Le premier principe, le second principe, Serge Bramly&lt;br /&gt;Pour vous, Dominique Mainard&lt;br /&gt;La vérité sur les cosmétiques, Rita Stiens&lt;br /&gt;Coca-cola, L'enquête interdite&lt;br /&gt;Votre enfant et la discipline, T. Brazelton et J. Sparrow&lt;br /&gt;L'oratorio de Noël, Göran Tunström&lt;br /&gt;La cause des enfants, Françoise Dolto&lt;br /&gt;La consommation responsable, Marie-France Corre&lt;br /&gt;A secret country, John Pilger&lt;br /&gt;Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens, R.V. Joule, J-L Beauvois&lt;br /&gt;Le Pays, Marie Darrieussecq&lt;br /&gt;Tout se joue avant 6 ans, Fitzhugh Dodson&lt;br /&gt;L'immeuble Yacoubian, Allaa el Aswany&lt;br /&gt;The wood, Harlan Coben&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mises à jour: 5 juillet 2008, 7 décembre 2008, 23 mars 2009, 23 otobre 2011&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-5106024549143705267?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/5106024549143705267/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/02/les-livres-que-jaimerais-avoir-le-temps.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/5106024549143705267'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/5106024549143705267'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/02/les-livres-que-jaimerais-avoir-le-temps.html' title='Les livres que j&apos;aimerais avoir le temps de ne pas aimer...'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-6140250567719195355</id><published>2011-11-02T10:54:00.005+01:00</published><updated>2011-11-02T14:26:54.008+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bored?'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='design'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ah dou dou dou dou dou ahhhh'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='weirdo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='shrink'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Love'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='girly hints'/><title type='text'>Parle-moi d'amour (A&amp;R Crumb)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-rCDibO5i2B4/TrET9oVTPII/AAAAAAAAAIw/sJpDZ0IaSUI/s1600/crumb.jpeg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 156px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-rCDibO5i2B4/TrET9oVTPII/AAAAAAAAAIw/sJpDZ0IaSUI/s200/crumb.jpeg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5670335355355872386" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Plein de souvenirs, une identification un peu crasse et beaucoup de rires à la lecture de ce journal d'un couple. Y'a des choses qui ne changent pas, quoiqu'on en dise.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-6140250567719195355?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/6140250567719195355/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2011/11/parle-moi-damour-crumb.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/6140250567719195355'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/6140250567719195355'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2011/11/parle-moi-damour-crumb.html' title='Parle-moi d&apos;amour (A&amp;R Crumb)'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-rCDibO5i2B4/TrET9oVTPII/AAAAAAAAAIw/sJpDZ0IaSUI/s72-c/crumb.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-7075018114357259895</id><published>2011-11-01T16:36:00.000+01:00</published><updated>2011-11-02T23:42:02.405+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='from gauchisme with love'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bored?'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Suisse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bravos'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='shrink'/><title type='text'>Abracadabra le Conseil Fédéral</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-1iuMr9oZZ5g/TrGw0pijNZI/AAAAAAAAANo/-KBleyGMEfI/s1600/Bundesratsfoto_2011.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 143px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-1iuMr9oZZ5g/TrGw0pijNZI/AAAAAAAAANo/-KBleyGMEfI/s200/Bundesratsfoto_2011.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5670507824386618770" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C'est quoi cette formule magique dont j'entends parler depuis vingt ans (que je vote) sans savoir exactement d'où ça vient tout en ressentant au fond de mes tripes que c'est juste, que c'est bon, que c'est rassurant, que c'est confortable, que c'est bien (sic), bref, que c'est suisse? &lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Une règle non-dite sur la composition quadripartite du gouvernement Suisse. Tacitement les principaux partis politiques du pays constituent le gouvernement selon leurs alliances, leurs accords et au mieux leur volonté de consensus, au pire leurs compromissions, leurs ambitions, leurs silences et leur flou(s), évidemment dans l'idée de représenter au mieux l'électorat suisse, dans une idée de système de concordance.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;La légitimité et la nécessité de ces négociations inter-partis pourrait déjà dater de 1848 au moment où des tendances parfois très opposées ont commencé à secouer le Conseil Fédéral. A l'époque l'anticléricalisme et l'antijésuitisme sont de forts dénominateurs communs entre les différentes tendances mais cela n'empêche pas qu'en 1891, pour la première fois un non-radical, le lucernois Josef Zemp, premier démocrate-chrétien, entre au Conseil Fédéral. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est à travers plusieurs claques électorales que les radicaux font passer de la théorie à une réalité officieuse la fameuse formule magique.  Tout en s'alliant aux partis bourgeois pour gouverner contre le socialisme, ils réussissent le paradoxe de donner naissance à l'idée de la nécessité d'une stratégie consistant à intégrer ces mêmes socialistes pour être surs de les maîtriser, idée en gestation depuis les années 20 et s'imposant petit à petit. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En 1919 un deuxième conseiller fédéral catholique conservateur entre au CF, le fribourgeois Jean-Marie Musy. Les radicaux sont donc cinq conseillers fédéraux sur sept qui constituent le Conseil Fédéral: En 1929 l'élection du bernois Rudolf Minger représente les tendances de droite populaire qui travaillent l'électorat suisse depuis une dizaine d'années. Avec lui c'est l'entrée au Conseil Fédéral de l'ancêtre de l'UDC, le parti agrarien. Au même moment, le parti socialiste multiplie par deux le nombre de ses mandats au parlement (l'Assemblée Fédérale) et zou, exit l'hégémonie radicale ou presque... Se forme alors la première mouture de la formule magique en une alliance entre les radicaux, les catholiques et les conservateurs protestants, tous unis contre l'internationale... socialiste. 4 radicaux, 2 conservateurs catholiques, 1 agrarien. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En 1943 les socialistes ayant montré patte blanche sur les points les plus importants aux yeux des conservateurs (renoncer à la révolution, défendre la nation), le parlement fédéral est bien obligé d'élire un conseiller fédéral socialiste, le bernois Ernst Nobs. En 1951 il est remplacé par Max Weber qui démissionne en 1953 suite à sa défaite électorale sur le projet de réforme fiscale.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les socialistes quittent le gouvernement et posent une condition pour y revenir: deux sièges. Ils s'allient aux catholiques conservateurs pour permettre à ceux-ci l'obtention d'un troisième siège en 1954. Siège que les PDC promettent de leur rendre dès que possible. En 1959, un renouvellement intégral du gouvernement s'impose. Quatre conseillers fédéraux partent et les trois restants (radicaux et agrarien) acceptent une réélection. 2 radicaux, 2 socialistes, 2 conservateurs catholiques et 1 agrarien. Le travail d'intégration des ennemis politiques initié par les radicaux est finalisé par les catholiques conservateurs et la formule magique telle qu'on la connait aujourd'hui est née. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;A différents moments de son histoire (1983, exit un socialiste, 2003, exit un PDC, entrée d'un deuxième UDC, Blocher etc.) cette formule magique est secouée et on en vient à se dire que ses aspects officieux, non-dits et surtout non-écrits rendent certes plus hallucinant encore l'application de ce consensus helvète mais sont bien dangereux au regard de la réalité politique. Cette formule ne peut en effet tenir que si elle continue, ainsi que ce fut le cas dès qu'elle germa, à représenter l'électorat suisse, quoiqu'il en coûte en terme de régression et/ou refus de progrès social ou de réalisme de celui-ci.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;L'article 177 garantissant le respect de la collégialité, écrit noir sur blanc lui, a permis à ce consensus de tenir la route toutes ces années, principalement car les conseillers fédéraux, aussitôt élus, ont appliqué jusqu'à la désolidarisation la non-représentation de leur formation politique.Les conseillers fédéraux deviennent dès qu'ils sont élus des politiciens méta-idéologies et intègrent dans leur pratique politique le sens même de cette formule magique en ne travaillant que par et pour le consensus, encore lui.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est grâce à cette culture "article 177" que Blocher a été "viré" en 2007 via manoeuvres peut-être contestables, clairement contestées, mais OH combien aimables, par les membres de l'Assemblée Fédérale. Malheureusement ce renvoi surtout symbolique a ouvert la porte à un comportement voyou de l'UDC qui du jour au lendemain a décidé que contrairement à ce qui est inscrit dans la constitution, ce sont les groupes parlementaires et non le parlement (l'Assemblée Fédérale) qui désigne les candidats au Conseil Fédéral. Ce quasi putsch politique, fortement critiqué par tous les partis, y compris par certaines tendances de l'UDC, a lui aussi mis en danger l'application de la fameuse formule magique.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bref, le consensus helvétique peut à la fois sembler fort et fragile. Fort car il parvient malgré tout à refléter l'électorat sans trop céder aux extrêmes auxquels celui-ci cède parfois, fragile car il est à la merci d'une trop grosse secousse parlementaire... ou tout simplement à la malveillance de dirigeants avides de pouvoir.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Voir "conseil fédéral formule magique", Wikipédia&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Largement inspiré de "Conseil Fédéral, plus qu'une arithmétique béate", in "L'Hebdo", 18 décembre 2008&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-7075018114357259895?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/7075018114357259895/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2011/11/abracadabra-le-conseil-federal.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/7075018114357259895'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/7075018114357259895'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2011/11/abracadabra-le-conseil-federal.html' title='Abracadabra le Conseil Fédéral'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-1iuMr9oZZ5g/TrGw0pijNZI/AAAAAAAAANo/-KBleyGMEfI/s72-c/Bundesratsfoto_2011.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-2178607362600492049</id><published>2011-10-14T09:56:00.007+02:00</published><updated>2011-11-02T10:48:59.721+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citizens of humanity'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='micro-combat'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bravos'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Femmes'/><title type='text'>Un beau jour... une belle fille nous parle</title><content type='html'>Elle s'appelle Clémentine, et elle est étonnante, innovante, de saison et ce n'est pas la création de Trabut. C'est Clémentine Autain qui publie aux éditions Indigène, "Un beau jour... combattre le viol". Avec des mots simples, des sentiments qui s'inscrivent affreusement dans le vrai, elle tend la main et surtout les neurones à l'autre moitié du genre humain. Et vice-versa.&lt;br /&gt;Faîtes passer, c'est important.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/beau-jour-Combattre-viol/dp/B0055FKGD6"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-2178607362600492049?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/2178607362600492049/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2011/11/un-beau-jour-une-belle-fille-nous-parle.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/2178607362600492049'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/2178607362600492049'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2011/11/un-beau-jour-une-belle-fille-nous-parle.html' title='Un beau jour... une belle fille nous parle'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-223329816609461890</id><published>2011-08-01T11:02:00.000+02:00</published><updated>2011-11-02T11:20:40.296+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citizens of humanity'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='from gauchisme with love'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='micro-combat'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Suisse'/><title type='text'>No comment, mais bouhhhh bouhhhh</title><content type='html'>Dans ma boîte à lettres, pour la fête nationale&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-0X8AuY7Wisk/TrEZAybdBdI/AAAAAAAAALA/3JtkU35_hs4/s1600/udc%2Bpage%2B1.jpeg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 146px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-0X8AuY7Wisk/TrEZAybdBdI/AAAAAAAAALA/3JtkU35_hs4/s200/udc%2Bpage%2B1.jpeg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5670340907163780562" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-fXyF9a3dxAs/TrEY0G8cMkI/AAAAAAAAAK0/xM-dk-r0sfc/s1600/udc%2Bpage%2B2.jpeg.jpeg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 146px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-fXyF9a3dxAs/TrEY0G8cMkI/AAAAAAAAAK0/xM-dk-r0sfc/s200/udc%2Bpage%2B2.jpeg.jpeg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5670340689332548162" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-W5LeZPAiDnQ/TrEYvhoox6I/AAAAAAAAAKo/rTLyeHwtj4U/s1600/udc%2Bpage%2B3.jpeg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display:block; 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En revanche, certes ils ont piqué la gloire des sommets, mais pour la tyrannie, ils n'avaient pas besoin de vous pomper et pour en finir, ma foi, il faudra repasser...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-Czitus7Box0/TrEpYJZMJiI/AAAAAAAAAMI/upniYUVQZ1E/s1600/Image%2B%252817%2529.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 177px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-Czitus7Box0/TrEpYJZMJiI/AAAAAAAAAMI/upniYUVQZ1E/s400/Image%2B%252817%2529.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5670358900651337250" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-7343796182683829358?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/7343796182683829358/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2011/01/nos-amis-les-arabes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/7343796182683829358'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/7343796182683829358'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2011/01/nos-amis-les-arabes.html' title='Nos amis les arabes'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-Czitus7Box0/TrEpYJZMJiI/AAAAAAAAAMI/upniYUVQZ1E/s72-c/Image%2B%252817%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-136823130066747914</id><published>2011-01-31T09:08:00.003+01:00</published><updated>2011-11-02T09:30:52.274+01:00</updated><title type='text'>For Tatounasians, with love</title><content type='html'>Les tatounasiens s’essoufflent, ou plutôt les tatounasiens « les moins démunis » ou les « plus privilégiés » s’essoufflent. Alors que la partie la plus économiquement marginalisée de la société voudrait continuer à protester et à demander que les fameux dinosaures quittent le pouvoir et ceci encore après le remaniement du gouvernement transitoire, les gens qui ont durant ces 23 dernières années bénéficié de la croissance économique tatounasienne s’essoufflent. A croire que durant ces années l’épargne, les investissements et les biens non matériels (éducation, information, expérience, confrontation à d’autres cultures) qu’ils ont accumulés ne leur permettent pas de tenir encore un peu le coup et de poursuivre le combat. Biberonnés à « ne pense pas, ne parle pas, ne regarde même pas  et remplis toi les poches  un peu, beaucoup, passionnément, à la folie » ils n’ont pas l’endurance, que dis-je, les couilles de soutenir cet élan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Partout sur le web, on les entend distiller à nouveau la peur : « le pays doit redémarrer, il faut qu’on travaille, on ne peut pas laisser notre économie d’effondrer, si ça continue je vais devoir virer une de mes trois secrétaires, si ça va plus loin le chômage va exploser, tout ça va nous amener des barbus, on laisse de la place aux intégristes si…  »… j’en passe et des meilleures. C’est vrai que ces 23 dernières années ont été celle d’une formidable croissance économique. La capitale a changé de gueule, la modernité s’y est installée et les Zizi et autres riches tatounasiens ne sont de loin pas les seuls à en avoir bénéficié. On est nombreux, très nombreux à avoir vu notre situation s’améliorer ces vingt dernières années ; beaucoup par chance et certains à force de mérite aussi. Mais on reste minoritaires, et ces améliorations lorsqu’elles concernent la majorité des tatounasiens ne sont que des miettes à la lumière de ce qui leur a été volé.  Dommage que le reste du pays (en dehors des sites touristiques)  n’en ait pas profité, dommage qu’il ait continué à crever. C’est vrai que cette croissance a généré plein d’emplois, dommage que cela n’ait pas été assez, dommage que les employeurs aient préféré mettre cette croissance au service d’un « toujours plus » pour eux, et non pas pour l’ensemble de la société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, Lela Zizi et sa bande de chacals ont été une très bonne chose pour ce pays. Ils nous ont obligés à tomber au fond du trou. Un pays entier qui se vautrait dans le confort de la belle lumière tatounasienne, de l’idée tellement réconfortante que « chez nous, personne ne meurt de faim », du beau reflet que nous renvoyait le regard de nos hôtes inconscients de ce qui se tramait, ce pays  a petit à petit dû renoncer à ses illusions, à ses aises et avaler ce qui depuis 87 n’était en fait rien d’autre qu’une belle couleuvre. Un silence de honte et de gêne s’est installé, a duré, duré. Un silence mal à l’aise au pays et en dehors. Et enfin, il y a quelques semaines, toute cette gêne, tout ce silence, toute cette honte n’ont plus réussi à faire taire le désespoir : soudain, un des nôtres a eu moins peur de la fureur de Dieu que de son avenir et croyants ou pas, nous savons tous à quel point il a dû souffrir pour en arriver là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que les défenseurs de Ghachichi* et de la reprise économique du pays ne disent pas alors que tout le monde le sait c’est qu’avant le 17 décembre 2010, la plupart des habitants de ce pays, son immense majorité crevait de silence, d’oppression et de misère mentale à force d’absence d’espoir d’un avenir meilleur.  Ce qu’ils ne disent pas c’est que ce n’est pas la situation économique de cette immense majorité qui a ou aurait changé.  Ce qu’ils ne disent pas c’est que ceux pour qui la situation a économiquement changé, c’est ceux pour qui elle était déjà  de supportable à excellente ; ce sont eux qui risquent de perdre leurs emplois, de devoir annuler leurs vacances et renégocier un crédit à leur banque, ce sont ceux qui ne trouvent plus les marchandises importées dont ils ont besoin à Carrefour, ce sont eux qui ne peuvent plus  passer leur week-ends à Paris, Dubaï, Genève ou même Hammamet car l’aéroport de Tatous n’assure plus tous les vols et que les routes ne sont pas sures, ce sont ceux qui alors qu’ils survivent ou gagnent des millions tatounasiens et/ou européens ont bénéficié de la croissance économique tatounasienne. Pas les oubliés du monde qui ont eu le courage de hurler par le feu leur fureur et leur misère !  Pas ceux qui se sont fait bastonner à la Kasbah ! C’est pour des tatounasiens pour qui les choses allaient encore pas trop mal voir mieux que ces dernières semaines ont été économiquement difficiles, c’est leur marge de bénéfice pour l’année 2011 qui est sérieusement menacée si les soulèvements populaires se poursuivent. Bien sûr que des secrétaires, des chauffeurs et autres esclaves de la croissance économique tatounasienne obtenue à coups de bâtons ces 23 dernières années peuvent perdre leurs emplois, bien sûr que les cadres du secteur privé tatounasien vont peut-être voir leur commissions/salaires etc. diminuer et bien sûr que tous ces gens ne sont ni Zizi ni Crésus, mais ils ne sont pas en train de crever de faim non plus, pour le moins ils mangent, pour le plus ils emploient, dépensent et investissent sur le peuple tatounasien et sa capacité à aplanir les difficultés, à trouver des solutions et à retrousser ses manches pour travailler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me pose et vous pose honnêtement  la question, à part les morts, les blessés et ces derniers jours les militants et leurs familles, avec lesquelles je pleure et suis fière à la fois, qui véritablement a vu sa situation se péjorer de telle manière qu’elle puisse elle aussi nous donner à pleurer ? Ceux qui ont vu leur maison saccagée avait une maison, ceux qui ont perdu leur emploi en avait un, ceux dont les charters sont vides, avaient des charters etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors s’il vous plait, la plus privilégiée des classes moyennes du monde arabe, fermez-la un peu, arrêtez de dire que Ghachichi c’est pas si mal, arrêtez d’insulter nos morts en prétendant que tout cela a assez duré, arrêtez de donner des leçons de politique alors que vous pensez depuis 23 ans que cela veut dire la même chose que croissance économique.  Je suis issue de cette classe moyenne privilégiée qui a tout intérêt à ce que le pays se dépêche de retourner aux affaires et ce n’est que parce que j’ai grandi à l’étranger, dans un pays ou la liberté d’expression est si naturelle qu’avant de découvrir effarée l’état de la Tatounasie en tant qu’adolescente, je ne savais même pas ce que cela voulait dire ou représentait.  C’est grâce à ce statut d’expatriée que j’ai  pu mesurer au plus juste ce silence, cette oppression, cette misère mentale. C’est en entendant, honteuse et égarée, de nombreux membres de ma famille et leurs amis défendre le régime de Zizi en me parlant de routes construites dans le sud, de l’électricité accessible à tous, d’absence de problèmes d’intégrisme, de sécurité dans les rues de Tatous et de campagnes d’alphabétisation que j’ai appris moi aussi, que j’avais beau grandir dans une démocratie européenne, j’étais moi aussi concernée par le silence, l’oppression et la misère mentale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais, je sais, ça va être impossible à digérer pour la plupart des tatounasiens que j’insulte (à mon grand regret) dans cette note, mais si si, les tatounasiens ne vivant pas en Tatounasie et n’ayant pas partagé vos souffrances, souffrent aussi. Souffrent plus que vous parfois classe moyenne la plus privilégiée du monde arabe. Ils souffrent plus que vous parfois parce qu’en Occident, aussi difficile à croire que cela puisse paraître, il est moins facile de nos jours d’accéder à cette fameuse classe moyenne qui de toutes façons est malade, parce qu’ils sont soumis à l’étranger aux règles du jeu démocratique justement, qu’il n’est pas possible de distribuer des pourboires pour améliorer le service qu’on reçoit ou d’avoir des domestiques à plein temps pour se faire aider, ou même d’avoir une maman, un père, des tatas ou des grand-mères sous la main pour s’en sortir dans les situations difficiles. Ce ne sont que des exemples, ceux qui me touchent moi, mais il y en a tant. Ils souffrent aussi parfois plus que vous parce qu’ils ont honte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, honte. Honte d’avoir des droits que dans leur pays ils n’auraient pas et honte d’être originaires d’un pays ou les citoyens n’ont aucun droit. Honte par le passé dans les couloirs de l’université d’avoir envie de manifester pour l’indépendance de l’Erythrée, mais de n’avoir ni l’envie, ni le courage, ni même d’idée sur la manière dont il faudrait se battre pour la Tatounasie. Honte aujourd’hui de crier honte à la corruption en Côte d’Ivoire et de bien gentiment fermer sa gueule sur Zizi puis sur Ghachichi, honte d’avoir eu peur avec vous tatounasiens de Tatounasie alors qu’ils auraient pu peut-être profiter de leur situation protégée pour protester, communiquer, faire parler. Honte aussi de ce en quoi ce silence a pu, même ne serait-ce qu’un peu, leur bénéficier. Parce qu’à l’étranger, le tatounasien, c’est souvent « le musulman qui boit de l’alcool, le musulman qui permet à sa femme de se mettre en bikini », bref, le musulman qui ne pose pas de problème, et c’était bien pratique, dans cette guerre de marketing livrée contre l’Islam en Occident de pouvoir se mettre à l’abri derrière les prétendues libéralités et modernité de notre pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cet ailleurs dans lequel je vis depuis quelques semaines, je rencontre tous les jours des kenyans, des philippins, des tchèques, des éthiopiens, des tchadiens, des yéménites, des égyptiens, des européens aussi… A l’occasion des quelques mots qu’on échange il arrive qu’on parle de la Tatounasie et de tous j’ai le même écho : « j’ai vu ce qu’il se passe en ce moment en Tatounasie , je n’avais aucune idée que les gens souffraient tellement dans votre pays, j’ignorais que vous aviez un tel tyran  au pouvoir ». Et malgré la révolution en cours, malgré les derniers évènements, malgré mon absence de responsabilité active dans le maintien toutes ces années de la dictature tatounasienne,  j’ai honte, parce que je n’ai rien dit, rien fait, ou pas assez, et qu’ainsi j’ai moi aussi véhiculé une réalité trompeuse sur la Tatounasie et ai participé à l’écrasement du peuple tatounasien par Zizi et sa bande de truands. Si seulement j’avais eu un peu de courage, si seulement j’avais lutté contre la peur de ne plus pouvoir rentrer au pays voir mon père, si seulement… qui sait, peut-être que cela n’aurait pas été aussi loin ? Et je parie que c’est ce qu’on s’est tous dit et que cette peur est le dénominateur commun de tous les tatounasiens ici, là-bas ou au pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous autres les tatounasiens de l’étranger avons donc  participé, soutenu un régime de silence d’oppression et de misère mentale et nous en avons souffert aussi.  Alors comme vous nous vibrons, nous pleurons, nous nous réjouissons de voir tout cela peut-être se terminer.  Et faisant partie dans l’esprit de beaucoup de tatounasiens des privilégiés,  j’ai envie de dire de l’intérieur à mes complices frères privilégiés , ceux qui s’essoufflent aujourd’hui, ceux qui paniquent à l’idée de voir leur bénéfices/revenus/privilèges/facilités continuer à diminuer et peut-être risquer de disparaître : arrêtez, arrêtez de semer la peur, vos souffrances sont immenses mais plus grandes encore sont les merveilles qu’elles pourraient mettre à notre portée ! Faisant aussi partie des heureux expatriés, j’ai envie de dire de l’intérieur aussi à mes complices frères expatriés, ne vous taisez plus, parlez, communiquez, luttez, retrouvez votre courage, votre honneur, n’ayez plus peur. Il suffirait peut-être juste d’un tout petit peu de témérité, d’oublier quelques secondes le danger, et la Tatounasie du début de l’année recommencerait à gronder et ne se laisserait pas flouer !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car tout le monde sait que l’abcès n’est pas vidé. Ghachichi soutenu par les américains et le monde des affaires en Europe et surtout en Tatounasie nous joue un bon petit tour de passe-passe.  Le simple bon sens comme le raisonnement le plus élaboré devraient nous conduire à la conclusion logique que non, ce n’est pas terminé, ça ne peut pas être terminé : le bras droit de Zizi et ses conseillers ne peuvent pas gouverner cette honnête et saine Tatounasie dont nous rêvons. Même de manière temporaire. Ils devraient être en prison. Il est impossible que cet homme et les autres membres du gouvernement et les chefs d’administration de l’époque Zizi n’aient pas au mieux simplement fermé les yeux, au pire cautionné, soutenu et encouragé les méfaits de Zizi et des siens. Ils ont les mains sales, parce qu’ils les ont plongées dans les mêmes détritus. Il suffit de voir comment toute cette situation est gérée, la censure, la violence, l’inefficacité, l’opacité sont plus présents que jamais. Rien n’est fait, ne vous laissez pas manœuvrer, ne vous laissez pas aller au confort encore une fois, continuez à résister. Faîtes les dégager.  C’est parce que toutes les classes sociales de Tatounasie se sont solidarisées pour se débarrasser de Zizi qu’il a dégagé. Et il n’était que la partie visible de l’abcès, il reste encore tout le pus, Ghachichi, Bacàcaca et autres comparses ; et il reste aussi tous ces gens, toutes ces nations occidentales pour qui des tatounasiens sous contrôle, des tatounasiens brimés, écrasés et soumis valent de l’or. Si cette solidarisation ne se poursuit pas pour mettre en place une vraie démocratie, sans mensonges, négationnisme et hypocrisie alors Mohamed B. ne pourra pas renaître dans nos mémoires  comme un martyr, il restera pour toujours, comme nous tous, une victime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis les évènements en Tatounasie sur le web depuis des semaines et ces derniers jours, pour la première fois, j’ai senti une grande lassitude chez tous les tatounasiens au pays, et à l’étranger aussi. Il doit y avoir du soulagement à voir les choses cesser d’être aussi agitées. Mais ce soulagement ne saurait durablement cacher que la censure a été remise en place, que des manifestants se sont fait tabasser, que l’armée semble être à la solde de forces anti-démocratiques et que les acteurs de cette catastrophe ont l’intention de profiter de ce soulagement, de notre essoufflement pour nous repasser la même chanson que par le passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*A ne pas confondre avec Lord Ghagha, représentant exhilé des nousnoushdistes, en tatounasien, des enaenazedistes&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-136823130066747914?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/136823130066747914/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2011/01/for-tatounasians-with-love.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/136823130066747914'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/136823130066747914'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2011/01/for-tatounasians-with-love.html' title='For Tatounasians, with love'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-1843697979808315513</id><published>2010-12-22T12:43:00.002+01:00</published><updated>2011-11-02T15:18:00.108+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='kunst'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citizens of humanity'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='micro-combat'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Femmes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poetry'/><title type='text'>Décalage ou décrochage?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-LvQ6l7KyIyY/TrFQaV6fKiI/AAAAAAAAANE/Grwlp3QpZv8/s1600/logo%2Bjasad.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 89px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-LvQ6l7KyIyY/TrFQaV6fKiI/AAAAAAAAANE/Grwlp3QpZv8/s200/logo%2Bjasad.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5670401819325442594" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pendant que certaines femmes en sont à se poser la question de la légitimité de leurs désirs/rêves d'égalité dans un contexte économique de crise (aussi bien en Tatounasie qu'en Haut-Valais) d'autres explosent les barrières mentales à coups de kalachnikov multi-viseur! Joumana Haddad revendique certes l'égalité hommes-femmes, une participation plus importante de celles-ci aux activités politiques au Liban et dans le monde arabe en général etc., mais surtout, elle exprime en toutes lettres, en images et en revue (jasadmag.com, jasad veut dire le corps en arabe) son espoir, son combat pour voir les femmes (arabes) vivre tout ce que les hommes (arabes, les hétérosexuels et nantis au moins) vivent pleinement depuis toujours, c'est à dire Y COMPRIS et SURTOUT la liberté sexuelle, la liberté fantasmatique et leur expression naturelle libre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lire "J'ai tué Schéhérazade. Confessions d'une femme arabe en colère", Sindbad-Actes Sud&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-1843697979808315513?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/1843697979808315513/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2010/12/decalage-ou-decrochage.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/1843697979808315513'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/1843697979808315513'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2010/12/decalage-ou-decrochage.html' title='Décalage ou décrochage?'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-LvQ6l7KyIyY/TrFQaV6fKiI/AAAAAAAAANE/Grwlp3QpZv8/s72-c/logo%2Bjasad.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-8576794671467357616</id><published>2010-11-02T12:36:00.001+01:00</published><updated>2011-11-02T12:40:41.927+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='kunst'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='shrink'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Love'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Femmes'/><title type='text'>Quand Fellini crayonne...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-bcj0PaCeE6M/TrEr08pl3QI/AAAAAAAAAMU/30o6ksidglw/s1600/traits%2Bfelliniens.jpeg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 154px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-bcj0PaCeE6M/TrEr08pl3QI/AAAAAAAAAMU/30o6ksidglw/s200/traits%2Bfelliniens.jpeg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5670361594469932290" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;... je me sens comme une Castafiore du lasso, et cela me donne de la force.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-8576794671467357616?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/8576794671467357616/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2011/11/quand-fellini-crayonne.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/8576794671467357616'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/8576794671467357616'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2011/11/quand-fellini-crayonne.html' title='Quand Fellini crayonne...'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-bcj0PaCeE6M/TrEr08pl3QI/AAAAAAAAAMU/30o6ksidglw/s72-c/traits%2Bfelliniens.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-5437074980970538890</id><published>2010-04-29T18:33:00.002+02:00</published><updated>2011-11-02T18:53:30.268+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bored?'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ah dou dou dou dou dou ahhhh'/><title type='text'>Méchant mais tellement drôle!</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-IjUY2vCNuGc/TrGDQi5f_vI/AAAAAAAAANc/PizfNax4bF0/s1600/m%25C3%25A9chancet%25C3%25A9.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 108px; height: 180px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-IjUY2vCNuGc/TrGDQi5f_vI/AAAAAAAAANc/PizfNax4bF0/s200/m%25C3%25A9chancet%25C3%25A9.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5670457726105288434" /&gt;&lt;/a&gt;"Je n'ai jamais compris comment le risque d'avoir un biographe n'a jamais dissuadé d'avoir une vie" Emil Cioran;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;"Le Duc de Guise fut assassiné à cinq heures du matin; vraiment pas la peine de se lever si tôt" Raymond Queneau.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;in Grand Livre de la méchanceté, Pierre Drachline, Le Cherche Midi&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-5437074980970538890?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/5437074980970538890/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2010/04/mechant-mais-tellement-drole.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/5437074980970538890'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/5437074980970538890'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2010/04/mechant-mais-tellement-drole.html' title='Méchant mais tellement drôle!'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-IjUY2vCNuGc/TrGDQi5f_vI/AAAAAAAAANc/PizfNax4bF0/s72-c/m%25C3%25A9chancet%25C3%25A9.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-7784245938212700962</id><published>2010-04-02T14:27:00.000+02:00</published><updated>2011-11-02T14:35:50.895+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citizens of humanity'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='from gauchisme with love'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='micro-combat'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Suisse'/><title type='text'>Patrimoine culinaire suisse</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-zM8ZOmSPf8g/TrFHAltYvdI/AAAAAAAAAMs/Frgf9DZ_0Gk/s1600/logo_R.gif"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 142px; height: 205px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-zM8ZOmSPf8g/TrFHAltYvdI/AAAAAAAAAMs/Frgf9DZ_0Gk/s400/logo_R.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5670391481284214226" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;A défaut de pouvoir se vanter de son patrimoine gastronomique ancestral, la Suisse intègre enfin son histoire de mixité, la richesse ethnique liée à sa position géographique au centre de l'Europe et les apports de son immigration au patrimoine culinaire national. En effet l'association du patrimoine culinaire suisse définit en premier lieu un produit suisse comme étant issu d'une "tradition d’au moins une génération (c.-à-d. qu’ils ont été transmis et sont donc produits depuis 40 ans sans interruption)".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-7784245938212700962?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/7784245938212700962/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2011/11/patrimoine-culinaire-suisse.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/7784245938212700962'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/7784245938212700962'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2011/11/patrimoine-culinaire-suisse.html' title='Patrimoine culinaire suisse'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-zM8ZOmSPf8g/TrFHAltYvdI/AAAAAAAAAMs/Frgf9DZ_0Gk/s72-c/logo_R.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-6383869015579434536</id><published>2009-06-15T13:32:00.004+02:00</published><updated>2009-06-18T18:54:27.574+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bored?'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bulfuckingarie'/><title type='text'>Bulfuckingarie ou le journal d'un passé en mouvement, chapitre 21</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SjpYGFNC3WI/AAAAAAAAAGI/r1wNr8SGcW0/s1600-h/nada+a+varna+(29).JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SjpYGFNC3WI/AAAAAAAAAGI/r1wNr8SGcW0/s200/nada+a+varna+(29).JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5348684368955235682" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;First time in Bulgaria?&lt;br /&gt;Je reçois très souvent ces derniers temps des mails offusqués d’amis se plaignant d’avoir été désinscrits de ma mailing list bulgare. Je prends donc le soin de répondre de manière groupée à tout le monde à ce sujet et de vous donner quelques nouvelles. Non, non, non, je n’ai supprimé personne de ma mailing list! Comment pouvez-vous penser que je ferais une chose pareille alors que je vous ai fait subir un excès de nouvelles quasiment pendant un mois? En quel honneur vous punirais-je soudain? C’est fou le nombre de gens qui vivent selon un schéma sado-maso finalement... (sic). Donc non, je n’ai supprimé personne. En revanche, oui, je passe beaucoup moins souvent au cyber café. D’une part parce que mes problèmes d’ordinateur à l’école ont été réglés et que je dispose maintenant durant un nombre d’heures fixe par semaine de la possibilité d’utiliser un traitement de texte pour mes rapports et autres paperasses, d’autre part parce que je n’ai que peu de temps pour le faire finalement. Pourquoi peu de temps ? Bah.. trop de bulgares en Bulgarie. Trop de choses à faire à Varna. Je passe du temps seule, faut pas croire, mais ce temps j’en ai besoin. Pour réfléchir, noter, contempler (la mouette rieuse qui vient se poser sur le bord de mon balcon depuis le passage de N.), rêver en bulgare, faire des essais linguistiques devant mon miroir, chanter à tue-tête « Nasat, nasat » tirée du répertoire macédonien et dont la nostalgie me tue. Bref, du temps pour « ne rien faire ne Bulgarie ». le premier mois c’était une idée que je ne pouvais même pas envisager cela m’est absolument nécessaire. « Ne rien faire en Bulgarie », c’est aussi des promenades au bord de la mer, en longues séances de lectures dans les divers bistrots (chauffés) de Varna, des errances rêveuses sur les marchés ou des flâneries au pas de course (ben oui, quand on flâne et qu’on se les gèle) dans les rues du centre de Varna. N. vous le dira, Varna est une petite ville (officiellement 400'000 âmes, en vérité  moitié plus et le triple en été). J’y croise régulièrement la vieille dame qui ramasse les fleurs pourries sur les marchés et essaie de les vendre dans des cafés. Elle a deviné au premier coup d’œil que je « croyais pas au même dieu qu’elle » et fait depuis moultes hypothèses sur mes origines ethniques. Elle est un peu folle et il faut tout lui dire plusieurs fois. Je croise également le type qui circule en patin à roulettes en se faisant trainer par un husky en laisse (il a tapé dans l’œil de N. puisqu’en plus d’être zinzin il a belle allure avec sa jaquette jaune), un autre type qui m’arrête à chaque fois et me parle longuement en bulgare bien que je lui affirme ne pas comprendre un mot de son charabia, toujours le même. Nous en sommes à la sixième édition de ce monologue qui me semble à chaque fois identique et qui raconte en gros que je ressemble à une présentatrice de la télévision câblée russe. Je crois aussi les moutras (hommes de main) venus, à cinq en Ranger Rover noire aux vitres fumées, de Sofia, pour déposer de l’argent ou des cadavres à la banque. J’ai même croisé alors que je me promenais bras dessus, bras dessous dans le jardin maritime avec  N. un exhibitionniste dont la gueue malgré le froid, ressemblait à une trombe d’éléphant barissant ! Et puis il y a tous ceux que je ne croise pas, ou si peu. La majorité des habitants de Varna, qui habite hors du centre et en sort peu : des retraités qui (sur)vivent avec à peine trente euros par mois, des enfants qui ne voient la cathédrale, pourtant si jolie la nuit, qu’une fois par an lors d’une sortie scolaire. Les mères qui courent entre leur quartier et ceux dans lesquels elles travaillent, prenant soin de s’arrêter lors de chaque trajet à la maison pour voir si les enfants vont bien… Bon c’est vrai, je sors aussi et comme promis, je vous ai remplacés. Pas tous bien évidemment, ce n’est pas possible. Mais j’ai les expatriés du coin pour ne pas vous oublier : Madame Femme-oiseau pour les bonnes bouffes, Monsieur Mouetterieuse poru me souvenir que la gente masculine est irrécupérable, Mademoiselle Jairienadire pour être confrontée à l’insoutenable incommunicabilité des êtres et Monsieur Arracheorganevital pour m’aider à penser. L’Europe de l’Ouest est ainsi bien représentée, trop même parfois et je me roule dans la bulgarité avec plus de passion encore lorsque je la retrouve. Svetlana Svetlanovy dont certains d’entre vous ont découvert les histoires me casse un peu la tête parfois. C’est vrai qu’elle n’aime pas considérer « the bright side of life » et c’est vrai que c’est dur pour moi en Bulgarie de faire autrement et que du coup je coince quand elle me répète pour la 343,328 fois que l’avenir est sombre. C’est vrai aussi que je suis complètement zinzin dès que j’ai une bouteille d’eau de javel à la main et que cela peut sembler insultant pour les notions d’hygiène locales, mais je n’y peux rien. &lt;br /&gt;Dans la famille de ma mère, ils sont accros à la Javel de mère en fille depuis des générations… Au final, nous parvenons la plupart du temps à nous en sortir avec le sourire, et c’est l’essentiel. Je vais aussi souvent assister à des vernissages et dois vous avouer tristement qu’aucun n’a eu l’heur de m’intéresser plus de deux secondes alors que les artistes eux me plongent dans une fascination intense à chaque fois. &lt;br /&gt;Avec Maria, je travaille et puis surtout je fête régulièrement des évènements incontournables : son anniversaire, la réussite de son examen x, l’échec de son examen y, la faillite de son ancien patron, le retour du soleil, la fin proche de l’hiver, la perte d’une dent de lait de sa fille, la Saint Valentin, la fête de la première taille de la vigne (Trifonne Zarazan, mon nouveau petit nom. Vous pouvez sans autre m’appeler Trifonne ou Zarazan à présent… j’adore), la Sainte Martha bientôt etc. Tous les prétextes sont bons ici pour faire la fête et finalement c’est pas plus mal. Sauf pour le foie forcément ,mais je fais attention. Avec Pavel, son ami, je discute les mérites respectifs du lino et de la moquette, du orange ou du turquoise pour les murs de la chambre, d’un seuil en ciment ou en bois, de perceuses électriques et de contrebande. De ses expériences à la frontière sino-russe et des miennes ici. Je voyage quand il me raconte et il se rend compte que je voyage quand je lui parle. Son anglais s’améliore de jour en jour et mon bulgare lui aussi s’affirme un peu plus puisque je le parle vraiment avec Pavel. &lt;br /&gt;Je voudrais aussi vous parler des Roussevi, les peintres Marina et Nikolaï, les seuls dont j’aime le travail jusqu’ici parmi ceux que j’ai rencontrés, de leur fille Darina, de leur ribambelle d’animaux et de leurs tableaux. De Vladimir le frère de Svetlana et de sa disponibilité, de Diana sa mère qui s’est mis en tête de me faire goûter les spécialités bulgares home made durant mon séjour, de Galia (enfin, des trois Galia-s que j’ai rencontrées), des enfants de Kapka, Itay et Yoanna qui font de l’escalade dans l’appartement voisin et se balancent de mur en mur alors qu’ils sont à peine hauts comme trois pommes. De leur beau-père, marin dont le regard clair est un des plus doux qu’il m’ait été donné de voir et un des plus respectueux aussi. Respectueux de ma différence, de celle de N., de toutes les différences qu’il croise au cours de ses expériences à bord de chalutiers bulgares ou étrangers. J’aimerais aussi vous faire connaître le patron de ma cantine, le restaurant qui à lui seul cumule les avantages de la propreté, de la proximité, de la qualité. Serguei son gérant met de la musique française à chaque fois que j’arrive chez lui et m’a copié ses trésors sur trois que j’écoute parfois des après-midi entières en boucle : « Viens, viens, c’est une prière viens, viens.. », Marie Laforet, cela vous rappelle quelque chose? Bon sang qui aurait cru que je chantonnerai ca un jour?????). Je pourrais aussi vous parler des jeunes filles qui travaillent au « denonocht magazine » (jouretnuit magazin), toujours souriantes, malgré les cargaisons de kiwis Tchernobyl qui encombrent parfois leur comptoir (pardon N.). Bref, encore une fois, c’est Vian et Brasseur qui me viennent à l’ esprit : tant de choz zavoir, zavoir zé à entendre...&lt;br /&gt;N. était là comme vous avez du le comprendre. Elle sait de quoi je parle. Et surtout, surtout, elle a survécu. Bien sur elle a eu du bol et la tempête s’est arrêté l’avant-veille de son départ et a repris pas même une heure après son atterrissage à Sofia aujourd’hui, mais il faisait tout de même froid durant son séjour et il a neigeoté à plusieurs reprises. Je vous assure que la vue d’une égyptienne arpentant les rues de Varna un bonnet rouge sur la tête, un châle cairote autour des épaules et la langue tendue vers le ciel pour gouter les flocons est un spectacle qui vaut son pesant d’or bulgare. Vous voyez, elle n’est pas morte, elle est même ravie, repartie les valises pleines de delikatessen et le sourire aux lèvres. C’est la seule qui a jusqu’ici osé braver l’hiver bulgare et venir me rendre visite AVANT le retour du printemps. L’hiver bulgare le lui a bien rendu et a été clément avec elle: il neigeait certes, mais sous le soleil... Sa première fois en Bulgarie lui a tant plu qu’elle parlait déjà au bout du troisième jour de son prochain séjour. &lt;br /&gt;J’arrête la ma propagande pro-Varna ... j’en ai surement déja trop fait. Voila en gros de quoi ma vie est faite. Je pourrais vous faire une liste de mots si vous le souhaitez. Sans les mettre ensemble. Sans les trier. Juste les aligner: bonheur, plaisir, froid, tempête, blanc, neige, Rakiya, Technicum (on a trouve un partenaire!), Balkans (un autre monde), Montenegro (les plus beaux hommes du monde), Istanbul (j’y vais en avril), mer (elle est bleue), kalkan (turbo bulgare, miam), château, monastère, Odessa (c’est en face), vins (dobel miam), Lada, Communisme (encore au moins 20 ans pour en diminuer sensiblement les effets), corruption, mort (des assassinats mafieux en série), accidents, verglas, ski, sécheresse, invasions mongoles (je lis tout ce que je trouve sur l’histoire de la région) il faut que j’arrête là cela pourrait durer des heures ce jeu. Et je n’ai pas envie de passer des heures au cyber. Je le ferai peut-être à la main, un jour ou j’aurais envie de ne « rien faire en Bulgarie ». Je pense bien à vous toutes et tous, prenez soin de vous comme un bulgare le ferait.&lt;br /&gt;Zafrou&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N.: tu me manques déjà, reviens, fais moche en Inglitira.&lt;br /&gt;Diote: le maitre et marguerite, que j’ai emmené avec moi pour le lire a ensoleillé ma première quinzaine de février. Merci d’avoir voulu le partager avec moi. Je me félicite de l’avoir économisé. Je viens de le prêter a M. Arracheorganevital.&lt;br /&gt;Samuel: j’ai reçu ton mail, je suis navrée de voir que ta tête est une telle prise de tête. Je te réponds mieux bientôt&lt;br /&gt;Aza: sois gentille avec ta mère&lt;br /&gt;Ouis: N. et moi nous demandions si tu serais encore au Yemen en Septembre&lt;br /&gt;Mamie: j’espère que te voila rassurée&lt;br /&gt;Brie: j’ai reçu ta lettre et le potlatch de Yia, je réfléchis à la possible surenchère&lt;br /&gt;Rafu: merci&lt;br /&gt;Bama: attrape un bon bouquin les soirs ou mes récits te manquent vraiment trop cruellement. Tiens au hasard « le maitre et marguerite » de Boulgakov. Tu verras c est succulent et des tonnes de niveaux au-dessus du mien&lt;br /&gt;Herve: on joue a perdu de vue?&lt;br /&gt;Tous les autres: roulage de pelles virtuelles&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-6383869015579434536?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/6383869015579434536/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/06/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/6383869015579434536'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/6383869015579434536'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/06/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe.html' title='Bulfuckingarie ou le journal d&apos;un passé en mouvement, chapitre 21'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SjpYGFNC3WI/AAAAAAAAAGI/r1wNr8SGcW0/s72-c/nada+a+varna+(29).JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-3877893855719852717</id><published>2009-06-11T17:19:00.000+02:00</published><updated>2009-06-18T17:20:05.411+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bored?'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poetry'/><title type='text'>La chambre du désbauché, Saint-Amant</title><content type='html'>1 Plus enfumé qu’un vieux Jambon&lt;br /&gt;Ny que le bœuf-salé de Pître,&lt;br /&gt;Je te trace avec un charbon&lt;br /&gt;Ceste Ode habillée en Epître :&lt;br /&gt;5 Matigny mon parfait amy,&lt;br /&gt;Que mon œil ne voit qu’à demy&lt;br /&gt;Non plus que ce qu’il veut descrire,&lt;br /&gt;Parbieu ! tu dois bien admirer,&lt;br /&gt;Que je tasche à te faire rire&lt;br /&gt;10 Quand je ne fay rien que pleurer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gouspin, après t’avoir quitté,&lt;br /&gt;M’a traisné dans sa belle chambre,&lt;br /&gt;Où mesme au plus fort de l’Esté&lt;br /&gt;On trouve le mois de Decembre :&lt;br /&gt;15 Pour moy je ne puis concevoir&lt;br /&gt;Par quel moyen, ny quel pouvoir&lt;br /&gt;Mon corps a passé par la porte,&lt;br /&gt;Car je te le jure entre nous&lt;br /&gt;Qu’un rat, ou le Diable m’emporte,&lt;br /&gt;20 N’y sçauroit entrer qu’à genous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son petit ladre de vallet,&lt;br /&gt;Reste de la guerre civile,&lt;br /&gt;Revient chargé comme un mulet&lt;br /&gt;De cotrets qu’il excroque en ville :&lt;br /&gt;25 Mais à grand peine ce magot&lt;br /&gt;A-t’il allumé le fagot&lt;br /&gt;Que nous estranglons de fumée,&lt;br /&gt;Nous toussons d’un bruit importun&lt;br /&gt;Ainsi qu’une chatte enrhumée,&lt;br /&gt;30 Et nos yeux prennent du petun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore, ô mon Cœur ! mon roignon !&lt;br /&gt;Faut-il comme un sçavant Notaire,&lt;br /&gt;Des beaux meubles du Compagnon&lt;br /&gt;Te faire voir quelque inventaire :&lt;br /&gt;35 Premierement un vieux panier&lt;br /&gt;Tiré des fatras d’un grenier,&lt;br /&gt;Est son tabouret et sa chaise ;&lt;br /&gt;Que si soulageant l’escarpin,&lt;br /&gt;L’un y preside en sire Blaise,&lt;br /&gt;40 L’autre est tout droit comme un Sapin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un estuy de Luth tout cassé,&lt;br /&gt;Qui traisnoit au coin d’une Salle,&lt;br /&gt;Pour tout loyer du temps passé&lt;br /&gt;Luy sert de chevet et de malle :&lt;br /&gt;45 Les flegmes jaunes et sechez&lt;br /&gt;Qu’en sa verole il a crachez,&lt;br /&gt;Luy servant de tapisserie ;&lt;br /&gt;Et semble que les limaçons&lt;br /&gt;Y rehaussent en broderie&lt;br /&gt;50 Des portraits de toutes façons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme on voit au soir les Enfans&lt;br /&gt;Se figurer dedans les nuës&lt;br /&gt;Hommes, Chasteaux, Bois, Elefans,&lt;br /&gt;Et mille Chimeres cornuës :&lt;br /&gt;55 Ainsi nos yeux dans ces crachats,&lt;br /&gt;Se forgeants à leurs entrechats&lt;br /&gt;Cent mille sortes de postrues,&lt;br /&gt;Pensent voir contre la poaroy&lt;br /&gt;Les plus grotesques avantures&lt;br /&gt;60 De Dom-Quichote en bel arroy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là l’on voit en des lieux fumans&lt;br /&gt;Curé, Barbier, Niepce, et Nourrice,&lt;br /&gt;Executer sur les Romans&lt;br /&gt;Les sentences de leur caprice :&lt;br /&gt;65 Certes si l’on traittoit ainsi&lt;br /&gt;Les sots livres qu’on fait icy,&lt;br /&gt;Dont à son dam la France abonde,&lt;br /&gt;Je croy qu’en cét embrasement&lt;br /&gt;On verroit sans la fin du monde&lt;br /&gt;70 Un petit jour du Jugement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, ce Guidon de Carnaval&lt;br /&gt;Choque un Moine à bride abatuë,&lt;br /&gt;Mais n’en desplaise à son cheval,&lt;br /&gt;C’est à dire en pas de tortuë :&lt;br /&gt;75 Icy trenchant du Fierabras,&lt;br /&gt;Certain moulin avec ses bras&lt;br /&gt;Luy fait faire en l’air une rouë,&lt;br /&gt;Et le laisse en fort piteux train,&lt;br /&gt;Dans un grand fossé plein de bouë,&lt;br /&gt;80 Aussi moulu comme le grain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, les innocentes brebis&lt;br /&gt;Qu’il prend pour gensdarmes superbes,&lt;br /&gt;Font de leur sang voir des rubis&lt;br /&gt;Sur les esmeraudes des herbes :&lt;br /&gt;85 Là, les Bergers au mesme lieu&lt;br /&gt;Sondent à beaux cailloux de Dieu&lt;br /&gt;Ses costes presque descharnées,&lt;br /&gt;Luy raflant en ces accidents&lt;br /&gt;Ce qu’un catherre et les années&lt;br /&gt;90 Souffroient qu’il luy restast de dents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bon Sanche y semble accourir&lt;br /&gt;Aux doleances de son Maistre,&lt;br /&gt;Et comme s’il alloit mourir,&lt;br /&gt;Luy faire un office de Prestre :&lt;br /&gt;95 Là dessus penché sur le groin&lt;br /&gt;De ce beau Chevalier de foin,&lt;br /&gt;Il luy visite la maschoire,&lt;br /&gt;Quand l’autre luy renarde aux yeux,&lt;br /&gt;Le baume qu’ils venoient de boire&lt;br /&gt;100 Pour se le rendre à qui mieux mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu plus loin on l’apperçoit&lt;br /&gt;Sur son Rossignol d’Arcadie,&lt;br /&gt;Dont à la mine qui deçoit,&lt;br /&gt;On pense oüir la melodie :&lt;br /&gt;105 Proche de là le pauvre sot&lt;br /&gt;Est contraint de payer l’escot&lt;br /&gt;En especes de capriolles,&lt;br /&gt;Allant conter au Firmament&lt;br /&gt;Qu’on peut bien dancer sans violles&lt;br /&gt;110 Quand la berne sert d’instrument.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là blond et beau comme un Medor,&lt;br /&gt;Le plat à laver de sainct Cosme&lt;br /&gt;Passe pour demy casque d’or&lt;br /&gt;Sur le chef de nostre fantosme :&lt;br /&gt;115 Là, l’Escuyer tout transporté&lt;br /&gt;Baigne ses yeux dans la clarté&lt;br /&gt;Des cent ducats qu’il accumule,&lt;br /&gt;Et riant comme un Faradet,&lt;br /&gt;Se console aupres d’une Mule&lt;br /&gt;120 De la perte de son Baudet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, se fait voir quenoüille en main&lt;br /&gt;Comme une Parque de village&lt;br /&gt;Dulcinée, au cœur trop humain&lt;br /&gt;Pour refuser un pucellage :&lt;br /&gt;125 Icy mouvant le xxxxx&lt;br /&gt;Repare de maint xxxxx,&lt;br /&gt;Ses bras font un metier penible,&lt;br /&gt;Où par un juste contrepoids&lt;br /&gt;Elle s’exerce avec un crible&lt;br /&gt;130 A passer le temps et des pois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, Rocinante tout gaillard,&lt;br /&gt;S’emancipe à courre la bague,&lt;br /&gt;Et piqué d’un désir paillard,&lt;br /&gt;Veut desroüiller sa vieille dague :&lt;br /&gt;135 Quelqu’un parmy cette rumeur&lt;br /&gt;L’accoste en fort mauvaise humeur&lt;br /&gt;Qui vous luy taille des croupieres,&lt;br /&gt;Et qui pour en faire un joüet&lt;br /&gt;Croyant qu’il n’ait point d’estrivieres,&lt;br /&gt;140 Vous-l’en fournit à coups de foüets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, c’est assez Quichotisé,&lt;br /&gt;Et si quelque bourru Critique&lt;br /&gt;Ne dit aussi tost sottisé,&lt;br /&gt;Je n’entens rien à la pratique :&lt;br /&gt;145 Cependant un tel repreneur,&lt;br /&gt;Dans la lice du point-d’honneur&lt;br /&gt;Pourroit bien gister sans littiere,&lt;br /&gt;Et sentir sur son hocqueton&lt;br /&gt;Que je suis en cette matiere&lt;br /&gt;150 Tres-asseuré de mon baston.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laissant donc peter le renard&lt;br /&gt;Au nez de la hargneuse envie,&lt;br /&gt;Fust-elle chez ce vieux penard&lt;br /&gt;Qui blasme nostre douce vie :&lt;br /&gt;155 Je veux comme je l’ay pensé,&lt;br /&gt;De l’inventaire commencé&lt;br /&gt;T’envoyer la piece complette,&lt;br /&gt;Et la joüant sur mon rebec,&lt;br /&gt;N’y laisser rien digne d’emplette,&lt;br /&gt;160 Qui ne reçoive un coup de bec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nostre Amy propre en Escholier,&lt;br /&gt;Quoy qu’il n’entra jamais en classe,&lt;br /&gt;Fait d’un flacon un chandelier,&lt;br /&gt;Et d’un pot de chambre une tasse :&lt;br /&gt;165 Sa longue rapiere au vieux lou,&lt;br /&gt;Terreur de maint et maint Filou,&lt;br /&gt;Luy sert le plus souvent de broche,&lt;br /&gt;Et par-fois dessus le treteau&lt;br /&gt;Elle jouë aussi sans reproche&lt;br /&gt;170 Le personnage du couteau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa cheminée a sur les bords&lt;br /&gt;Quantité d’assez belles nippes,&lt;br /&gt;Qui feroient bien toutes en corps,&lt;br /&gt;Fagot de bouts de vieilles pippes :&lt;br /&gt;175 L’odeur du tabac allumé&lt;br /&gt;Y passe en l’air tout enfumé&lt;br /&gt;Pour cassolette et pour pastille,&lt;br /&gt;Si bien que dans les salles troux&lt;br /&gt;Des noirs cachots de la Bastille&lt;br /&gt;180 Le nez ne sent rien de plus doux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à la vertu, trois beaux dez&lt;br /&gt;Sont ses livres d’Arithmétique,&lt;br /&gt;Par lesquels maints points sont vuidez&lt;br /&gt;Touchant le nombre d’or mistique :&lt;br /&gt;185 Il est plein de devotion,&lt;br /&gt;Dont la bonne application&lt;br /&gt;Se fait voir en cette maniere,&lt;br /&gt;C’est qu’il a dans son cabinet&lt;br /&gt;Des heures de Robert Beiniere&lt;br /&gt;190 A l’usage du lansquenet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à du linge, en cét endroit&lt;br /&gt;La toille n’est point espargnée,&lt;br /&gt;Il en a plus qu’il ne voudroit,&lt;br /&gt;Mais cela s’entend d’araignée :&lt;br /&gt;195 Et quant à l’attirail de nuit,&lt;br /&gt;Sa nonchalance le reduit&lt;br /&gt;Au vray deshabiller d’un page,&lt;br /&gt;Où le luxe mis hors d’arçon,&lt;br /&gt;Ne monstre pour tout esquipage&lt;br /&gt;200 Qu’un peigne dedans un chausson.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore ce peigne est-il fait&lt;br /&gt;D’une areste de solle fritte,&lt;br /&gt;Qu’il trouva dessous un buffet,&lt;br /&gt;Monstrant les dents à la marmitte :&lt;br /&gt;205 Cendre luy vaut poudre d’Iris,&lt;br /&gt;Dont pour ragouster sa Cloris&lt;br /&gt;Le goinfre s’espice la hure :&lt;br /&gt;Sa Cloris s’entend sa Margot,&lt;br /&gt;Où quand Priape l’en conjure&lt;br /&gt;210 Il s’en va dauber du gigot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se sert aussi quelquefois&lt;br /&gt;De decrotoire au lieu de brosse ;&lt;br /&gt;Ses ongles plus longs que ses doits&lt;br /&gt;Luy sont des curedents d’Escosse :&lt;br /&gt;215 Pour chenet il n’a qu’un pavé,&lt;br /&gt;D’une botte il fait un privé,&lt;br /&gt;D’un boussin d’ail une pistache,&lt;br /&gt;D’une seringue un pistolet,&lt;br /&gt;D’un compas un fer à moustache,&lt;br /&gt;220 Et d’une rotonde un collet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis quand pour prendre son repos,&lt;br /&gt;Las, et non soul de la desbauche,&lt;br /&gt;Il donne le bon soir aux pots&lt;br /&gt;En faisant demy-tour à gauche :&lt;br /&gt;225 De sa nappe il fait son linceul,&lt;br /&gt;Un aix qui se plaint d’estre seul&lt;br /&gt;Luy fournit de couche et de table,&lt;br /&gt;La muraille y sert de rideau,&lt;br /&gt;Bref cette chambre est une estable&lt;br /&gt;230 Où la Peste a tenu bordeau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois nous ne laissons pas,&lt;br /&gt;Trinquans et briffans comme drôles,&lt;br /&gt;D’y faire un aussi bon repas&lt;br /&gt;Qu’on puisse faire entre deux Poles :&lt;br /&gt;235 Nous y beuvons à ta santé&lt;br /&gt;Du meilleur qu’ait jamais vanté&lt;br /&gt;François Paumier ce grand yvrongne,&lt;br /&gt;Sans nul soucy de l’advenir,&lt;br /&gt;Si ce n’est de revoir ta trongne &lt;br /&gt;240 Et de vivre en ton souvenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Cf. les v. 25 et suiv.&lt;br /&gt;(2) Pitres, villages à quatre lieues de Rouen, sur l’Andelle, où se trouvait un grenier à sel (Bruzen de la Martinière).&lt;br /&gt;(4) Cf. Racan, Ode (Délices de 1618, éd. Arnould, I 126) :&lt;br /&gt;J’escris mon infortune en vers&lt;br /&gt;D’un tison contre une muraille.&lt;br /&gt;(11) « Dans le patois normand, gouspin signifie gamin, luron » (Livet)&lt;br /&gt;(14) Berni écrit au contraire : « Vi sarebbe sudato un di gennaio » (v. 95)&lt;br /&gt;(20) Cf. Régnier : « La porte en estoit basse et sembloit un guichet. » Chez Berni, v. 56-57, « une porta di soccorso, sepolta nell’ortiche e nelle spine ».&lt;br /&gt;(21) Ladre : « Avare, vilain &amp; malpropre »&lt;br /&gt;(22) « Très âgé » : allusion aux guerres de religion. D’après R.A. Mazzara, The Anti-hero in S.A., Kentucky For. Lang. Quarterly, 1962, 3, il y aurait là une réminiscence de Lazarillo de Tormes.&lt;br /&gt;(24) Cotrets : fagots, cf. Elégie à Retz, v. 32. Musidore, dans Francion, a un « petit laquais » (p. 91), mais c’est lui-même qui va chercher son bois (p. 89).&lt;br /&gt;(25) Magot, gros singe, « se dit figurément des hommes difformes, laids… , mal bâtis ».&lt;br /&gt;(27) Cf. Berni, v. 63 : une salle « ond’il fumo di sotto in essa essala ».&lt;br /&gt;(36) Fatras : « Bagatelles, choses vaines et inutiles qui ne sont d’aucune valeur ».&lt;br /&gt;(37) Cf. Francion, p. 90 : « … un coffre de bois qui servoit de table, de buffet, et de chaise . ».&lt;br /&gt;(38) « Se reposant » (le contenant pour le contenu)&lt;br /&gt;(39) Saint Blaise est le patron des jardiniers ; il faut peut-être comprendre qu’il préside « sans distinction », comme un rustre, et noter la valeur emphatique de « sire ».&lt;br /&gt;(42) Salle « se dit aussi des lieux où les Maîtres à danser… recoivent leurs écoliers, et leur donnent des leçons ».&lt;br /&gt;(43) Loyer : récompense, rétribution, cf. Arion, v. 292. Le sens n’est pas clair. « Seule rétribution du temps qu’il a passé » ?&lt;br /&gt;(44) Chevet : « Tout ce qui élève la tête en quelque endroit qu’on soit couché »&lt;br /&gt;(45) Flegme « en langage ordinaire, se dit de ces gros crachats épais que jettent les gens enrhumez et les malades du poulmon ».&lt;br /&gt;(49) « Rehausser d’or et de soye une tapisserie, c’est la faire paroître davantage en mêlant de l’or et de la soye avec la laine »&lt;br /&gt;(51) et suiv. L’idée de ce développement vient peut-être de Régnier, Sat. Cit., v. 42-46, où l’on voit un « patissier » amuser les enfants par le spectacle d’une lanterne magique,&lt;br /&gt;Où des oysons bridez, guenuches, elefans,&lt;br /&gt;Chiens, chats, lievres, renards et mainte estrange beste&lt;br /&gt;Courent l’une apres l’autre.&lt;br /&gt;(54) Cornu : extravagant, cf. Epistre héroï-com, v. 380. Souvenir de Ronsard, Chanson (I 121) :&lt;br /&gt;Comme celuy qui contemple les nues,&lt;br /&gt;Fantastiquant mille monstres bossus,&lt;br /&gt;Hommes, oiseaux, et Chimeres cornues,&lt;br /&gt;Et Responce aux injures (II 615) :&lt;br /&gt;Tu sembles aux enfans qui contemplent les nues&lt;br /&gt;Des villes, des Geans, des Chimeres cornues ;&lt;br /&gt;Cf. aussi Folastrie VIII, Le Nuage ou L’yvrongne (II 761) :&lt;br /&gt;Je voy mille bestes cornues,&lt;br /&gt;Mille marmotz dedans les nues.&lt;br /&gt;(60) Arroi : « Vieux mot qui signifioit train, équipage ».&lt;br /&gt;(61 et suiv.). Cf. Don Quichotte, I 6. M. Bardon, Don Quichotte en France…, 1931, p. 88, remarque que Saint-Amant fait une erreur de traduction sur « nourrice » (pour gouvernante).&lt;br /&gt;(65 et suiv.) Rapprocher Poète crotté, v. 404-408&lt;br /&gt;(71-74) Cf. Don Quichotte, I 8 (éd. Pléiade, p. 78). – guidon : « Officier des gens d’armes et des chevaux légers du Roy ». Il faut comprendre « ce capitaine de Carnaval ».&lt;br /&gt;(75) Trancher de : se donner des airs de, cf. palais de la Volupté, v. 200.&lt;br /&gt;(76 et suiv.) Cf. Don Quichotte, ibid. (p. 74).&lt;br /&gt;(81 et suiv.) Cf. Don Quichotte, I 18 (pp. 148-151)&lt;br /&gt;(86) De Dieu : « Ces deux mots s’emploient pour caractériser ce qui atteint le plus haut degré en quoi que ce soit » (Huguet).&lt;br /&gt;(87) Don Quichotte est tellement maigre que ces côtes font saillie, et que les cailloux semblent pénétrer entre elles, en sonder le creux.&lt;br /&gt;(89) « Un catarrhe », cf. Nuict, v. 28, et Caprice D.C., v. 129.&lt;br /&gt;(91 et suiv.) Cf. Don Quichotte, ibid., ‘pp. 151-152).&lt;br /&gt;(96) Foin « se dit aussi par mépris, pour marquer une chose de néant, peu estimable. C’est un bel Advocat de foin ».&lt;br /&gt;(98) Renarder : vomir. Furetière et Richelet connaissent l’expression populaire « escorcher le renard », qui s’emploie « en parlant d’un yvrogne qui rend gorge et vomit ce qu’il a mangé ».&lt;br /&gt;(99) Ce baume est celui qu’a confectionné Don Quichotte « avec de l’huile, du vin, du sel et du romarin » (I 17, p. 138), et qui a déjà eu de fâcheux effets.&lt;br /&gt;(102) « Rossignol d’Arcadie, i. un asne ».&lt;br /&gt;(105 et suiv.) Cf. Don Quichotte, I 17 (pp. 142-143).&lt;br /&gt;(107) Non pas en espèces, en monnaie de singe, comme l’explique Livet, mais en monnaie qui consiste en cabrioles, puisque Sancho est berné.&lt;br /&gt;(111 et suiv.) Cf. Don Quichotte, I 21 (pp. 176-179). _ Médor, héros du Roland furieux, est un jeune Sarrasin dont s’éprend Angélique.&lt;br /&gt;(114) Don Quichotte s’empare d’un plat en cuivre que porte sur sa tête un barbier (saint Côme était le patron des chirurgiens et des barbiers), et qu’il prend pour l’armet de Mambrin ; et il remarque « qu’il en manque la moitié ».&lt;br /&gt;(115 et suiv.) Cf. Don quichotte, I 23&lt;br /&gt;(120) En réalité, Sancho, après la perte de son âne, rencontre bien une mule, mais elle est morte et à demi mangée par les chiens (ibid., p. 205).&lt;br /&gt;(121 et suiv.) Cf. Don Quichotte, I 31 (pp. 297-298).&lt;br /&gt;(130) Dans le roman, Dulcinée crible du blé, au dire de Sancho, qui ne l’a pas vue (I 31, p. 297) !&lt;br /&gt;(131) Cf. Don Quichotte, I 15.&lt;br /&gt;(132) Dans la course de bague, le cavalier enlevait avec sa lance un anneau suspendu : l’expression est prise ici dans un sens libre (comme celle du v. 134).&lt;br /&gt;(137) Tailler des croupières : « … obliger à fuir, poursuivre vivement ».&lt;br /&gt;(141) Quichotiser : s’occuper de Don Quichotte, mot forgé.&lt;br /&gt;(142) Bourru : bizarre, extravagant ; cf. Poète crotté, v. 378.&lt;br /&gt;(143) Sottiser est signalé par Huguet chez A. du Saix ; on peut cependant le considérer ici comme forgé au même titre que quichotiser.&lt;br /&gt;(145) Repreneur : qui trouve à redire à tout, cf. Melon, v. 265.&lt;br /&gt;(147) « Coucher par terre », c.à.d. se trouver vaincu et renversé.&lt;br /&gt;(148) Hoqueton : cf. Elégie à Retz, v. 31 var.&lt;br /&gt;(151) Huguet, v° peter, citant un unique exemple de Beroalde, ‘Dictes vostre confiteor, et puis laissez peter le regnard », explique : « Ne vous inquiétez de rien, advienne que pourra. » Mais Saint-Amant ajoute un complément, ce qui rend l’expression plus énergique encore.&lt;br /&gt;(153) « Un vieux penard, i. un vieillard malicieux et esbauché »&lt;br /&gt;(158) Rebec : sorte de violon à trois cordes, qui était alors hors d’usage.&lt;br /&gt;(161) Propre, qui « se dit aussi de ce qui est bien net, bien orné », c.).d. élégant et raffiné, est employé par antiphrase : il est élégant comme un écolier.&lt;br /&gt;(162) Sur quoique (ou bien que) suivie de l’indicatif, cf. Elégie « Que dira-t’on de moy… », v. 20.&lt;br /&gt;(165) Au vieux loup : ancienne et démodée, cf. Poète crotté, v. 380.&lt;br /&gt;(168) Le tréteau désigne la table, ou ce qui en tient lieu.&lt;br /&gt;(171) Nippes : « Terme general qui se dit des petits meubles », ici des objets divers qui, si on les assemblait, vaudraient autant qu’un fagot (un paquet) fait de morceaux de vieilles pipes, c.à.d. de tuyaux en terre.&lt;br /&gt;(177) Pastille : pâte odorante qu’on brûlait pour parfumer l’air.&lt;br /&gt;(181) Trois dés : cf. Palais de la Volupté, v. 82.&lt;br /&gt;(183) Vider : « Terminer, finir une affaire, un différend »&lt;br /&gt;(184) Le nombre d’or « est une revolution de dix-neuf ans, trouvée par Meton Atenien, pour tâcher d’accorder l’année Lunaire avec celle du Soleil » ; Mystique : « Qui est mysterieux ».&lt;br /&gt;(190) Expression parodique (les « heures » sont un livre d’heures, et l’on connaît les Heures à l’usage du diocèse de…), laissant supposer que Robert Beinière est l’auteur d’un traité de jeux. Le lansquenet était un jeu de valets (cf. note de Livet, I 551).&lt;br /&gt;(197) C.à.d. à pas grand chose.&lt;br /&gt;(200) Cf. Mme de Sévigné, 13 mai 1672 (éd. Pléiade, I 545) : « L’équipage de Jean de Paris n’étoit qu’un peigne dans un chausson au prix du sien », et Bensserade, Œuvres, 1697, I 105 :&lt;br /&gt;Mais quand il ne vient à paroître&lt;br /&gt;Qu’un peigne dedans un chausson…&lt;br /&gt;Plutôt que d’une expression usuelle, il doit s’agir d’un emprunt à notre poète (dont Mme de Sévigné connaissait bien l’œuvre, cf. Saint-Amant, p. 410).&lt;br /&gt;(207) « Le bon compagnon (cf. Cotgrave : « A notable fellow, an excellent companion ») se parfume le visage. »&lt;br /&gt;(210) Dauber du gigot : frapper de la jambe sur le sol (Dauber : « Battre sur le dos à cops de poings »), se trémousser, sens érotique. Cf. « Dauber les fesses, i. les remuer ; et faire l’action venerienne, vulg. ».&lt;br /&gt;(212) Décrottoire : « Petite brosse… qui sert à décrotter des souliers »&lt;br /&gt;(214) Sans doute allusion à l’avarice légendaire des Ecossais. On peut penser aux expressions « lessive de Gascon » ou « peigne d’Allemand ».&lt;br /&gt;(217) Boussin : morceau, mot usité dans le Sud-Ouest.&lt;br /&gt;(218) Veut-il dire que, n’ayant pas de pistolet, il le remplace par une seringue, capable d’envoyer de petits projectiles ? Ou prend-il le mot pistolet dans son sens premier de « petite poignard » (cf. Huguet), qui se trouve encore chez Rabelais, Tiers Livre, Prologue, p. 322 ?&lt;br /&gt;(220) Rotonde : « Collet empesé que les hommes portoient autrefois, monté sur du carton qui le soûtenoit en l’air et en état ».&lt;br /&gt;(222) Cf. Juvénal, VI 130, « lassata uiris necdum satiata », et Régnier, Sat. XIII, v. 9 : « Lasse, di-je, et non soule enfin s’est retirée ».&lt;br /&gt;(225) Linceul : cf. Nuict, v. 54.&lt;br /&gt;(227) Cf. Racan, Ode cit., v. 10-12 :&lt;br /&gt;Je suis dans un logis desert,&lt;br /&gt;Où par tout le plancher y sert&lt;br /&gt;De lit, de bufet, et de table.&lt;br /&gt;(232) « Briffer, i. manger avidement »&lt;br /&gt;(237) Ce personnage, que nous ne connaissons pas autrement (Lachèvre, Les Chansons libertines de Claude de Chouvigny, baron de Blot l’Eglise, 1919, p. 39, lui attribue gratuitement un ouvrage qui est sans doute d’un homonyme), est souvent cité comme un ivrogne consommé. Cf. l’Ode à la louange de tous les cabarets de Paris, 1627 (in Lachèvre, Œuvre libertines de Cl. Le Petit, 1918, P ; 215), Le Second Tome du Concert des Enfans de Bacchus, à la suite du Parnasse des Muses, 1628, et un couplet de Blot (Chansons libertines).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-3877893855719852717?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/3877893855719852717/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/06/la-chambre-du-desbauche-saint-amant.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/3877893855719852717'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/3877893855719852717'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/06/la-chambre-du-desbauche-saint-amant.html' title='La chambre du désbauché, Saint-Amant'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-6423170954606020657</id><published>2009-05-22T10:00:00.001+02:00</published><updated>2011-12-19T18:32:46.486+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='AAArabs'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='family'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poetry'/><title type='text'>Le jardin d'Om</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/Sj86oVaxuuI/AAAAAAAAAHg/JQCoLw9Cm7M/s1600-h/ivan+bogorov+devet+(28).JPG" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float:right; 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margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SjpvcKKPWGI/AAAAAAAAAGY/fonXSKCNVtA/s200/varna+(14).jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5348710037010208866" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Abracadabra&lt;br /&gt;Il y en aurait des choses à raconter sur ces deux derniers jours. Et pourtant je suis en mode stand-by ne faisant que le strict minimum de choses à faire et n’acceptant de boire un café que si véritablement on me surprend juste devant la porte d’un bistro. Mais les bulgares sont doués, il ne faut pas les sous-estimer en ce qui concerne leurs capacités à te choper le café dans le sac. J’ai dormi tant que j’ai pu, mangé avalé autant d’Augmentin que j’ai pu et cela va un peu mieux. Et oui, je suis navrée de vous décevoir, seulement un peu. Je n’y peux rien moi, c’est comme cela : mon corps réchigne à se laisser guérir comme ça. Il a raison, on ne sait jamais comment cela peut se terminer ces histoires de guérisons miracles. &lt;br /&gt;Je voulais vous raconter l’histoire du voile, mais ensuite je me suis dit que ce n’était pas nécessaire. Puis j’ai pensé à vous raconter l’histoire de Sarah Bernahrdt et je me suis dit que ce n’était pas nécessaire. J’ai songé à vous raconter l’histoire du dentiste ou de la buanderie à nouveau et j’ai aussitôt renoncé. Voyez-vous l’Augmentin, s’il améliore un peu mon état de santé semble détériorer beaucoup mon moral et je suis bien incapable de m’attarder sérieusement sur les histoires marrantes, et le voile, Bernhardt, le dentiste et la buanderie en sont. Je vais donc plutôt vous raconter des histoires d’odeur. Ou plutôt de puanteur. Take it or leave it. A Varna, certes la neige ne se recouvre pas d’une pellicule grise en quelques heures en raison de la pollution, mais les odeurs plus nauséabondes les unes que les autres font beaucoup de tort au système digestif des habitants j’en suis sure. Le fumet le plus insupportable est celui de l’argent sale.  Et oui, contrairement a l’idée fortement implantée dans nos esprits helvétiques (schlah schlah séance d’auto flagellation), l’argent a bel et bien une odeur. Et elle sent très très mauvais. De toutes les odeurs que j’ai senties ici en Bulgarie c’est celle dont la fragrance est la plus entêtante. Il est très difficile de s’en débarrasser. Et contrairement à ce que vous pourriez penser vu mes précédents messages, ce n’est pas la misère qui rend l’odeur de l’argent, lorsqu’elle nous fait l’honneur de se pointer si frappante, mais bien le luxe, l’outrance, les excès, le tape à l’œil. Par ou commencer? Vous ai-je déjà parleé de l’étalage de boutiques mono-marques à Varna? A part à NYC je n’avais nul part vu de magasins représentant une seule marque de baskets par exemple. Ici, dans le centre ville de Varna, Adidas, Nike, Reebok etc. ont leurs propres enseignes. Des franchises bien sur, vendues probablement à quelques mafieux ukrainiens, géorgiens ou russes, qui sait? Les bulgares semblent être si pauvres qu’ils ne peuvent même pas s’offrir leur propre mafia, ou du moins, ils ne peuvent plus. C’est devenu&lt;br /&gt;trop côté la mafia en Bulgarie, seuls les excessivement riches peuvent en faire partie, c’est un club très fermé. Les américains se sont fait un plaisir, et ceci des 1993 apparemment, d’accorder toutes les franchises possibles et imaginables aux bulgares. Varna a donc trois Mc Donalds au moins (je n ai pas encore visité tous les quartiers de la ville), mais bon, le Mc Donald cela peut encore se concevoir.  Au moins il y a des gens qui s’y nourrissent, parfois même il est plein, et finalement cela a son charme de devoir y attendre un café infect dix minutes car la machine n’était pas en marche. Cela me change des fast-food ouest-européens ou tout est vraiment si « fast » qu’on ne se souvient même pas d’y être entrés. Là ou les histoires de franchises me restent un peu dans la gorge c’est lorsqu’elles servent de couverture à des histoires de blanchiment d’argent. Le cas de Pizza Hut est le plus frappant à Varna. Je passe tous les jours devant ce  restaurant, et je l’avais déjà remarqué au mois de décembre, (peut-être même vous en avais-je déjà parle) et il est toujours vide. Il y a du personnel, qui sourit avec empressement quand on fait mine de pousser la porte, tout heureux qu’il serait de voir ne serait-ce que deux ou trois quidams en faire autant dans la journée, mais pas de clients. Ou si, très peu de clients. Or l’arcade occupée par ce restaurant est une des plus chères de la ville. Comment peut-on m’expliquer à moi qu’un business man moyen, il n’a pas besoin d’être super futé, en général lorsqu’ils le sont, ils sont déjà à la retraite à trente ans, qui d’un tant soit peu futé, voudrait faire ce métier plus longtemps ? – paie un loyer maximum pour un chaland minimum ? Des salaires, des uniformes, une devanture, une enseigne, une franchise et tout cela depuis plusieurs années alors qu’il y a dans son commerce un maximum de vingt clients par jour ? A mon avis le business man en question envoie son gérant sortir des tickets de caisse de minuit à six heures du matin tous les soirs. Le business man peut alors très honnêtement ne pas payer ses impôts à l’état bulgare. Bon, je suis un peu énervée contre le Pizza Hut probablement car la dernière pizza que j’ai mangée venant de chez eux à Genève m’a rendue malade. Mais enfin, je pourrais en dire autant de toutes ces boutiques de baskets, de la plupart des magasins de bijoux, de prêt-à-porter et tutti quanti. De tous les commerces (boutiques et restaurants confondus) qui sont situés au centre ville, à peine un quart doit rentrer dans ses frais… et pourtant chaque jour quasiment il y en a un nouveau qui ouvre ses portes.&lt;br /&gt;Vous me direz, il doit y avoir des clients sinon cela doit faire bizarre tous ces magasins vides en centre ville. Oui, oui, il y a des gens, mais pas de vrais gens. Si en Suisse la plupart d’entre nous peuvent se permettre un mc do, un pizza hut ou toute autre nourriture pré-mâchée du genre, ici c’est loin d’être le cas. Un Big Mac coûte sept leva (3,5 euros), ce qui représente 1/26ème à peu près du salaire bulgare moyen. Alors on y réfléchit à deux fois avant d’emmener son gosse manger un truc après lequel il ne mettra même pas aune heure avant d’avoir à nouveau faim. Donc on est bien d’accord, ce ne sont pas les vrais gens qui mangent au Mc Donald en Bulgarie, ce sont les mêmes que ceux qui achètent leur pommes de terre au Bon Génie à Genève ou que ceux qui garent leur voiture sur le trottoir juste devant le George V à Paris. Je n’ai rien contre eux, bien au contraire, je les adore, ils semblent être les seuls personnes pour qui l’argent n’est pas un problème, et leur fréquentation a le don de me faire oublier le plus important de mes soucis… m’enfin, nous sommes bien d’accord, ils ne sont pas tout à fait réels. Ils vivent dans un autre monde, voire dans plusieurs autres mondes. Soit, Varna est une des plaques tournantes de l’argent sale, croyez-moi sur parole, ça je peux m’y faire. Après tout, non seulement je suis suissesse, mais je suis qui plus est genevoise et si les histoires de magouilles mafieuses genevoises n’ont pas réussi à m’atteindre le moral, je ne vois pas pourquoi les mêmes histoires transposées en Bulgarie devrait y parvenir. Mais c’est qu’en Suisse, à ma connaissance du moins, la plupart d’entre nous sont honnêtes. Attendez, ne partez pas en courant, je ne me fais pas d’illusions sur la nature humaine… je reprends, la plupart d’entre nous sont bien obligés d’être honnêtes, la loi, le sport national (la délation) etc. nous y obligent. Or ici en Bulgarie, il se trouve que la situation est exactement inverse : la plupart des gens sont malhonnêtes, à nouveau, ne partez pas, je ne jette la pierre à personne, mais oui, la misère, l’histoire économique des cinquante dernières années contraignent la plupart des gens à tricher ou à crever. Et c’est là que cela me rend dingue, car si nous avons mis en place dans notre très chouette Europe de l’Ouest des systèmes permettant que chacun se sente en sécurité chez lui, son assurance chômage prise en charge à cinquante pourcent par son employeur, nous sommes très forts pour prêcher de la main droite une chose et de la gauche son contraire. Je vous donne un exemple directement issu de cette pratique.  &lt;br /&gt;Une société de distribution de mécaniques médicales dont je tairais le nom est, ici à Varna, une des deux représentantes officielles de la firme Olympus. Ils vendent pour le compte de celle-ci, en percevant une commission plus ou moins importante, on s’en moque, des endoscopes, des machins-machins à système optique (c’est cela qu’il faut retenir) etc. Ces bécanes valent des sommes qui tournent autour des 10'000, 20'000 euros selon. Cette firme dont le siège est à Sofia emploie plusieurs centaines de personnes dans plusieurs villes du pays. Il se trouve que pas un seul des employés de cette société n’est assuré convenablement. Je vous épargne le laïus sur les assurances accident, travail etc. qui ne sont même pas envisageables et vous parlerai uniquement de la seule des ces assurances qui soit suffisamment obligatoire pour être respectée en principe : l’assurance chômage. Aucun des employés de cette firme n’est déclaré à son réel salaire auprès de l’assurance chômage. Pour faire simple, la firme devant payer la moitié de l’assurance de ses employés, préfère déclarer leur ensemble au salaire minimum afin de diminuer ses charges. Et le plus incroyable est que les employés acceptent. Les bulgares ont été trop longtemps  communistes pour se permettre la moindre parole qui puisse être taxée de syndicalisme et trop crève-la-faim pour pouvoir se permettre d’ouvrir leur gueule tout court… Là ou cela atteint des proportions tellement dingue que je suis à deux doigts de prendre l’avion pour aller mettre mon poing dans la figure de M. Olympus (entre autres), c’est lorsqu’on apprend que lors de la vente d’une de ses supers bécanes, la firme dont j’ai tu le nom (mais dois-je vraiment hein ?) joue le jeu de la corruption plus loin encore en versant au décideur (celui qui valide l’achat chez le client) jusqu’à quinze pourcent du prix de la machine en bakchich. Bien évidemment, tout le monde ne peut se permettre de tels achats, se sont uniquement les hôpitaux d’état qui peuvent disposer de tels fonds. Cela se passe donc comme cela : j’achète un endoscope à 10'000 euros, le commercial me fait une facture de 12'000 et j’empoche les 2000 euros de différence. Une fois que le distributeur s’est servi, le reste de l’argent finit chez Olympus. Olympus filerait (j’utilise le conditionnel, sait-on jamais qui lirait ce mail) donc des dessous de table à ses acheteurs et surtout M. Toutlemonde en Bulgarie se fait 2000 euros d’argent de poche en achetant un ceci ou un cela. Du coup  cela explique que  les cafés ou l’on paie le même prix qu’à Genève ici à Varna fleurissent. Forcément, les enfants de M. Toutlemonde ils ont une tonne de fric à dépenser. Et le M. Toutlemonde en question n’est pas un mafieux, c’est un fonctionnaire ordinaire qui touche deux cent leva par mois. &lt;br /&gt;Quelqu’un m’a dit que la Bulgarie avait bouclé les vingt-trois des trente chapitres assignés par l’UE afind d’être candidate en 2007. Je vous le demande savez-vous (oui, c’est une question sérieuse) si l’un de ces chapitres est consacré à la corruption, au blanchiment d’argent etc. ? Bon, je vous ai donné quelques exemples comme ça, motivée surtout par ma colère et plus encore par ma quasi-asphyxie ici au cyber café ou tout le monde toraille à mort. La fumée de clope, je le découvre, cela énerve les tuberculeux. Je ne sais pas si je vous donne véritablement les moyens de vous faire une micro-idée en rationnalisant ainsi. Je vais donc être partiale et je me fiche que ma formation m’ait avant tout appris à relativiser : les bulgares sont des crève-la-faim corrompus. Et ceci à tous les niveaux. Tiens, même mon appartement que je n’ai pas pu louer sans arnaques. Nous avons fait deux contrats, un à destination de mon employeur en Suisse sur lequel le vrai montant du loyer est mentionné, l’autre sur lequel seule la moitié de ce montant est mentionnée à destination du bureau des impôt local. J’ai bien essayé d’y échapper mais pas moeen, tous les appartement que l’on m’a proposés étaient dans le même cas de figure et cette petite « dalavera » (arnaque en bulgare), semble être des plus communes. On ne peut même pas leur en vouloir tant c’est le système sous le système qui maintient tout le monde soudé autour de lui. C’est bien comme ça en Tatounasie, mais il n’y est pas question sérieusement d’UE ? Je sais, d’accord, j’admets, beaucoup d’entre nous cherchent à gruger les impôts, soyons réalistes, c’est très très con puisqu’il paraît que les bénéficiaires des impôts c’est ceux-là même qui les paient, mais c’est compréhensible. Mais que diriez-vous d’un endroit ou vos droits élémentaires à la vie sont remis en question par ce genre de pratiques ? que penser de tous les enfants qui crèvent la dalle dans les rues de Varna car leurs parents licenciés n’ont touché que le minimum de leur salaire via le service du chômage et encore, seulement pendant trois mois ? Moi je trouve cela inadmissible. Triste. Alors merde, cela veut dire quoi que les bulgares n’ont pas la fibre révolutionnaire? C’est vrai, c’est possible, après tout ce sont les russes qui ont chassé les turcs de Bulgarie et c’est les américains qui en ont chassé les russes. Les bulgares eux se sont contentés d’instaurer des jours de commémoration pour le tout. Mais il doit bien y avoir un Gandhi quelque part en Bulgarie ? Qui échoue certes, mais qui s’exprime ? Il doit bien exister ce type prêt à sacrifier sa peau pour le bien être des générations future ET qui parvienne à se faire entendre ? Ou alors est-ce si démodé de militer après tant d’années de communisme ? Je dis ça moi, j’ai l’air de râler c’est vrai, mais ne me faites pas confiance, gare, gare, il n’y a pas si longtemps, j’ai fait cette réflexion à un ami partant protester contre les colonies israéliennes en Palestine qu’aucune cause ne valait la mort d’un homme. Et bien, j’ai été conne, j’ai eu tort. Elles sont nombreuses, bien au contraire...&lt;br /&gt;Pourquoi, non mais sérieusement pourquoi, expliquez moi pourquoi dans des pays comme.. au hasard, la Tatounasie et la Bulgarie n’y a-t-il plus jamais de grand insurgé qui sache faire entendre sa cause ? Et ne me ramenez pas la crêpe frite hein.. il s’est certes insurgé, mais il a fini par céder. A quel prix je préfère ne pas le savoir. Et ces Tatounasiens et ces bulgares qui passent leur temps à râler que a) ce n’est pas possible à cause de b) qui n’est pas possible à cause de c) qui n’est pas possible à cause de d), me fatiguent véritablement. Aujourd’hui, malgré mes bronches poussives, j’ai gueulé un bon coup contre l’employée de la firme représentant Olympus d’être assez crétine pour accepter une situation pareille. Je l’aime bien pourtant, et puis surtout je suis très consciente que les bulgares ont une culture politique, économique, syndicalistes biaisée, mais je n’ai pas pu m’empêcher d’oublier que la connerie aussi est tout à fait relative et qu’ici ou à Genève, les cons ne sont pas les mêmes. Mea culpa. &lt;br /&gt;A part tout cela? Il fait beau et pour la première fois de ma vie j’ai été alléchée par une odeur de pommes. En Suisse je m’éloigne de certains étalages trop odorants pour être honnêtes. En Bulgarie, l’odeur des pommes peut vous atteindre en pleine gueule depuis l’autre côté de la rue. Si crève-la-faim que les engrais chimiques leurs sont trop couteux et d’un coup de baguette tragique toute leur production agricole est bio !&lt;br /&gt;Prenez soin de vous comme un bulgare le ferait.&lt;br /&gt;Zafrou&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-4459926253755402100?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/4459926253755402100/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/05/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe_15.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/4459926253755402100'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/4459926253755402100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/05/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe_15.html' title='Bulfuckingarie ou le journal d&apos;un passé en mouvement, chapitre 20'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SjpvcKKPWGI/AAAAAAAAAGY/fonXSKCNVtA/s72-c/varna+(14).jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-549462826888696083</id><published>2009-04-16T11:27:00.002+02:00</published><updated>2011-11-02T11:32:06.088+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='kunst'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bravos'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Love'/><title type='text'>miss you John...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-8ZA7_L-JB6Y/TrEb9Mwh6sI/AAAAAAAAALY/ZC5CdiUjyY8/s1600/john%2Bfante%2Ba%2Bl%2Buni.jpeg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 184px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-8ZA7_L-JB6Y/TrEb9Mwh6sI/AAAAAAAAALY/ZC5CdiUjyY8/s200/john%2Bfante%2Ba%2Bl%2Buni.jpeg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5670344144046910146" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;... et si par égoïsme pur, moi aussi je préfèrerais te voir dans un palazzo italien, je n'en suis pas moins ravie à l'idée que des inédits sont à présent accessibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;in "L'Hebdo", 16 avril 2009&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-549462826888696083?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/549462826888696083/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/04/miss-you-john.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/549462826888696083'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/549462826888696083'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/04/miss-you-john.html' title='miss you John...'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-8ZA7_L-JB6Y/TrEb9Mwh6sI/AAAAAAAAALY/ZC5CdiUjyY8/s72-c/john%2Bfante%2Ba%2Bl%2Buni.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-5737814374183493962</id><published>2009-04-15T19:16:00.000+02:00</published><updated>2009-06-18T19:19:02.599+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bored?'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bulfuckingarie'/><title type='text'>Bulfuckingarie ou le journal d'un passé en mouvement, chapitre 19</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/Sjp29I1EgGI/AAAAAAAAAGo/HOeZZxxKShU/s1600-h/varna+(0).jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/Sjp29I1EgGI/AAAAAAAAAGo/HOeZZxxKShU/s200/varna+(0).jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5348718300170059874" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le  pays dont j’aime la gadoue, la gadoue, la gadoue, la gadoue...&lt;br /&gt;Me voila de retour et j’ai l’impression de n’être jamais partie. Genève et ses habitants ont tout de suite repris la place irréelle qu’ils ont acquise dans mon esprit durant le mois de décembre. Je suis constamment seule en moi-même, contrairement à l’état d’esprit dans lequel je suis généralement lorsque je suis en contact trop rapproché avec les gens que j’aime, et pourtant il s’est passé beaucoup de choses, j’ai formulé depuis mon retour beaucoup de questions et il ne manquera pas de naître dans les prochaines semaines de cette première semaine 2003 en Bulgarie des pensées interminables. &lt;br /&gt;J’ai retrouvé l’aéoroport de Sofia avec un grand plaisir. Le fait d’avoir volé cette fois avec la toute naissante Swiss (et là je vos informe à contre-pied des ragots terrifiants qui circulent à ce sujet c’est une expérience tout à fait passable) m’a permis d’arriver à Varna en milieu d’après-midi. Après la pluie genevoise, la grise neige zurichoise, l’atmosphère moite d’humidité de Sofia m’a semblé être un cadeau que le ciel me faisait pour me faire oublier les frimas du froid genevois avant mon départ. M. Arrachorganevital avec qui nous avions échangé quelques mails afin de nous informer de nos dates de retour respectives attendait patiemment ses valises derrière la douane ou j’attendais également pour obtenir un tampon m’autorisant un séjour de vingt-neuf jours consécutifs dans le pays. J’étais impatiente d’ê^tre à Varna, impatiente d’être à nouveau loin encore de la para-réalité suisse et impatiente d’oublier jusqu’à l’existence même d’une vie pour moi au-delà de ce séjour. La coupure des fêtes de fin d’année en Suisse si elle a provoqué bien des dégâts (temporaires, je vous rassure) quant à mes rapports avec ce pays et ses habitants, que je les aime ou non, m’a donné envie de partir plus loin encore que Varna, si possible sur une planète aussi éloignée que chaude, et a fait beaucoup de bien à mes rapports avec la Bulgarie. J’ai été très attentive durant mon séjour genevois à toutes les choses qui faisaient mine de me manquer au mois de décembre en Bulgarie. J’ai pu ainsi constater qu’elles ne me procuraient aucun réel réconfort. Que c’est tout simplement de ne pas les avoir à disposition qui leur a donné de la valeur, qu’intrinsèquement, elles n’en avaient probablement jamais eu aucune à mes yeux. La boue, la circulation, la crasse, l’humidité, l’incertitude de toute chose et les paysages marrons, bleus, gris et blancs hivernaux de la Bulgarie m’ont donc semblé autant de choses familières dans lesquelles j’étais prête à me roule passionnément avec le plus grand des bonheurs. &lt;br /&gt;Krasimir, mon beau moustachu, qui se fera d’ailleurs un plaisir d’accueillir chacun et chacune d’entre vous qui daignerez découvrir la Bulgarie sous mon règne, était lui aussi au rendez-vous et nous avons lui et moi passé quelques longues heures à bavarder au fond de son taxi en attendant M. Arracheorganevital qui réglait ses affaires sofiotes. Il nous a ensuite conduit à la gare routière ou nous avons pris un bus merveilleusement confortable à destination de Varna. Le trajet s’est passé pour moi le plus naturellement du monde. Je rêvassais, les yeux fixés sur la nuque du beau jeune homme chauve assis devant moi, à ma chambre au technicum en frissonnant de joie à l’idée de la retrouver. Les heures, au nombre très exact de six, qui se sont écoulées dans ce bus m’ont semblées trop longues et trop brèves à la fois. Trop longues comme lorsqu’on s’impatiente et trop brèves comme lorsqu’on connaît bien le chemin et qu’on se remémore l’avoir trouvé très long la première fois qu’on l’a pris. &lt;br /&gt;Après avoir échangé à Veliko Tornovo mes coordonnées avec celles du jeune homme à la nuque gracile et à l’anglais impeccable, j’ai enfoncé plus profondément les écouteurs de mon lecteur de mini disques dans mes oreilles et me suis exercée à danser « batawaness bik » de Warda sans bouger les fesses durant le reste du trajet. L’arrivée à Varna s’est faite vers 1h30 le lendmain déjà, alors que je parvenais pour la première fois à exécuter un huit parfait du bassin sur l’introduction instrumentale de cette chanson que je devais écouter pour la dix-millième fois. &lt;br /&gt;Le gardien du Technicum ne dormait que d’un œil, averti de mon retour qu’il était par Maria, et c’est sans encombres que je suis rentrée dans mon home, sweet home, de deux ou trois jours au plus encore. J’ai retrouvé les choses telles que je les avais laissées exactement et sans faire plus de chichis, je me suis ruée dans mon lit, sans me doucher, comme les personnes confiantes du niveau d’hygiène de leur environnement, puisque c’est bien le leur. &lt;br /&gt;Le lendemain en fin de matinée, Svetlana me téléphonait pour m’informer du rendez-vous fixé avec l’agence immobilière afin que nous retirions les clés de mon nouvel appartement et Maria m’informait en me croisant dans les couloirs du Technicum que ma présence était de rigueur le soir même chez elle. &lt;br /&gt;Après avoir fait mes salutations et transmis mes vœux pour la nouvelles année à chacune des personnes croisées dans les bureaux ou les couloirs de la maison, et cela fait beaucoup, j’ai pu rejoindre le centre ville et vaquer à mes occupations immobilières. Le soir, chez Maria, une petite fête de bienvenue avait été organisée en mon honneur et j’ai peu en la compagnie de la fort charmante Nina, de Radka, Pavel et Maria elle-même faire bénéficier tout le monde de mon bonheur d’être là. C’est repus de plaisir et de chaleur humaine que je suis ce soir là encore rentrée me coucher. &lt;br /&gt;J’ai encore passé suite à cela deux nuits au Technicum, grâce à l’aide de Svetlana, de M. Arracheorganevital et surtout de Pavel, j’ai pu dormir dans mes nouveaux quartiers. J’ai bien sur durant la première semaine de l’année 2003 à Varna bu beaucoup de verres, avec beaucoup de gens, fait bien des démarches administratives, rencontres divertissantes et eu pas mal de mésaventures encore, dont quelques chutes cinématographiques, mais j’avoue être tout à fait incapable de vous en faire le récit en raison de l’était de santé déplorable dans lequel j’étais durant ces derniers jours. J’ai tenu mon journal à jour, mais je suis à la fois fière et honteuse de vous avouer que pas une seule des phrases que j’y ai écrite n’est complète ou ne se targue simplement de posséder un verbe. Je me contente donc de vous dire que c’était bien, bronchiteux et fortement vaporeux, mais bien. Je suis loin encore d’être débarrassée de cette infection et ne vais donc pas abuser de mon énergie toute timide et vous quitte non sans vous serrer fort contre mon poitrail vrombissant….&lt;br /&gt;Je vous embrasse&lt;br /&gt;Zafrou  sous le vent, les pieds dans la gadoue.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-5737814374183493962?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/5737814374183493962/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/04/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/5737814374183493962'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/5737814374183493962'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/04/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe.html' title='Bulfuckingarie ou le journal d&apos;un passé en mouvement, chapitre 19'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/Sjp29I1EgGI/AAAAAAAAAGo/HOeZZxxKShU/s72-c/varna+(0).jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-8936763622042171403</id><published>2009-04-09T17:45:00.000+02:00</published><updated>2011-11-02T11:51:00.518+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='kunst'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citizens of humanity'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='weirdo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='shrink'/><title type='text'>Des conséquences littéraires de la décolonisation</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-8udsDzrxg3w/TrEgdzo-gqI/AAAAAAAAALk/z9DaTO9_UCA/s1600/gogol.jpeg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 140px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-8udsDzrxg3w/TrEgdzo-gqI/AAAAAAAAALk/z9DaTO9_UCA/s200/gogol.jpeg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5670349102286537378" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Gogol, né en 1809 en Russie (Sorotchintsy). Aujourd'hui, c'est l'Ukraine.&lt;br /&gt;Alors ils se foutent sur la gueule. Evidemment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;in "L'hebdo", 9 avril 2009&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-8936763622042171403?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/8936763622042171403/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/04/des-consequences-litteraires-de-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/8936763622042171403'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/8936763622042171403'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/04/des-consequences-litteraires-de-la.html' title='Des conséquences littéraires de la décolonisation'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-8udsDzrxg3w/TrEgdzo-gqI/AAAAAAAAALk/z9DaTO9_UCA/s72-c/gogol.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-993720926355818690</id><published>2009-03-26T09:39:00.001+01:00</published><updated>2009-03-26T22:11:58.083+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citizens of humanity'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sarkipend'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='from gauchisme with love'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bravos'/><title type='text'>Ah, Jean-marie...</title><content type='html'>... tu sais que tu me fais mal au coeur? De la peine. Je t'envoie ce message de soutien pour que tu saches que certains comprennent, savent, compatissent. Je vais pas m'étaler là, parce que justement j'ai compris et je n'en rajouterai pas. Mais crois-moi, j'imagine bien à quel point cela doit être difficile d'avoir fait la couverture de Match, ciré des pompes d'envergure internationale, léché des culs universels, d'avoir été la grand méchant loup d'un pays comme la France, bref, d'avoir frôlé la présidence (sic) et d'être soudainement ravalé au rang de parlementaire européen, de nobody sur le banc de l'amour de la gloire et de la beauté françaises. Tu souffres. I know, I know. I AM AWARE. Et je te comprends. Et je t'admire aussi car tu es perpétuellement en train d'essayer de rebondir et pour ça tu n'hésites pas, tu sais bien qu'en soignant le détail ... tu feras la une du moindre torchon européen. C'est cousu de fil blanc, mais ça marche, plus c'est gros, plus c'est con, plus ça marche, et ça aussi Sarkipend te l'a piqué. Enfin, c'était juste quelques mots, from gauchisme with love, pour dire au vieux filou que tu es, que quand on est laid, on est laid, et qu'un string et des dentelles fluo par çi par là, ça change rien, y'en a à qui on la fera toujours pas...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-993720926355818690?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/993720926355818690/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/03/ah-jean-marie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/993720926355818690'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/993720926355818690'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/03/ah-jean-marie.html' title='Ah, Jean-marie...'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-4676647981241249769</id><published>2009-03-24T13:48:00.000+01:00</published><updated>2009-03-24T13:48:09.497+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='kidos'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Suisse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='weirdo'/><title type='text'>Bébé à vendre</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SYTCVMSX1_I/AAAAAAAAAAs/49Qia56CxP0/s1600-h/bebe+a+vendre.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 144px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SYTCVMSX1_I/AAAAAAAAAAs/49Qia56CxP0/s200/bebe+a+vendre.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5297572731025872882" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;The Bradford Group: un exemple incroyable de créativité business. Rassurez-moi, ils ont d'autres marchés cibles que la Suisse?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le monde d'un petit bébé est plein de calme et de douceur, tout particulièrement lorsqu'il est tenu avec tendresse dans les bras protecteurs de ceux qui l'aiment! Bradford Exchange vous présente la toute dernière création de la remarquable artiste Linda Webb: "Emmy, la petite merveille". Profitez d'un charmant chef-d'oeuvre de l'art des pourpées, qui va vous faire fondre. Les ongles des mains et des pieds de ce petit amour ont été mis en couleurs méticuleusement à la main; de même ses cheveux roux soyeux et bouclés et ses cils ont été implantés soigneusement à la main.&lt;br /&gt;AVEC DES VETEMENTS CONFECTIONNES SUR MESURE&lt;br /&gt;Sur sa peau délicate, en vinyl RealTouch, qui imite de façon incroyablement réaliste l'aspect de la peau des bébés, "Emmy" porte un mignon dors-bien blanc, une couche et un petit gilet rose en tricot. Invitez chez vous cette petit merveille pour l'aimer, en la réservant de préférence aujourd'hui même! "Emmy" mesure environ 25 cm. Complète avec ses vêtements.&lt;br /&gt;Prix d'émission: Fr 99.90 ou 2 mensualités de 49.95 (+ Fr 9.90 Expédition et service).&lt;br /&gt;Avec garantie de reprise de 12 mois.&lt;br /&gt;Pour les commandes sur Internet-Shop veuillez introduire le code 49077 dans l'espace prédisposé: www.bradford.ch"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-4676647981241249769?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/4676647981241249769/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2008/10/bebe-vendre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/4676647981241249769'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/4676647981241249769'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2008/10/bebe-vendre.html' title='Bébé à vendre'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SYTCVMSX1_I/AAAAAAAAAAs/49Qia56CxP0/s72-c/bebe+a+vendre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-524223102161288972</id><published>2009-03-22T21:48:00.000+01:00</published><updated>2009-03-22T22:31:53.492+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citizens of humanity'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='micro-combat'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Suisse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='tivou'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Femmes'/><title type='text'>Hej hej Madame Claude...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/ScauQugoWXI/AAAAAAAAAEg/jRvHDAAdvP8/s1600-h/madame+caroline.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 112px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/ScauQugoWXI/AAAAAAAAAEg/jRvHDAAdvP8/s200/madame+caroline.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5316128012543482226" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;... toi qui a l'air d'avoir à cœur la protection de tes enfants, est-ce toi qui a fait en sorte que le journaliste ne te pose pas la question qui tue à l'issue de tous les mensonges et pseudo-arguments que tu as énoncés durant cette brève &lt;a href="http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&amp;program=44#tab=lastvideos;vid=10484071"&gt;interview&lt;/a&gt;? Aurais-tu fait le nécessaire pour lui faire taire la question qui va de soi lorsqu'on t'entend affirmer que le fait de répondre voilée comme l'épouse du plus rétrograde des ouléma et la voix brouillée est lié à ton état de mère de famille? A ta volonté de protéger tes enfants? Et cette question, en vrai, entre toi et moi, es-tu capable d'y répondre sans chier dans ton froc? Alors Caroline, dis-moi... ça te ferait quoi que ces enfants, que tu protèges si ardemment en digne mère que tu sembles être, à leur tour se prostituent pour payer leurs études? Serais-tu solidaire de leur proxénète et fière de ton corps de métier si tu l'entendais dire qu'il est heureux de les avoir aidé à financer leurs études? Comprendrais-tu encore ton client David qui se dit "déculpabilisé" de savoir que son coup de queue paie un morceau de cours ex-cathedra? Si il y avait autre chose que la cupidité et l'insensibilité dans le triangle constitué par ton cœur et tes deux oreilles, tu rougirais de la tête aux pieds à cette question. Mais comme ton métier par un sublime pléonasme te met à l'abri des sentiments, tu gardes la tête froide et t'arranges pour obtenir la clémence du journaliste et prêcher la tolérance en faisant appel à la grandeur d'âme des téléspectateurs là où pourtant, toi, tu ne leur proposes que stupre, vénalité et manque d'éducation.&lt;br /&gt;In "Mise au point", Télévision Suisse Romande, 22 mars 2009&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-524223102161288972?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/524223102161288972/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/03/hej-hej-madame-claude.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/524223102161288972'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/524223102161288972'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/03/hej-hej-madame-claude.html' title='Hej hej Madame Claude...'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/ScauQugoWXI/AAAAAAAAAEg/jRvHDAAdvP8/s72-c/madame+caroline.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-2581779494540931929</id><published>2009-03-17T11:45:00.000+01:00</published><updated>2009-03-19T17:45:56.893+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Suisse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Game on'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ah dou dou dou dou dou ahhhh'/><title type='text'>Défi helvétique</title><content type='html'>Les nouveaux suisses sont si nuls en helvétitude, ceux que je fréquente du moins, que c'est sans peur que je leur lance un défi: me battre au &lt;a href="http://www.helvetiq.ch/jeu-helvetiq.php"&gt;HelvetIQ&lt;/a&gt;. Produit en Allemagne, et non en Chine, ou encore, quelle idée, en Suisse, ce jeu permet avec 300 questions d'en savoir plus sur ses origines... originelles ou adoptives. Et, last but not least, de devenir conseiller fédéral. Au pire on révise, au mieux on se découvre meilleur suisse qu'on ne croyait l'être: Rhâ lovely!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-2581779494540931929?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/2581779494540931929/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/03/defi-helvetique.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/2581779494540931929'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/2581779494540931929'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/03/defi-helvetique.html' title='Défi helvétique'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-1246776892636392010</id><published>2009-03-16T12:32:00.000+01:00</published><updated>2009-03-19T23:02:21.110+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citizens of humanity'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='micro-combat'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Suisse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Femmes'/><title type='text'>Swiss made ménagère de moins de 50 ans</title><content type='html'>Cette femme cuisine, repasse, va chez le coiffeur, tend des mains chaleureuses, conduit prudemment (elle-même, WOW), fait aussi des freinages d'urgence (double-WOW), évitant ainsi d'écrabouiller une femme de couleur (triple-WOW). Cette femme est grande et classique, non, heu, pardon, ça c'est sa villa. Reprenons, cette femme a appelé son chien Attila (quadruple-WOW, mais là j'arrête, je vous laisse faire la bande-son), cette femme est là pour ses enfants en cas de besoin, de petits ou de gros chagrins, a du lutter pour son couple, vaincre des obstacles. Cette femme a un mari qui travaille énormément, cette femme a une femme de ménage, cette femme est une "Ménagère plus que parfaite". Et cette femme est l'épouse d'un conseiller national UDC (la droite de la droite de la Suisse) qui vient d'écrire un livre* (inspirée par l'initiative similaire de Paris Hilton) sur sa vie de femme au foyer. Jusqu'à la femme de ménage, je ne voyais pas trop en quoi cette femme était dlaballe, contrairement à &lt;a href="http://www.hebdo.ch/_1027_.html"&gt;Sabine Pirolt&lt;/a&gt;, journaliste à L'Hebdo, qui soit a un humour extraordinaire mais dangereusement discret, soit a collé ses gosses en crèche à l'âge de 2 jours (mais parle-t-on d'âge, à cet âge là?), soit n'est jamais sortie de chez elle, soit, pire, est sortie, mais s'est perdue dans sa rue! Je suis surement un peu dure, mais j'ai du mal à comprendre en quoi cette femme (voir ci-dessus) est si extraordinaire. Elle lave, repasse, sert des mains, fait du boudin (beurk), donne un nom exotique a son chien, a un canapé élimé et a fait un beau mariage (bon, y'avait trois paquets surprise, enfin, ça dépend de quand date la rencontre pour la surprise, faut que j'arrête, je pars en vrille là...). Et surtout, j'ai encore plus de mal à comprendre le: "Elle conduit prudemment, effectue même un freinage d'urgence pour laisser passer une femme de couleur encore éloignée du passage pour piétons et étonnée de cette diligence". Je suis complètement zinzin ou ma chère Sabine suggère qu'en principe, le reste de l'humanité i.e. tout le monde à l'exception de cette femme extraordinaire, aurait fait un détour pour shooter la négresse? Appelons un chat un chat, marde!&lt;br /&gt;In "L'Hebdo", 27 novembre 2008&lt;br /&gt;*"La chaleur du nid, du boudin pour Monsieur le conseiller fédéral", Rösli Zuppiger&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-1246776892636392010?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/1246776892636392010/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/03/swiss-made-menagere-de-moins-de-50-ans.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/1246776892636392010'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/1246776892636392010'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/03/swiss-made-menagere-de-moins-de-50-ans.html' title='Swiss made ménagère de moins de 50 ans'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-4358401016618672162</id><published>2009-03-15T20:25:00.001+01:00</published><updated>2009-06-19T00:21:17.884+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bored?'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bulfuckingarie'/><title type='text'>Bulfuckingarie ou le journal d'un passé en mouvement, chapitre 18</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/Sjq0XcJNMHI/AAAAAAAAAHA/ehGQiggzzWY/s1600-h/ivan+bogorov+devet+(39).jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/Sjq0XcJNMHI/AAAAAAAAAHA/ehGQiggzzWY/s200/ivan+bogorov+devet+(39).jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5348785822240682098" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;The rain in spain may stay in the plane&lt;br /&gt;Le week-end a été éprouvant. Beaucoup de rendez-vous de tous les côtés de la ville, très éloignés les uns des autres et surtout un froid terrible. Le chauffage est à nouveau coupé dans mon home, sweet home et je me suis réveillée plusieurs fois ces deux dernières nuits avec le nez en glace et les pieds à la limite des engelures. Très peu de temps entre tous ces rendez-vous pour prendre quelques heures pour relater ces journées et donc, peu de temps aussi pour vous en envoyer les extraits. Mais je suis certaine qu’aucun de vous ne m’en voudrai, ça doit vous faire des vacances. Qui plus est selon rafu, le seigneur des anneaux, deuxième édition est sorti au cinéma et je pense qu’il vaut pour le moins mon blabla (dreun-dreun en bulgare). J’ai fait la connaissance de plusieurs personnes ce week-end encore, quelques peintres et surtout une galeriste qui représente les créateurs de bijoux dans la ville de Varna. C’est une belle fausse rousse d’une quarantaine d’années dont le mari organise des excursions « écologiques » dans le sud bulgare. Elle est pleine de vie et d’humour et nous avons passé ensemble hier une bonne partie de l’après-midi. Nous avons parlé italien ensemble et nous nous sommes très vie trouvé un point commun : la musique orientale. Elle a fait la connaissance il y a quelques années d’un homme d’affaire égyptien, passionné de musique lui aussi comme il se soit, et a grâce à lui découvert les merveilles du patrimoine musical arabe. Une grande partie de la conversation s’est passée alors qu’elle écoutait d’une oreille des chansons de Warda et d’Om Kalsoum que j’ai enregistrées pour les avoir avec moi durant mon séjour et que j’ai voulu lui faire écouter. Etant passionnée de musique et danses, elle va m’organiser à mon retour les cours de danses folkloriques que je souhaite prendre. Elle a proposé de me présenter comme potentiel professeur de danse le chorégraphe responsable de l’ensemble folklorique de Varna, mais j’ai préféré attendre d’être d’abord danseuse étoile avant de me lancer là-dedans sans pudeur…&lt;br /&gt;A mon retour le programme risque d’être aussi chargé que ces dernières semaines. Je dois non seulement bucher comme une dingue pour le projet, mais aussi rencontrer le personnel des écoles bilingues de Varna, le chorégraphe en question, un des œnologues aussi connu en Bulgarie pour sa cave que pour sa francophilie ainsi que tous les peintres ayant pignon sur rue dans la région. En effet, j’ai visité la semaine dernière le centre d’art contemporain de Varna et c’était si horriblement misérable que je n’ai pu m’empêcher d’en faire la remarque à Svetlana. Celle-ci s’est récriiée qu’il ne fallait surtout pas aller là-bas car il n’y avait rien à y voir sauf si on aime les croûtes, mais qu’il fallait aller directement chez les galeristes ou chez les peintres, dans leurs ateliers. Elle m’organise donc une tournée, en échange de quoi, j’ai accepté de faire une conférence sur la musique arabo-andalouse dans le cadre de la faculté des beaux-arts de Varna. Ne cherchez pas à comprendre, moi-même je n’ai pas bien capté comment je me suis retrouvée embarquée là-dedans si ce n’est que Svetlana m’a présenté Gala, la galeriste mélomane.&lt;br /&gt;Je me réjouis donc de mon retour dans quelques jours au moins autant que je redoute mon départ demain. En effet, il semblerait que rien ne soit moins sur que le décollage de mon vol pour Milan. Sans même parler de mon voyage en bus de Varna à Sofia. Radka, une amie d’enfance de Maria vivant et travaillant à Sofia est rentrée à Varna pour les vacances et m’a annoncé hier que j’avais choisi la pire des compagnies de bus pour faire ce trajet. Non seulement les bus sont vieux et inconfortables, mais ils n’arrivent que rarement à destination selon elle. &lt;br /&gt;J’avais bien essayé les échoppes les plus modernes de la gare routière pour mon voyage, mais il n’y avait plus de place et je me suis rabattue sur la seule compagnie pouvant m’en vendre une. Je crains donc le pire pour cette partie là du trajet et m’apprête à devoir y aller de mon petit bulgare pour trouver une solution de l’endroit de la potentielle panne à Sofia, ceci sachant qu’une fois arrivée là-bas rien ne me garantit que j’en parte. Sofia est située dans le creux d’une vallée et son aéroport est selon les dires de tous ici très mal équipé pour affronter la neige, la pluie ou le brouillard. A la première intempérie, aussi minime soit-elle, tous les vols sont annulés ou encore détournés sur la Grèce ou la Turquie. Bien que la journée d’aujourd’hui ait été si ensoleillée que j’ai passé une grande partie de la matinée sur la plage avec mon livre, chaudement emmitouflée dans une couverture et trois bonnets sur la tête, il ne manquera pas de neiger à nouveau cette nuit et le trajet en bus comme le décollage de l’avion sont compromis. Vous me direz que j’en profiterai pour découvrir Sofia, Salonique ou Istanbul, mais vous le savez, étonnamment, autant j’aime être ailleurs, autant j’ai horreur de voyager et il y a peu de choses que je déteste autant que les transports, à l’exception du train qui véhicule tant de rêves et de fantasmes qu’il m’en fait oublier que je suis en train de me déplacer. Bref, j’angoisse et je vous serais très reconnaissante de faire tout le vaudou nécessaire à ce que ce voyage se passe dans les meilleures conditions possibles. &lt;br /&gt;Après ma promenade en bord de mère je me suis rendue chez Guido et Katia qui m’avaient invitée à plusieurs reprise sans succès à venir déguster chez eux le fameux fromage à raclette que je leur ai apporté. J’ai donc passé un dimanche après-midi tout ce qu’il y a de plus romand, à l’exception des girolles et du vin blanc qui eux sont tout à fait bulgares et non moins délicieux. Je dois encore retrouver Svetlana puis Maria et sa famille afin de leur présenter mes vœux pour la nouvelle année, puis je rentrerai dans mon home, sweet home pour faire mes bagages et dormir autant que je peux afin de parvenir à me réveiller demain avant l’aube.&lt;br /&gt;Je pense a vous et vous donnerai la prochaine fois des nouvelles depuis la Suisse inch allah.&lt;br /&gt;Prenez soin de vous comme un bulgare le ferait&lt;br /&gt;Zafrou&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-4358401016618672162?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/4358401016618672162/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/06/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe_18.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/4358401016618672162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/4358401016618672162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/06/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe_18.html' title='Bulfuckingarie ou le journal d&apos;un passé en mouvement, chapitre 18'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/Sjq0XcJNMHI/AAAAAAAAAHA/ehGQiggzzWY/s72-c/ivan+bogorov+devet+(39).jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-5611591572367319521</id><published>2009-03-13T12:29:00.003+01:00</published><updated>2011-11-02T16:36:08.653+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citizens of humanity'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='micro-combat'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bravos'/><title type='text'>Ceux qui restent, parfois demandent pardon</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-kAIIRy_5GhQ/TrFjJfYUQEI/AAAAAAAAANQ/dwIyDlg0Wxk/s1600/g%25C3%25A9nocide%2Barm%25C3%25A9nien.jpeg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 120px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-kAIIRy_5GhQ/TrFjJfYUQEI/AAAAAAAAANQ/dwIyDlg0Wxk/s200/g%25C3%25A9nocide%2Barm%25C3%25A9nien.jpeg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5670422420529627202" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;"Ma conscience ne peut accepter que l'on reste indifférent à la Grande Catastrophe que les Arméniens ont subie en en 1915, et qu'on la nie. Je partage les sentiments et les peines de mes soeurs et frères arméniens et je leur demande pardon.".&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;in "Le Nouvel Observateur", 12-18 mars 2009&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-5611591572367319521?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/5611591572367319521/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/03/ceux-qui-restent-parfois-demandent.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/5611591572367319521'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/5611591572367319521'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/03/ceux-qui-restent-parfois-demandent.html' title='Ceux qui restent, parfois demandent pardon'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-kAIIRy_5GhQ/TrFjJfYUQEI/AAAAAAAAANQ/dwIyDlg0Wxk/s72-c/g%25C3%25A9nocide%2Barm%25C3%25A9nien.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-7246196943638629007</id><published>2009-03-13T12:10:00.000+01:00</published><updated>2009-03-19T20:54:04.840+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Suisse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ah si j&apos;étais riche'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ah dou dou dou dou dou ahhhh'/><title type='text'>L'Abbaye de Saint Bon-Chien: une bonne binch à Neuch...</title><content type='html'>... que n'aurait pu se permettre aucun des étudiants que je fréquentais, mais qu'écluseraient sans peine les grands pontes qu'ils sont devenus: la meilleure bière du monde selon le New York Times. Info reprise par L'Hebdo, le 15 janvier 2009 que je pompe fidèlement à mon tour.&lt;br /&gt;Brune, claire, épicée, terreuse, tonifiante, les adjectifs roulent sous la plume d'Eric Asimov, journaliste gastronomique à qui elle doit son superlatif qualificatif de meilleure du monde!&lt;br /&gt;J'en connais plus d'un qui aimeraient la gouter... et pour une fois qu'il y a un avantage à être local, il semble qu'elle soit moins chère à la &lt;a href="http://www.brasseriebfm.ch/static/product/n/l_abbaye_de_st_bonchien"&gt;Brasserie des Franches-Montagnes (BFM) à Saignelégier&lt;/a&gt;, qui la fabrique, qu'à New York où elle coûte jusqu'à 60CHF la bouteille parfois.&lt;br /&gt;Santé!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-7246196943638629007?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/7246196943638629007/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/03/une-bonne-binch-neuch.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/7246196943638629007'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/7246196943638629007'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/03/une-bonne-binch-neuch.html' title='L&apos;Abbaye de Saint Bon-Chien: une bonne binch à Neuch...'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-2688937037464311567</id><published>2009-03-10T19:13:00.006+01:00</published><updated>2011-11-02T12:21:39.072+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='kunst'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citizens of humanity'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sarkipend'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='from gauchisme with love'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ah dou dou dou dou dou ahhhh'/><title type='text'>C'est comme ça que je me sentais en mai 2007</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-wIWLXNx4xCI/TrEnJRDmo4I/AAAAAAAAALw/vPeCDfI3M3o/s1600/klaus%2Bmann.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 144px; height: 192px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-wIWLXNx4xCI/TrEnJRDmo4I/AAAAAAAAALw/vPeCDfI3M3o/s200/klaus%2Bmann.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5670356445986988930" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;"Tout ce que fait la jeunesse ne nous montre pas la voie de l'avenir. Moi qui dis cela, je suis jeune moi-même. La plupart des gens de mon âge - ou des gens encore plus jeunes - ont fait, avec l'enthousiasme qui devrait être réservé au progrès, le choix de la régression. C'est une chose que nous ne pouvons sous aucun prétexte approuver. Sous aucun prétexte."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;in Lettre de Klaus Mann à Stefan Zweig, octobre 1930&lt;br /&gt;Citée par Michel Crépu in "Le Nouvel Observateur", 5-11 mars 2009&lt;br /&gt;Lire "Contre la barbarie", Klaus Mann, préface de M. Crépu&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-2688937037464311567?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/2688937037464311567/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/03/tout-ce-que-fait-la-jeunesse-ne-nous.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/2688937037464311567'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/2688937037464311567'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/03/tout-ce-que-fait-la-jeunesse-ne-nous.html' title='C&apos;est comme ça que je me sentais en mai 2007'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-wIWLXNx4xCI/TrEnJRDmo4I/AAAAAAAAALw/vPeCDfI3M3o/s72-c/klaus%2Bmann.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-7522216862379081350</id><published>2009-03-06T08:53:00.000+01:00</published><updated>2009-03-22T22:35:52.556+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citizens of humanity'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sarkipend'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='micro-combat'/><title type='text'>Cra, cra, cra, je rigole en créole</title><content type='html'>Hervé Damoiseau, dont je grasseye volontiers le nom, m'a scotchée. Non seulement, il pose au bord de sa piscine, sa-mèche-blonde-ne-volant-pas-au-vent-il-fait-trop-doux-dans-les-iles-planque-fantastique-pour-semis-chauves, pieds nus, en digne descendant d'esclaves qu'il est, mais qui plus est, il émet des opinions sur l'histoire et les phénomènes sociaux guadeloupéens si fins que j'en avalerai mon Ti'punch de travers.&lt;br /&gt;J'ai beaucoup réfléchi à la notion d'incitation à la haine raciale depuis ce merveilleux entretien et beaucoup des pensées qui me sont venues à l'esprit seraient selon moi passibles d'une amende au minimum si je me laissais aller à les exprimer. Ayant bien trop peur de me retrouver au bagne (qui sait, je pourrais moi aussi en devenir béké...), je tairai donc ces honteuses pensées pour me contenter de boycotter à jamais les semi-chauves blonds, les grand dadais prétentieux, les patrons incultes et les bigleux sans conscience sociale. Après tout l'incite à la haine personnelle est encore légale. Je me fais un plaisir également de relever le commentaire de ce monsieur qui n'a de de sympathique que le nom (et encore, pour les aficionados du moyen-âge et les féministes aigries) sur l'acharnement guadeloupéen à commémorer, chaque-année-rendez-vous-compte, la mort d'une centaine de ses concitoyens lors d'une manifestation il y a SI LONGTEMPS QUE FRANCHEMENT ÇA NE COMPTE PLUS. En bonne athée-libérale, vexée, je m'indigne plus encore que lui et je note: pas un mot de protestation sur la commémoration de la naissance du Christ, de sa résurrection, de la prise de la Bastille, de l'armistice, j'en passe et des meilleures. Tout ça dans un pays dont le président souhaite faire parrainer un petit enfant mort dans l'holocauste par chaque écolier... Mais je suppose que c'est logique dans la bouche d'un patron sans instruction* digne, à sa manière, de son président: moins de commémoration, c'est moins de congés payés.&lt;br /&gt;*parce qu'il faut pas essayer de me la faire... il n'a pas le bac ce mec, ou alors il l'a acheté (et payé en rhum).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-7522216862379081350?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/7522216862379081350/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/03/cra-cra-cra-je-rigole-en-creole.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/7522216862379081350'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/7522216862379081350'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/03/cra-cra-cra-je-rigole-en-creole.html' title='Cra, cra, cra, je rigole en créole'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-1738397824671688899</id><published>2009-03-04T11:39:00.000+01:00</published><updated>2009-03-19T10:41:02.375+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citizens of humanity'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poetry'/><title type='text'>Tristes tropiques</title><content type='html'>... voila pourquoi les hommes prêtent plus d'attention au soleil couchant qu'au soleil levant; l'aube ne leur fournit qu'une indication supplémentaire à celles du thermomètre, du baromètre et - pour les moins civilisés - des phases de la lune, du vol des oiseaux ou des oscillations des marées. Tandis qu'un coucher de soleil les élève, réunit dans de mystérieuses configurations les péripéties du vent, du froid, et de la chaleur ou de la pluie dans lesquels leur être physique a été ballotté. Les jeux de la conscience peuvent aussi se lire dans ces constellations cotonneuses. Lorsque le ciel commence à s'éclairer des lueurs du couchant (ainsi que, dans certains théâtres, ce sont de brusques illuminations de la rampe, et non pas les trois coups traditionnels, qui annoncent le début du spectacle) le paysan suspend sa marche au long du sentier, le pêcheur retient sa barque et le sauvage cligne de l’œil, assis près d'un feu pâlissant. Se souvenir est une grande volupté pour l'homme, mais non dans la mesure ou la mémoire se montre littérale, car peu accepteraient de vivre à nouveau les fatigues et les souffrances qu'ils aiment pourtant à se remémorer. Le souvenir est la vie même, mais d'une autre qualité. Aussi est-ce quand le soleil s'abaisse vers la surface polie d'une eau calme, telle l'obole d'un céleste avare, ou quand son disque découpe la crête des montagnes comme une feuille dure et dentelée, que l'homme trouve par excellence, dans une courte fantasmagorie, la révélation des forces opaques, des vapeurs et des fulgurations dont, au fond de lui-même et tout le long du jour, il a vaguement perçu les obscurs conflits…&lt;br /&gt;Tristes Tropiques&lt;br /&gt;Claude Levi-Strauss&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-1738397824671688899?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/1738397824671688899/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/03/blog-post.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/1738397824671688899'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/1738397824671688899'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/03/blog-post.html' title='Tristes tropiques'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-6961065525354174864</id><published>2009-02-25T13:45:00.003+01:00</published><updated>2009-06-22T09:14:46.155+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citizens of humanity'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='AAArabs'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sarkipend'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='micro-combat'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Obama'/><title type='text'>Pour toujours...</title><content type='html'>... ça vous dirait Sarkipend pour toujours? Berlusconi pour toujours? Angela pour toujours? Obama à vie? Mais pour toujours toujours hein, parce qu'ils formeraient leurs petits à prendre la succession. Et ainsi de suite. C'est une vieille mode qui revient au goût du jour. Ou qui l'est resté dans certains coins. Un peu comme les épaulettes qui reviennent parait-il, le pull à manches chauve-souris qui est revenu, c'est vrai je l'ai vu. Ou encore le vernis à ongles rose bonbon, ça aussi je l'ai vu. Sauf que c'est plus grave. D'où je viens on dit, mange à ton goût et habille-toi au goût des autres. Par extension, j'en conclus que des épaulettes et autres vétustes ringardises revenant au goût du jour, c'est plutôt positif pour la reconnaissance du goût de tous les autres, mais que le revival de la mode des présidents à vie qui ne rendent la main qu'en tant que monarques absolus une fois leur dauphin en âge de leur succéder, c'est moins drôle. C'est un peu comme si on forçait un végétarien à manger un tartare ou une crude adept à boire un bouillon. Bref, c'est pas bien. Mais visiblement des gens de tous bords n'ont pas l'air de comprendre. Zizi, en Tatounasie havre de repos et de *bichonnage* pour européens tendus et fauchés, n'a pas compris. Blibli, en Agéralie zone sinistrée par l'oppression de la population, n'a pas compris. Com-con au pays des hommes braves pas compris non plus. Mais pire encore, Tcha-tcha, qui pourtant nous avait donné parfois des raisons de lui lever les pouces, semble aussi ne pas comprendre. Et pour Tcha-tcha c'est plus grave encore, parce qu'il a trouvé 54.36% de copains en Vuzénuela pour être d'accord avec lui. Au moins quand Zizi nous dit en avoir trouvé 99,91%, tout le monde sait qu'il est en fait tout seul... Moi je dis, franchement, Vive la Tatounasie!&lt;br /&gt;In "Nouvel Observateur", 19-25 février 2009 &lt;br /&gt;Merci d'en parler Christophe Boltanski&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-6961065525354174864?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/6961065525354174864/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/03/pour-toujours.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/6961065525354174864'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/6961065525354174864'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/03/pour-toujours.html' title='Pour toujours...'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-4661281243242191296</id><published>2009-02-24T19:39:00.000+01:00</published><updated>2009-03-19T22:26:55.587+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bravos'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ah dou dou dou dou dou ahhhh'/><title type='text'>Les filles courent si elles sont glamour</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SaRBFbeBQCI/AAAAAAAAADQ/T8ZIaCpwAlM/s1600-h/course+a+talons.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 134px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SaRBFbeBQCI/AAAAAAAAADQ/T8ZIaCpwAlM/s320/course+a+talons.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5306437822478106658" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Une brève lue chez mon gynécologue: A Moscou (et bientôt dans d'autres villes européennes), depuis quelques années, des filles courent un marathon perchées sur des talons aiguilles de minimum 8 cm! J'oscille entre l'admiration et la honte, penchant alternativement pour l'une lorsque j'imagine la douleur, pour l'autre à l'idée des recettes publicitaires. Les femmes sont-elles des adolescentes à jamais? Qu'est-ce qui explique sinon que ce soit pour elle un honneur et une frime absolue que de se faire la femme sandwich de toutes les marques qui passent? Ben oui, parce que forcément, si la gagnante remporte peut-être une belle paire de pompe (et ceux qui me connaissent savent que je ne crache pas dessus), les fabricants eux se font une pub d'enfer. En fait pour être honnête, j'ai un peu plus honte... surement d'être jalouse. De leur forme et surtout, surtout, de leurs groles!&lt;br /&gt;In "Femina", Novembre 2008&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-4661281243242191296?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/4661281243242191296/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/02/les-filles-courent-si-elles-sont.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/4661281243242191296'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/4661281243242191296'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/02/les-filles-courent-si-elles-sont.html' title='Les filles courent si elles sont glamour'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SaRBFbeBQCI/AAAAAAAAADQ/T8ZIaCpwAlM/s72-c/course+a+talons.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-7714803566993302325</id><published>2009-02-23T23:19:00.000+01:00</published><updated>2009-03-19T22:24:16.829+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='micro-combat'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Suisse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bravos'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ah dou dou dou dou dou ahhhh'/><title type='text'>Le rire est plus contagieux que la grippe grâce à Hôpiclowns</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/ScK3b16DFII/AAAAAAAAAD4/qOqUQIvfMsA/s1600-h/hopiclowns.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 138px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/ScK3b16DFII/AAAAAAAAAD4/qOqUQIvfMsA/s200/hopiclowns.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5315012199205508226" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Parce que sans eux et leurs comparses de part le monde, la grippe gagnerait à tous les coups, et ses sales petits copains pires que des virus aussi. Parce que je les ai vu bosser et que c'est ni simple, ni évident, ni facile, ni forcément gratifiant. Parce qu'ils m'épatent: &lt;a href="http://www.hopiclowns.ch"&gt;Association Hôpiclowns&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-7714803566993302325?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/7714803566993302325/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/02/le-rire-est-plus-contagieux-que-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/7714803566993302325'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/7714803566993302325'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/02/le-rire-est-plus-contagieux-que-la.html' title='Le rire est plus contagieux que la grippe grâce à Hôpiclowns'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/ScK3b16DFII/AAAAAAAAAD4/qOqUQIvfMsA/s72-c/hopiclowns.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-3177183075617586306</id><published>2009-02-19T10:09:00.002+01:00</published><updated>2009-03-24T14:20:07.045+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citizens of humanity'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='micro-combat'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bravos'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ah dou dou dou dou dou ahhhh'/><title type='text'>No comment, mais clap-clap</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/ScjdBbylwLI/AAAAAAAAAE4/Fz7t9zybTK4/s1600-h/listen+before+it+is+too+late.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 267px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/ScjdBbylwLI/AAAAAAAAAE4/Fz7t9zybTK4/s400/listen+before+it+is+too+late.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5316742376820424882" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-3177183075617586306?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/3177183075617586306/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/02/no-comment-mais-clap-clap.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/3177183075617586306'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/3177183075617586306'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/02/no-comment-mais-clap-clap.html' title='No comment, mais clap-clap'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/ScjdBbylwLI/AAAAAAAAAE4/Fz7t9zybTK4/s72-c/listen+before+it+is+too+late.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-599738955146420162</id><published>2009-02-16T14:04:00.001+01:00</published><updated>2009-03-24T14:47:48.661+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Suisse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='design'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bravos'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='family'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ah dou dou dou dou dou ahhhh'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mes cops'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Femmes'/><title type='text'>Soeurette, ma soeurette</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SZlmFm4u2tI/AAAAAAAAAC4/HDvNYiCrYRY/s1600-h/pour+dicecuts.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 75px; height: 100px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SZlmFm4u2tI/AAAAAAAAAC4/HDvNYiCrYRY/s400/pour+dicecuts.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303382282729347794" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ma soeur se lance, elle s'élance, se balance, entre dans la danse alors bon, évidemment groupie, je vous la lance, m'élance et la balance...&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.boulorigolo.blogspot.com"&gt;boulorigolo par mirou mirarou&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-599738955146420162?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/599738955146420162/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/02/soeurette-ma-soeurette.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/599738955146420162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/599738955146420162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/02/soeurette-ma-soeurette.html' title='Soeurette, ma soeurette'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SZlmFm4u2tI/AAAAAAAAAC4/HDvNYiCrYRY/s72-c/pour+dicecuts.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-7194267935184708349</id><published>2009-02-15T22:14:00.003+01:00</published><updated>2009-06-18T22:18:47.948+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bored?'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bulfuckingarie'/><title type='text'>Bulfuckingarie ou le journal d'un passé en mouvement, chapitre 17</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SjqgmzH5HwI/AAAAAAAAAGw/ebWYB-lrlzs/s1600-h/nada+a+varna+(9).JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 150px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SjqgmzH5HwI/AAAAAAAAAGw/ebWYB-lrlzs/s200/nada+a+varna+(9).JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5348764095874670338" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Venus in furs&lt;br /&gt;Hier matin, j’étais comme je vous l’ai dit conviée chez Monsieur le Marie pour une sauterie dont j’ignorais la raison. Je me suis levée aux aurores, vers huit heures, passablement épuisée par la soirée de la veille passée avec les amis musiciens de Svetlana. Nous avons beaucoup parlé, et beaucoup traduit par conséquence, et au réveil j’avais encore la bouche toute sèche. Mes vêtements étant encore au pressing, je n’avais rien de correct à me mettre sur le dos si ce n’est un pantalons propre, c’est à dire que je n’ai porté qu’une fois, mais dont l’arrière était maculé de boue, comme tous les pantalons à chaque fois que je fais ne serait-ce qu’un mini trajet à pieds. J’ai donc décidé de tout jouer sur mon rouge numéro quarante-sept de Christian Dior et de me pointer là-bas la bouche, le pantalon crotté certes, mais la bouche en cœur. Bouyana avait chargé l’une des femmes de ménage, Nadja, de me prendre devant ma porte à neuf heures pour ne me lâcher qu’une fois que je serais en sécurité à la mairie. Celle-ci est arrivée pile à l’heure et nous nous avons marché en direction de l’arrêt du bus devant nous conduire à la mairie. Moi qui me régale d’ordinaire en Bulgarie de passer inaperçue tant je n’ouvre pas la bouche, j’ai été servie… Nadja ne parlant aucune autre langue que le bulgare et n’en était pas moins extrêmement communicative, je m’attendais à devoir y aller de mon petit bulgare. Evidemment cela n’a pas loup et non seulement je me suis humiliée dans le bus car je ne pouvais faire aucune phrase avec un verbe qui soit correctement conjugué, mais qui plus est, Nadja fait partie de ces mauvais plaisantins qui pensent qu’en parlant plus fort, toujours plus fort, cela aura un effet positif sur la capacité de comprendre des non bulgarophones.  Elle avait beaucoup de choses à me dire sur le froid, la neige, l’hiver et également beaucoup de questions à me poser sur le climat en Suisse. Tant que je comprenais, les décibels de sa voix ne dépassaient pas la norme, mais dès qu’elle voyait que je ne comprenais pas un mot, elle se mettait à le répéter en criant à tue-tête. Cela a été le cas lorsqu’elle m’a posé une question sur la Suisse en utilisant le mot « zima ». Zima, zima, zima, zima au point qu’un des petits vieux assis derrière nous a commencé à ronchonner et à lui taper sur l’épaule pour qu’elle baisse le ton. Rien à faire, elle a continué à crier : chvetzaria zimata, l’hiver suisse, jusqu’à ce que vaincue, je me lance dans une litanie effrénée de da, da, da en y allant de mon petit dodelinement de tête. Bien évidemment cela n’a fait que l’encourager à crier plus fort, sa méthode venant selon elle de faire ses preuves. J’ai amèrement regretté ma lâcheté durant le terriblement long trajet jusqu’à la mairie mais n’ai rien pu faire de plus que de rester zen et de faire une rapide prière à Saint Christophe, saint patron des transports, je n’ai pu penser qu’à lui, pour que le bus aille plus vite, plus vite, plus vite. Lorsque nous sommes enfin arrivées, je me suis mordu les doits de ne pas avoir regardé avant de prendre rendez-vous avec elle mon plan de Varna ce qui m’aurait permis de réaliser que je passais devant la mairie en question tous les jours sans la voir. &lt;br /&gt;L’heure matinale, le manque de sommeil et la nervosité aidant, je suis entrée de fort méchante humeur dans le saint des saints de Varna. Bouyana nous attendait dans le hall au rez-de-chaussé, emmitouflée dans une énorme fausse fourrure noire tachetée de blanc, au moins aussi frigorifiée que nous. La neige et le verglas que j’avais depuis une semaine oubliés tant le temps s’était fait clément se sont très vigoureusemetn rappelés à mon souvenir ces trois derniers jours, au point que j’ai recommencé à me lamenter de mon manque de chauffage. Le hall d’entrée de la mairie qui occupe une immense tour en plein centre ville ressemblait à s’y méprendre aux décors des locaux administratifs du film de Terry Gilliam, Brazil. Un rien plus lugubre et plus immense. Viktoria nous a rejoint pour nous servir d’interprète et nous avons rejoint le deuxième puis le troisième étage. D’un étage à l’autre nous  avons gravissions un échelon dans le luxe. En effet si le rez-de-chaussée est assez sinistre car il est le lieu de toutes les paperasseries administratives, les étages supérieurs sont occupés par les élus de la commune de Varna et son plus fastueux les uns que les autres. Le corridor dans lequel nous sommes entrées avait un plafond très bas et les murs étaient recouverts de boiseries très seventies et de grandioses peintures coco. Je ne sais plus d’ou me venaient mes idées préconçues sur l’art communiste mais j’ai découvert depuis que je suis ici que j’aime. Rétrospectivement (post-communiste) il est plein d’humour et grandiloquent. On y voit toujours, comme tout le monde le sait, des personnages très WASP dix fois plus grands que nature accomplissant des tâches collectives le regard brillant et les lèvres marquant la joie. Ils tendent souvent les bras vers un horizon qu’on en voit pas mais qu’on imagine très bien… rouge. J’étais curieuse d’en voir plus dans ce bâtiment et de faire quelques repérages pour des photos, mais Bouyana ne m’en a pas laissé le temps car nous devions rejoindre la salle des festivités. &lt;br /&gt;Dans le hall, devant la salle de réception, j’ai été accueuillie par un spectacle sans pareil. Plus d’une centaine de femmes se bousculaient devant la porte. Il y avait quelques hommes aussi mais ils se perdaient totalement dans la foule. J’ai demandé à Bouyan en quel honneur tout le monde était invité ce jour-à, et elle m’a répondu que le maire donnait cette réception pour les fêtes de fin d’année en l’honneur du personnel du département de l’éductation. Toutes ces femmes et une poignée d’hommes, étaient donc les gérants d’établissements d’enseignement à Varna, de la garderie d’enfants à l’université. Visuellement et auditivement cela donne un énorme attroupement de femelles dirigeantes plus bruyantes que les poules d’un élevage industriel. Non seulement toute le monde était agglutiné aux portes, mais qui plus est, toutes ces femmes portaient des fourrures, vraies ou fausses, de toutes les couleurs, de tous les volumes, de toutes les tailles (y compris Viktoria et Bouyana). J ?étais la seule, avec les hommes de l’assemblée, à ne pas porter de peau de bête sur le dos. Il y en avait pour tous les gouts, du vison le plus luxueux à la fausse fourrure la plus fantaisiste composée de pompons blancs sur un fond de pseudo renard terra cota. Un spectacle affligeant et gai à la fois. Durant tout ce temps ou je m’en mettais plein les yeux, Bouyana me tenait par la manche et me propulsait vers les divers convives pour me présenter à eux en y allant de son petit speech sur la Suisse, le projet, l’UE et surtout le Technicum, le saint Technicum. Elle ne manquait pas comma à son habitude de faire la longue liste des langues que je suis supposée parler, en y ajoutant à chaque fois un nouvel idiome.&lt;br /&gt;Un étroit et long tapis rouge bordait le sportes de la salle de réception et j’ai itrès vite vu les gens se presser à l’opposé sans comprendre ce qu’il se passsait avant de voir défiler devant moi les opérateurs de MSAT, la chaîne de télévision locale. Bouyana n’a bien évidememtn pas manqué de tenter mille stratgème pour me mettre en premier plan avec elle et j’ai le plaisir de vous annoncer que toute la Bulgarie a pu voir vendredi soir ma bibine aux infos. J’ai bien tenté de me planquer derrière Viktoria, mais celle-ci mesurant à tout casser un mètre cinquante cela n’a pas été très efficace. Le soir lorsque j’ai retrouvé Svetlana et sa famille, ils n’ont pas manqué de m’affirmer que j’étais en train de devenir une célébrité dans le monde de l’éducation. J’ai serré tellement de mains et j’ai fait au moins autant de sourires, sans pourtant retenir un seul nom, j’ai du mal à y croire moi-même. Chacun y allait de très longues explications sur ses fonctions et malgré les traductions je n’y comprenais toujours rien. Tout ce que j’ai retenu c’est que j’ai rencontré le très grand patron de Bouyana, le grand  patron de son patron, et le très grand patron du patron de son patron, et bien sur, le très grand patron, du très grand patron de son très grand patron : le maire. Cela faisait plusieurs jours déjà que je m’imaginais la scène de la propulsion vers le maire et connaissant par avance le speech de Bouyana je m’attendais à devoir deviser avec celui-ci en allemand ayant appris par Svetlana qu’il était parfaitement bilingue ayant fait ses classes secondaires au lycée allemand de Varna. Bien sur cela n’a pas loupé, et si lorsque je l’observais de loin, le maire ressemblait à mes yeux à n’importe quel bulgare qui s’est bien imbibé la veille, de bon matin, confrontée à lui, j’étais très nerveuse et j’en ai perdu le peu d’allemand mondain que je maitrise et j’ai au-delà même de bafouiller, causé un incident diplomatique dont la victime a été Bouyana. En effet si celle-ci tenait tant à ce que je l’accompagne c’était pour pouvoir faire le marketing des initiatives qu’elle prenait (toutes à son honneur par ailleurs, sans aucune ironie) pour améliorer le niveau du réseau d’écoles qu’elle dirigeaient. Or lorsque le maire s’est pointé pour me serrer la main, plutôt que de la laisser prendre la parole et faire les présentations, j’étais si stressée de devoir lui parler teuton que je me suis avancée directement vers lui en lui tendant la main et en lui sortant dans mon plus beau hoch deutsch qui j’étais, pourquoi j’étais là et à quel point j’étais flattée d’avoir été conviée à sa sauterie. Il a enchainé en allemand et s’en est suivie une conversation ubuesque durant laquelle j’ai parlé cette fameuse langue que j’ai crée depuis mon arrivée ici : le charabia multilingue. Le maire, très gentilhomme a prétendu que c’était de l’allemand et m’a assurée que je le parlais très bien et que mes protestations quand à mon appartenance à la zone linguistiques germanophone de la Suisse n’étaient pas nécessaires. Devant mon insistance à lui répéter à quel point mon allemand était médiocre, il a, à plusieurs reprises levé son verre de champagne, à dix heures du mat, nous l’avons fait, pour me dire l’air le plus heureux du monde scotché à son visage : Nasdra vié. Ah oui, j’oublie de vous dire que bien sur, je l’ai tutoyé et qu’il a enchaîné en me donnant du tu, lui aussi. Tout cela n’a donc laissé aucune place aux présentations de Bouyan, que j’ai du coup moi-même présentée en allemand. Monsieur le maire ayant en tout et pour tout deux minutes à consacrer à chacun des convives présents, j’ai vraiment tout gâché pour la gloire du Technicum. Je me suis ensuite rattrapée en faisant da, da, da à moultes reprises sans piper d’autres mots lorsque ce fut au tour du secrétaire préposé à l’éducation (germanophone lui aussi) de venir nous saluer. Bouyana a eu la bonne grâce de ne pas m’en vouloir de mon indélicatesse et tout est bien qui finit bien.&lt;br /&gt;Nous avons ensuite pu regarder un spectacle de danses folkoloriques présenté par une troupe d’enfants de cinq à dix ans et j’ai été très impressionnée par le talent de ces petits mômes qui pour certains avaient à peine l’air de savoir faire pipi tous seul, mais savaient en revanche danser comme des dieux de l’Olympe. Viktoria et moi-même avons enfin pu nous éclipser et laisser cette meute de directeurs d’écoles glapissants se ruer sur les petits gâteaux et autres mignardises qui leur étaient offertes. &lt;br /&gt;Le reste de la journée n’a quasiment été que corvées. Achat d’un billet de bus à la gare routière pour faire le trajet de Varna à Sofia, visite du lycée français de Varna, négociations téléphonique avec un chauffeur de taxi à Sofia pour me faire faire le trajet de la gare routière à l’aéroport à un prix décent etc. &lt;br /&gt;Le soir M. Arracheorganevital et moi-meme étions invités par la famille de Svetlana à un diner bulgare. La mère de Svetlana avait mis les petits plats dans les grands et après d’innombrables rakiyi, salades, gratins de légumes et cie, nous sommes sortis à minuit le vendre en avant mais l’esprit en paix. J’ai été sauvée d’une nuit atroce de digestion grâce à la fameuse tisane à la menthe poivrée sans laquelle je ne vais nulle part et j’ai dormi d’un sommeil paisible nécessaire à mon dernier week-end à Varna en 2002.&lt;br /&gt;A bientôt tous,&lt;br /&gt;Zafrou&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-7194267935184708349?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/7194267935184708349/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/02/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/7194267935184708349'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/7194267935184708349'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/02/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe.html' title='Bulfuckingarie ou le journal d&apos;un passé en mouvement, chapitre 17'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SjqgmzH5HwI/AAAAAAAAAGw/ebWYB-lrlzs/s72-c/nada+a+varna+(9).JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-4649901878125291569</id><published>2009-02-06T23:19:00.000+01:00</published><updated>2009-03-19T23:04:06.713+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citizens of humanity'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='micro-combat'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bravos'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ah si j&apos;étais riche'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ah dou dou dou dou dou ahhhh'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Femmes'/><title type='text'>Va te cacher Sarkipend: Esther Duflo</title><content type='html'>A lire sur le site du Nouvel Observateur une interview de cette jeune penseuse, chercheuse, frondeuse, bosseuse, lutteuse, surement chieuse qui est la petite nouvelle du Collège de France: &lt;a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20090107.OBS8696/?xtmc=estherduflo&amp;xtcr=1"&gt;Esther Duflo&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Allez aussi voir le site présentant ses travaux: &lt;a href="http://www.povertyactionlab.com/"&gt;Abdul Latif Jameel Poverty Action lab&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;In "Nouvel Observateur" 29 janvier - 4 février 2009&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-4649901878125291569?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/4649901878125291569/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/02/beaucoup-plus-important-que-sarkipend.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/4649901878125291569'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/4649901878125291569'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/02/beaucoup-plus-important-que-sarkipend.html' title='Va te cacher Sarkipend: Esther Duflo'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-1966227341047641221</id><published>2009-02-05T21:54:00.000+01:00</published><updated>2009-02-05T22:06:03.558+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citizens of humanity'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sarkipend'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='micro-combat'/><title type='text'>Sarkipend ce soir en direct</title><content type='html'>Plusieurs questions simples risquent de m'empêcher de dormir ce soir après l'interview de Sarkozy. Tout d'abord à quoi servaient les journalistes? Ensuite, comment se fait-il que le Président de la République française fasse des fautes de grammaire? Et pour finir, la plus inquiétante, suis-je la seule à voir sur son visage qu'il ment, lorsqu'il ment? Je pense surtout à sa réponse quand à sa candidature aux prochaines élections présidentielles. Il a exactement les mêmes mimiques que mes neveux et nièces lorsqu'ils sont en train d'essayer de manipuler les adultes autour d'eux. Sur cette dernière question, j'aimerais vraiment qu'on mette de côté toute politique pour répondre. Sarkipend serait-il en train de nous dire qu'il n'a pas vu le chocolat avec cette tronche là qu'on ne s'étonnerait pas de le retrouver backstage en train de s'en gaver.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-1966227341047641221?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/1966227341047641221/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/02/sarkipend-ce-soir-en-direct.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/1966227341047641221'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/1966227341047641221'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/02/sarkipend-ce-soir-en-direct.html' title='Sarkipend ce soir en direct'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-4376265804857938120</id><published>2009-02-04T11:35:00.000+01:00</published><updated>2009-03-19T10:37:02.696+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poetry'/><title type='text'>Dulce et Decorum est</title><content type='html'>Bent double, like old beggars under sacks,&lt;br /&gt;Knock-kneed, coughing like hags, we cursed through sludge,&lt;br /&gt;Till on the haunting flares we turned our backs&lt;br /&gt;And towards our distant rest began to trudge.&lt;br /&gt;Men marched asleep. Many had lost their boots&lt;br /&gt;But limped on, blood shod. All went lame; all blind;&lt;br /&gt;Drunk with fatigue; deaf even to the hoots&lt;br /&gt;Of gas shells dropping softly behind.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gas! GAS! Quick, boys!- An ecstasy of fumbling,&lt;br /&gt;Fitting the clumsy helmets just in time;&lt;br /&gt;But someone still was yelling out and stumbling,&lt;br /&gt;And flound'ring like a man in fire or lime . . .&lt;br /&gt;Dim, through the misty panes and thick green light,&lt;br /&gt;As under a green sea, I saw him drowning.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In all my dreams, before my helpless sight,&lt;br /&gt;He plunges at me, guttering, choking, drowning.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;If in some smothering dreams you too could pace&lt;br /&gt;Behind the wagon that we flung him in,&lt;br /&gt;And watch the white eyes writhing in his face,&lt;br /&gt;His hanging face, like a devil's sick of sin;&lt;br /&gt;If you could hear, at every jolt, the blood&lt;br /&gt;Come gargling from the froth-corrupted lungs,&lt;br /&gt;Obscene as cancer, bitter as the cud&lt;br /&gt;Of vile, incurable sores on innocent tongues, -&lt;br /&gt;My friend, you would not tell with such high zest&lt;br /&gt;To children ardent for some desperate glory,&lt;br /&gt;The old Lie: Dulce et decorum est&lt;br /&gt;Pro patria mori&lt;br /&gt;Wilfred Owen&lt;br /&gt;Dulce et Decorum est&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-4376265804857938120?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/4376265804857938120/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/02/dulce-et-decorum-est.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/4376265804857938120'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/4376265804857938120'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/02/dulce-et-decorum-est.html' title='Dulce et Decorum est'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-590533212788668024</id><published>2009-02-03T22:49:00.000+01:00</published><updated>2009-02-03T22:54:48.868+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poetry'/><title type='text'>La beauté du diable</title><content type='html'>Certains matins de nouveaux cheveux blancs saluent mon âge qui passe et d'autres plus pénibles des sillons jusque là si discrets que j'en ignorais tout me semblent plus creux encore que mes cernes. C'est dire... Mais Aragon le dit tellement mieux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Jeunes gens le temps est devant vous comme un cheval échappé&lt;br /&gt;Qui le saisit à la crinière entre ses genoux qui le dompte&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’entend désormais que le bruit des fers de la bête qu’il monte&lt;br /&gt;Trop à ce combat nouveau pour songer au bout de l’équipée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeunes gens le temps est devant vous comme un appétit précoce&lt;br /&gt;Et l’on ne sait plus que choisir tant on se promet du festin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la nappe est si blanche qu’on a peur du vin&lt;br /&gt;Et de l’atroce champ de bataille après le repas de noces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui qui croit pouvoir mesurer le temps avec les saisons&lt;br /&gt;Est un vieillard déjà qui ne sait regarder qu’en arrière&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se perd à ces changements comme la roue et la poussière&lt;br /&gt;Le feuillage à chaque printemps revient nous cacher l’horizon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que le temps devant vous jeunes gens est immense et qu’il est court&lt;br /&gt;A quoi sert-il vraiment de dire une telle banalité&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah prenez-le donc comme il vient comme un refrain jamais chanté&lt;br /&gt;Comme un ciel que rien ne gêne une femme qui dit pour toujours&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfance un beau soir vous avez poussé la porte du jardin&lt;br /&gt;Du deuil voici que vous suivez le paraphe noir des arondes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous sentez dans vos bras tout à coup la dimension du monde&lt;br /&gt;Et votre propre force et que tout est possible soudain."&lt;br /&gt;Louis Aragon&lt;br /&gt;Extrait de la beauté du diable&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-590533212788668024?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/590533212788668024/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/02/la-beaute-du-diable.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/590533212788668024'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/590533212788668024'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/02/la-beaute-du-diable.html' title='La beauté du diable'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-5796505455245060237</id><published>2009-02-02T17:50:00.000+01:00</published><updated>2009-02-04T08:30:38.908+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Suisse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='weirdo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='radin'/><title type='text'>Après easyjet, easylistening, easycash et easystream...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SYcliajpQeI/AAAAAAAAACg/LMkk6XTncww/s1600-h/easydivorce.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 106px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SYcliajpQeI/AAAAAAAAACg/LMkk6XTncww/s200/easydivorce.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5298244759799284194" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;... ou quelque part entre eux: easydivorce.ch&lt;br /&gt;Ou comment divorcer pour entre 490 et 790 CHF sans trop de paperasse et surtout d'avocats et pour autant que le conjoint dont vous divorciez et vous-mêmes vous entendiez encore assez pour choisir une procédure à l'amiable.&lt;br /&gt;Moi je dis non pas "What else?" mais, "What's next?"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-5796505455245060237?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/5796505455245060237/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/02/apres-easy-jet-easy-listening-easy-cash.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/5796505455245060237'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/5796505455245060237'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/02/apres-easy-jet-easy-listening-easy-cash.html' title='Après easyjet, easylistening, easycash et easystream...'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SYcliajpQeI/AAAAAAAAACg/LMkk6XTncww/s72-c/easydivorce.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-6922559487301428537</id><published>2009-02-02T12:43:00.003+01:00</published><updated>2011-11-02T12:45:33.749+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='micro-combat'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Suisse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='green'/><title type='text'>Envois publicitaires non désirés, quoi faire?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-gq6M47XfaDA/TrEtBUftHfI/AAAAAAAAAMg/1-oB90BCHIk/s1600/non%2Ba%2Bla%2Bpub.jpeg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 327px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-gq6M47XfaDA/TrEtBUftHfI/AAAAAAAAAMg/1-oB90BCHIk/s400/non%2Ba%2Bla%2Bpub.jpeg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5670362906540973554" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;in "FRC Magazine", décembre 2008 - janvier 2009&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-6922559487301428537?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/6922559487301428537/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/02/envois-publicitaires-non-desires-quoi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/6922559487301428537'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/6922559487301428537'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/02/envois-publicitaires-non-desires-quoi.html' title='Envois publicitaires non désirés, quoi faire?'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-gq6M47XfaDA/TrEtBUftHfI/AAAAAAAAAMg/1-oB90BCHIk/s72-c/non%2Ba%2Bla%2Bpub.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-4463241352864965115</id><published>2009-02-01T12:14:00.000+01:00</published><updated>2009-03-19T10:32:48.623+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='kunst'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Femmes'/><title type='text'>Femmes à Dapper</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SYQ1qeliaUI/AAAAAAAAAAM/qnBw5k1i4aI/s1600-h/num%C3%A9risation0017.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 174px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SYQ1qeliaUI/AAAAAAAAAAM/qnBw5k1i4aI/s200/num%C3%A9risation0017.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5297418065575831874" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;"Femmes dans les arts d'Afrique"&lt;br /&gt;Catalogue du Musée Dapper (avenue Victor-Hugo, Paris 16ème).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-4463241352864965115?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/4463241352864965115/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/01/femmes-dapper.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/4463241352864965115'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/4463241352864965115'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/01/femmes-dapper.html' title='Femmes à Dapper'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SYQ1qeliaUI/AAAAAAAAAAM/qnBw5k1i4aI/s72-c/num%C3%A9risation0017.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-7069193471390550529</id><published>2009-02-01T00:26:00.000+01:00</published><updated>2009-02-01T01:41:40.101+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='kino'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Suisse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='tivou'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='shrink'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Femmes'/><title type='text'>Five stages of grief ou les 5 phases du mourir</title><content type='html'>Confrontés à la mort, il semble que nous passions par les cinq étapes suivantes: Denial (déni), Anger (colère), Bargaining (marchandage), Depression (dépression), Acceptance (acceptation). Information que j'ai pêchée dans trois œuvres visuelles méga-cérébrales: Les Simpsons (saison 2 épisode 11), Dr House (saison 2 épisode 1) et "All That Jazz" de Bob Fosse (1979). A l'origine cette description de nos réactions lorsque nous sommes confrontés à la mort est issue des travaux d'Elisabeth Kübler-Ross, psychiatre suisse issue d'une naissance de triplés (assez rare en 1926 pour être salué), décédée en 2004. Ces étapes s'appliquent au deuil et à toutes autres formes de perte majeure et ne sont pas toujours vécues dans l'ordre ci-dessus. Par ailleurs, nous ne passerions pas tous par les cinq étapes, mais tous au minimum par deux. Elisabeth Kübler-Ross semble avoir eu par moments de mauvaises fréquentations qui l'ont conduite à causer avec l'au-delà, mais avait suffisamment de bon sens pour s'être mise à dos les académies!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-7069193471390550529?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/7069193471390550529/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/01/five-stages-of-grief-ou-les-5-phases-du.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/7069193471390550529'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/7069193471390550529'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/01/five-stages-of-grief-ou-les-5-phases-du.html' title='Five stages of grief ou les 5 phases du mourir'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-8831573735806459853</id><published>2009-01-31T08:51:00.001+01:00</published><updated>2011-11-02T12:46:37.996+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='micro-combat'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Suisse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='green'/><title type='text'>Sacs en plastique non grata dans le Jura</title><content type='html'>Visiblement les jurassiens sont plus malins que le reste des romands à plus d'un titre. Tout d'abord la Damassine, l'Absinthe et maintenant les sacs en plastique!&lt;br /&gt;In "Le matin bleu", 29 janvier 2009&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-8831573735806459853?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/8831573735806459853/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/01/micro-combat-sacs-en-plastique-non.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/8831573735806459853'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/8831573735806459853'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/01/micro-combat-sacs-en-plastique-non.html' title='Sacs en plastique non grata dans le Jura'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-3659447389300322274</id><published>2009-01-29T21:25:00.000+01:00</published><updated>2009-01-31T22:26:00.974+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Suisse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='weirdo'/><title type='text'>Le coucou est une vache, qui ne gazouille pas, mais fait... MEUH</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SYS1iTXkGjI/AAAAAAAAAAc/IOdbf31LSFw/s1600-h/le+coucou+est+une+vache.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 168px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SYS1iTXkGjI/AAAAAAAAAAc/IOdbf31LSFw/s200/le+coucou+est+une+vache.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5297558662613834290" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;"Le premier et unique "Coucou Vache"&lt;br /&gt;Profitez de chaque heure comme cette vache extravagante - au sens le plus vrai du terme dans sa petite maison. Car derrière la porte, sous le faîte du toit, ne se cache pas, comme d'habitude, un coucou mais une vache tachetée qui annonce chaque heure par un puissant "Meuhhhh". Le corps de l'horloge, décoré tout autour de "peau de vache", évoque parfaitement les Alpes. Réservez tout de suite ce "Coucou Vache" tendant et surprenez-vous ainsi que vos amis. Hauteur: 63 cm&lt;br /&gt;- en pâte à sculpter très fine&lt;br /&gt;- peint à la main&lt;br /&gt;- avec mécanisme à quartz de grande valeur&lt;br /&gt;- tirage limité pour le monde entier&lt;br /&gt;- disponible uniquement chez Bradford&lt;br /&gt;- garantie reprise de 365 jours&lt;br /&gt;Pour les commandes Internet-Shop veuillez introduire le code 49842 dans l'espace prédisposé: www.bradford.ch&lt;br /&gt;Prix: 228 CHF ou 3 mensualités de 76 CHF"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-3659447389300322274?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/3659447389300322274/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/01/le-coucou-est-une-vache-qui-ne.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/3659447389300322274'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/3659447389300322274'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/01/le-coucou-est-une-vache-qui-ne.html' title='Le coucou est une vache, qui ne gazouille pas, mais fait... MEUH'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SYS1iTXkGjI/AAAAAAAAAAc/IOdbf31LSFw/s72-c/le+coucou+est+une+vache.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-4439578278849637850</id><published>2009-01-28T22:32:00.000+01:00</published><updated>2009-01-31T22:36:19.718+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Obama'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='design'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='weirdo'/><title type='text'>Obama en Ikea</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SYTEApsKhBI/AAAAAAAAAA0/9kT5f2A-nmc/s1600-h/obama+en+ikea.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 79px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SYTEApsKhBI/AAAAAAAAAA0/9kT5f2A-nmc/s200/obama+en+ikea.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5297574577164682258" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Comment les milliardaires suédois embrassent le changement.&lt;br /&gt;Décorez le bureau de Barack Obama sur www.lematin.ch/ikea&lt;br /&gt;In "Le matin bleu", 28 janvier 2009&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-4439578278849637850?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/4439578278849637850/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/01/obama-en-ikea.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/4439578278849637850'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/4439578278849637850'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/01/obama-en-ikea.html' title='Obama en Ikea'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SYTEApsKhBI/AAAAAAAAAA0/9kT5f2A-nmc/s72-c/obama+en+ikea.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-766391571060900787</id><published>2009-01-15T23:30:00.002+01:00</published><updated>2009-06-22T11:18:45.274+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bored?'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bulfuckingarie'/><title type='text'>Bulfuckingarie ou le journal d'un passé en mouvement, chapitre 16</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SjqzfOFj5JI/AAAAAAAAAG4/4a2h47cNpQ4/s1600-h/varna+(19).jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SjqzfOFj5JI/AAAAAAAAAG4/4a2h47cNpQ4/s200/varna+(19).jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5348784856394622098" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Come on let’s twist again...&lt;br /&gt;Mon compte-rendu d’hier n’étant pas lisible par toutes et tous, j’ai préfère ne pas l’envoyer du tout. En gros, j’ai passé la journée à visiter des appartements vu que j’étais dégagée de toutes mes obligations au Technicum. Et figurez-vous que j’ai trouvé mon bonheur, j’ai même signé un contrat en bulgare aujourd'hui hui! Je suis dès le 1 janvier et ceci pour six mois (ben oui, juin pour x, y raisons promet d’être bulgare également) l’heureuse locatrice d'un trois pièces genevois avec terrasse (balcon plutôt) au cinquième étage sans ascenseur d’un immeuble qui semble avoir être dessiné par Staline lui-même tant il est coco. C’est un meublé (sommairement, mais cela m’arrange, moins il y en a moins il y a de chances d être envahie par les bêtes sans m’en rendre compte) et je peux donc vous confirmer que non seulement vous êtes les bienvenu(e)s en Bulgarie, mais de plus que pour autant que vous apportiez vos propres draps ou sacs à viandes, vous serez logés. J’ai une cuisinière et un frigo corrects et ayant négocié très dur concernant l’état des lieux, la salle de bains sera refaite pendant les fêtes et l’appartement entièrement nettoyé. Il est à quinze minutes à pied environ du centre ville dans un des quartiers les plus chouettes de Varna. Vivant sans pour autant être trop bruyant etc. Et si je tire une ligne droite depuis mon balcon elle me mène directement au jardin maritime et à la mer donc... Pour simplifier les choses je suis passée par une agence appartenant à une connaissance de Svetlana et les propriétaires, une mère et sa fille ayant elle-même des enfants parlent respectivement un peu de français et pas mal l’anglais. Elles vivent la porte à côté mais la fille étant prof de ski (et pianiste aussi) elle sera absente avec sa famille durant toute la saison (ceux qui veulent faire du ski ou du trekking en Bulgarie cette saison sont priés de s’annoncer, cela peut se faire). Elles ont l’air très aimables et contentes d’avoir une étrangère pour locataire, à fortiori une francophone (va comprendre...).&lt;br /&gt;En rentrant début janvier il faudra que je m équipe de chauffages en tous genres pour ne pas mourir de froid et je m’installerai dans mes murs aussitôt que cela sera fait. Je suis ravie et j’ai hâte d’y être. Dans la vie on devrait pouvoir changer d’appartement sans trop de complications tous les douze mois selon moi, donc en avoir un à Genève sous-loué à deux indonésiens et un à Varna me va très bien. Mon adresse ressemble à un truc du style: 9 rue Ivan Bogorov, entrée B, XXXX Varna. Rien que de vous l’écrire cela me donne des ailes... L’électricité va surement me couter le même prix que l’appartement, mais qu’importe.. il faut bien vivre. J’ai donc passé les deux derniers jours à montrer à mes interlocuteurs bulgares ce dont était capable une ex-étudiante en droit, suissesse, bossant dans le domaine de la gestion de la qualité. Je les ai presque rendus fous à force de demander que tout ce qui était dit oralement soit mentionné sur le contrat que j’allais signer et qu’il fallait du coup, très naturellement aussi enlever du contrat type tout ce qui ne figurait pas dans le cadre de notre accord verbal (téléphone pour lequel j’aurais du signer alors qu’il n’y à même pas l’ombre d’un combiné dans l’appartement etc.). J’imagine que j’ai du leur sembler terriblement pointilleuse alors que moi, tout ce que je garde comme impression c’est que j’ai signé un contrat en bulgare (à votre avis qui prend le plus de risques?).&lt;br /&gt;Hier après cela je suis retournée au Technicum afin de me préparer à la soirée avec Maria et Pavel. Finalement Marian est venue, pour des raisons qui ne concernent qu’elle, sans Pavel, mais avec les enfants et nous nous sommes rendus à l'ancien restaurant Paraklis, rebaptisé à l’ occasion de son récent déménagement la Sirène Bulgare (à peu de choses près). Nous étions les seuls clients ordinaires ce soir-la étant donné que le restaurant accueillait tous les employés de la petite commune de Kavarna des environs de Varna pour leur repas de fin d’année. Il devait y avoir cent cinquante personnes environ et nous avons fait Maria, Ian, Gloria et moi-même une entrée fort remarquée, seuls inconnus parmi eux. Le maître d’hôtel, une femme d’une cinquantaine d’années parlant assez bien le français, nous a dit avoir fait une exception pour nous par pure francophilie (encore, si avec cela y a pas au moins un ou une pariguotte qui vient me voir c’est bien malheureux!). Nous avons bu un excellent vin rouge bulgare et j’ai mangé les meilleurs calmars farcis de ma vie entière. Le service était impeccable, tout comme l’était l’animation (danse et musique folklorique) et nous avons pu vivre un moment assez exceptionnel étant à nous quatre observateurs et sujets d’observation de cette foule qui devait se demander qui nous pouvions bien être. Vishnou merci, nous n’avons en rien gêné les festivités et très vite les gens ont dansé le Kjutchek sur les tables.&lt;br /&gt;Je tiens tout particulièrement à vous décrire deux femmes d'une singularité extrême. La première, dans la soixantaine, était vêtue d’une manière si originale que je risque bien encore durant de longues années de l'utiliser comme étalon de l'élégance provinciale bulgare. Sa tenue de soirée était composée d une jupe plissée rouge longue jusqu'à mi-mollets, d'un chemisier à col mao en dentelle rouge également, de collants verts vifs transparents, d’une paire de sandales en cuir rouge (avec un talon de huit centimètres environ large vers le haut, très fin vers le bas) et surtout, surtout d’un gilet d’homme, rouge également, sur lequel était imprimé un énorme sapin de noël (d'ou les collants verts!) représenté avec les décorations de saison. Ses ongles étaient bien sur d’un rouge pétant également, décorés de lignes vertes habilement dessinées et elle portait autour du cou un nombre invraisemblable de colliers. Sa coupe de cheveux a elle aussi retenu mon attention: une sorte de pyramide blond-blanc qui quelque soit la vigueur des pas de danse exécutés par l'objet de mon attention ne bougeait pas d’un poil. Tout cela, il faut l’imaginer sur une dame (oui, oui c’est une dame) qui doit mesurer, sans exagération, facilement 1m85/1m86, mais si je me souviens de son allure générale, je suis tout à fait incapable de vous dire si il s’agissait oui ou non d une belle femme tant mon souvenir est complètement marqué par sa tenue vestimentaire. Elle n’a pas raté une seule des danses de la soirée et ne manquait pas, de retour à sa place, de se lever à chaque fois que la musique faisait mine de devenir plus rythmée. Merci Ganesh, elle n’était pas assise dans mon champ de vision mais derrière moi, sans cela je n aurais même pas pu réussir à avaler une bouchée de mon succulent repas tant elle était fascinante. La deuxième femme qui m’a scotchée a à peu de choses près le même âge, mais pas du tout le même gabarit. Toute petite, potelée, cheveux courts et teints en un violet aubergine, elle était entièrement vetue de noir (petit tailleur très comme il faut). Elle a systématiquement rejoint la grande blonde sur la piste de danse et plusieurs des morceaux joués par les musiciens leur ont été spécialement dédicacés. Ma deuxième petite bonne femme avait en plus de l'enthousiasme de la première un don certain pour la danse et c’était un régal sans comparaison de la regarder danser. Aucune des subtilités de la partition n'échappait à son corps rebondissant et harmonieux et, encore une fois, O combien j’aurais aimé savoir siffler pour pouvoir exprimer mon admiration comme les hommes le font ici. C’était d autant plus impressionnant qu’elle était, elle aussi, perchée sur des talons inimaginables. J’ai en ce qui la concerne très attentivement observé son visage que j’ai dès le premier regard trouvé doux et attendrissant. Elle ressemble un peu à la tantine idéale et le sourire plein de malice permanent accroché à ses yeux n’a fait que renforcer chez moi cette impression durant la soirée. Pendant l’une des pauses de l’orchestre trois des musiciens ont entamé un rock total sixties endiablé et nos deux commères ont brûlé la piste de danse de leur ardeur. A les voir on pouvait aisément imaginer que ce n’était de loin pas la première fois qu’elles dansaient ensemble en se passant tour à tour le rôle de conductrice. A la fin de cette prestation qui a été dument applaudie et sifflée par le reste des convives (elles ont vidé la piste, il n’y avait pas un seul rat qui soit à leur niveau), elles ont demandé aux musiciens de leur jouer un twist et la salle entière a renchérit pour solliciter ce morceau avec elles. A ma grande surprise lorsque les musiciens se sont exécutés personne ne s'est levé pour les rejoindre sur la piste et j'ai enfin compris qu’effectivement elles y allaient de leurs hanches et de leurs chevilles à chacune des célébrations de la commune de Kavarna. Un spectacle hallucinant s’est alors offert à mes yeux. Ces deux petites nénettes se sont lancées dans un twist si fringuant que moi-même je n’aurais pu le danser plus de deux mesures. Et pourtant ces deux demoiselles ont sans avoir l’air d être pour le moins du monde essoufflées exécuté tous les trucs de twisteurs:&lt;br /&gt;#frotté des fesses contre la piste de danse&lt;br /&gt;#frotté des seins contre la piste de danse&lt;br /&gt;#frotté des cheveux contre la piste de danse&lt;br /&gt;#polissage chausse-twiste de la piste de danse&lt;br /&gt;#ventilation par les hanches de la piste de danse&lt;br /&gt;et pour finir, non des moindres&lt;br /&gt;#frotté réciproque de leur arrière-train à, soyons larges, quatre centimètre à peine du sol. &lt;br /&gt;Je n’osais croire à mon bonheur d’avoir eu la bonne idée de diner à la Sirène Bulgare un soir ou non seulement j'avais la possibilité de m'en mettre plein les yeux de danses folkloriques mais ou surtout de telles artistes se produisaient. Pendant un moment j’ai vraiment cru qu’Elvis allait se pointer pour danser avec elles et je vous assure qu’il n’aurait absolument pas été déplacé. Comment ces deux gonzesses ont réussi à faire toutes ces acrobaties alors qu’elles devaient avoir déjà sifflé la moitié de la réserve de Rakiya du restaurant, à passé soixante ans, restera pour moi, et ceci pour longtemps je le présume, un mystère plus épais encore que celui des voix bulgares. Les enfants étant fatigués nous avons quitté de bonne heure cette incroyable soirée (il y avait aussi une femme avec une verrue sur le cuir chevelu de la taille d'une balle de tennis, un employé de voirie contorsionniste et quelques nains...). J’ai passé le reste de la soirée dans la cuisine de Maria à parler avec elle du grand amour, auquel elle croit dur comme fer et sur lequel je n’ai personnellement rien à penser pour l’instant, en éclusant quelques vodkas bien méritées. Je ne peux pas vous dire pourquoi mais croyez moi s'il y à des verres de vodka qui ont été mérités dans tout l'histoire de cette planète, c'est bien ceux d'hier soir) et je me suis encore une fois couchée à une heure inadmissible. D’autant plus inadmissible que j’avais ce matin une nouvelle réunion avec le groupe du projet, puis un milliard de choses à boucler pour pouvoir cet après-midi vers 17h signer mon contrat de location.&lt;br /&gt;La réunion d'aujourd'hui a eu lieu dans un Technicum déserté (les cours ont pris fin hier soir) et a été extrêmement mouvementée. Tout d’abord mes collègues ont essayé de me rouler dans la farine pour la première fois, mais qui plus est nous avons reçu la visite totalement inattendue pour nous tous sauf Bouyana d'une inspectrice du ministère de l'éducation. Commençons par la dalavera (petite arnaque en bulgare, un des premiers mots que j'ai assimilé ici) ... En effet, nous étions supposés aujourd'hui être rejoints par le groupe des étudiants selectionnés par les professeurs pour faire partie de l’équipe. Ceux-ci devaient être sélectionnés selon les critères très précis du règlement du projet et répondre en premier lieu à un critère de "vulnérabilité". C est un peu compliqué de vous expliquer tout le tralala mais en gros les étudiants membres de l'équipe doivent être les premiers bénéficiaires du projet et en tant que tel être des élèves éprouvant des difficultés à entrer dans le moule du Technicum tel qu’il est et avoir des résultats prouvant ces difficultés. Des étudiants en situation d'échec scolaire comme nous disons à l’ouest francophone. Le choix des professeurs se devait normalement d'être motivé selon un modèle bien établi et lorsque Vala (la pédagogue) et Bouyana me les ont présentés c'était en accompagnant chacun des noms d'un même "pour améliorer ses connaissances" lapidaire. Par acquis de conscience j'ai demandé quels étaient les résultats de ces étudiants durant le dernier trimestre et s'ils étaient conformes à la définition donnée par le règlement du projet. Un silence vaguement gêné m a mis la puce à l’oreille (sic) et Maria l’a traduit en me disant qu’ils venaient tous de la même classe, la meilleure de l'école. Lorsque j’ai demandé à Vala et Bouyana de motiver leur décision elles se sont contentées de dire que ces étudiants étaient motivés pour  travailler sur le projet. S’en est suivie une longue discussion pendant laquelle tous les professeurs insistaient (en parlant tous en même temps bien sur) sur la motivation et pendant laquelle j’insistais sur les critères précis du projet Leonardo. C’est à ce moment la que l’inspectrice du ministère de l'éducation a fait son apparition pour au moins compliquer les choses. Après m'avoir été présentée et avoir été mise au fait de la discussion elle s’est empressé de prendre le crachoir et m’a tenu un très beau (surement) et très long (certainement) discours m expliquant que les critères d’admission au Technicum étaient tels qu’il n'y avait pas un seul étudiant qui soit en échec scolaire. J’ai alors demandé combien de personnes avaient passé les examens finaux l'année précédente (146) et combien avaient obtenu leur diplôme (87) et fait toutes les mines que je pouvais pour leur dire, sans le leur dire, qu’il fallait qu’ils arrêtent de se fiche de moi. Maria a eu alors la bonne idée de me suggérer de regarder les relevés des notes des élèves choisis et s'est empressée d'aller les chercher. Pendant son absence une vive conversation s'est engagée entre les professeurs et voila ce que j'en ai imaginé, analysé:&lt;br /&gt;#Vassilev: Vala, tu vas avoir l'air fine quand elle verra les notes&lt;br /&gt;#Vala: il y en a qui n’ont pas un excellent niveau partout&lt;br /&gt;#Velitchka: il faut avant tout qu’ils soient motivés pour travailler, les autres on s’en fout dans le cadre du projet&lt;br /&gt;#Vassilev: moi j’ai juste dit ça comme ça hein, on va avoir l’air cons&lt;br /&gt;#Vala: ils peuvent s'améliorer encore ces élèves&lt;br /&gt;#Velitchka: on peut peut-être dire qu’ils seraient probablement en échec scolaire selon des critères ouest-européens?&lt;br /&gt;#Vassilev: moi, je dis juste qu’on va avoir l'air cons, c'est pas du tout ce qu’elle nous a expliqué&lt;br /&gt;Bon, je n'ai aucune certitude bien sur, mais je suis prête à mettre ma main au feu que c’est bien cela qui s’est tramé durant les quelques minutes durant lesquelles Maria s'est absentée. Les notes des élèves en question étaient comme je m'y attendais si près du maximum possible que c'en était presque ridicule de leur avoir enlevé quelques centièmes, et les commentaires des professeurs plus qu’élogieux quant à leurs capacités d'adaptation au système éducationnel du Technicum tel qu’il est pour l instant. Rien a faire pourtant, les professeurs ont continue à insister et j’ai alors compris que chacun d’entre eux étant supposé par la suite travailler en binôme avec un étudiant, leur choix était surtout motivé par l'absence totale d'envie de devoir négocier avec ceux-ci pour que le travail soit accompli.&lt;br /&gt;Ils ont donc fait complètement table rase des critères que nous avions longuement expliqué durant les séances précédentes pour ne retenir qu’un seul critère de leur propre création: étudiant obéissant et discipliné ayant de très bons résultats. Le fait que le fonds européen finance des projets améliorant la prise en charge des laisses pour compte ne leur semblait pas du tout pertinent comme argument de ma part pour les faire changer d’avis. Bien évidemment l'inspectrice est intervenue à plusieurs reprises pour prendre le pli exactement inverse du mien et j'ai finalement du faire l'âne, planter mes quatre fers sur la table, froncer les sourcils et sortir mon regard numéro 13: pas de cela avec moi les gars... J’ai demandé à Maria de leur traduire qu’il était hors de question que je monte un dossier dont je n’étais pas convaincue et qu’il fallait pour que je comprenne, accepte et plus tard défende leur choix que j'en sois moi-même convaincue. J’ai donc demandé à ce qu’on me convaincue arguant encore que si ils n’arrivaient pas à me convaincre moi, ils n’avaient aucune chance avec les experts qui évalueront leur projet. Silence sidéral et regards ahuris. Comment cela je n’étais pas d’accord? Comment cela je ne défendrais pas leur projet si je n’étais pas d’accord? Comment cela il faut que je sois convaincue de ce que je fais? Comment cela j’ai mon mot à dire? Tous les regards se sont alors tournés vers l’inspectrice et Bouyana. La première devant mon air à la fois courroucé et interrogatif a vite remballé son manuel d’autopromotion et la seconde m'a demandé d’expliquer encore une fois les critères qui se devaient d’être respectés. Je me suis appliquée à le faire aussi calmement et clairement que possible et après encore de longues (trop longues) minutes de négociation nous sommes finalement tombés d'accord sur le fait que les professeurs pourraient faire entrer tous les prix d honneur qu’ils voudraient dans l'équipe lorsqu'ils m auraient fourni une liste d'étudiants correspondant aux critères discutés. J’ai refusé navant cela d’avancer ne serait-ce que d’un iota et ma détermination aidant je compte bien obtenir les résultats négociés à la rentrée. Les cinq autres points de l’ordre du jour ont été du petit lait à mes oreilles comparé à ce point de friction et l’inspectrice elle-même n’a plus eu qu’à la fermer (ou à parler dans son portable qui a sonné en tout quatre fois durant la réunion...). La suite de la réunion s’est perdue dans l'excitation du départ en vacances de tous et je n'ajouterai que deux choses: je suis contente qu’ils résistent et ne gobent pas tout ce que je leur dit tout cuit, mais cela promet pour la rentrée...&lt;br /&gt;Pensez fort a moi demain qui vais devoir faire le singe devant le maire et la presse locale, comme j'ai du le faire aujourd'hui devant l'émissaire du ministère de l'éducation. J’ai enfin compris (ben oui je suis lente et alors?) que ma présence aussi est un argument de poids dans la chasse aux financements du Technicum et qu’il va falloir durant ces six mois que je récite ma leçon devant toutes les autorités compétentes pour faire la preuve de l'esprit innovateur et ambitieux de Bouyana...&lt;br /&gt;Je pense a vous et vous embrasse,&lt;br /&gt;Zafrou&lt;br /&gt;Gwen et Emanuel: vous semblez être les seuls dotés d’un cerveau ou à être tombés dans un annuaire quand vous étiez petits. C’est bien XXX le patronyme de M. Arracheorganevital&lt;br /&gt;Diote: il te plairait surement en vrai aussi&lt;br /&gt;Nada: j’ai célébré chaque aïd de ma vie à la mosquée (en Tatounasie ou en Suisse,&lt;br /&gt;et même au Mali car j’étais arrivée la veille de cette grande messe)&lt;br /&gt;Natacha: je suis contente de te retrouver&lt;br /&gt;Britta: la question du logement est donc déjà réglée&lt;br /&gt;Jonathan: welcome on the list...&lt;br /&gt;Sonja: mais non, ils ne sont pas sales, ils sont pauvres, c’est pas pareil!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-766391571060900787?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/766391571060900787/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/01/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/766391571060900787'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/766391571060900787'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/01/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe.html' title='Bulfuckingarie ou le journal d&apos;un passé en mouvement, chapitre 16'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SjqzfOFj5JI/AAAAAAAAAG4/4a2h47cNpQ4/s72-c/varna+(19).jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-556129407826350916</id><published>2009-01-12T01:09:00.000+01:00</published><updated>2009-02-01T01:39:46.356+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='kunst'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Suisse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='family'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='weirdo'/><title type='text'>Alex Sadkowsky avait le même talent que ma grand-mère pour dénicher des accessoires mode</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SYTpqpALoEI/AAAAAAAAACA/nR4HlZ65KUc/s1600-h/alex+sadkowsky.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 114px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SYTpqpALoEI/AAAAAAAAACA/nR4HlZ65KUc/s200/alex+sadkowsky.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5297615980464939074" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ma grand-mère aimait, le mois d'août venu, se promener avec ce couvre-chef parasol (et un maillot une pièce brésilien rose fluo et noir) sur les plages populaires de Hammamet. Ce qui me fait regretter de ne pas avoir connu l'oeuvre de Sadkowsky avant 1994, j'aurais alors pu lui faire découvrir ses portraits à la gore-trash-plastique. Je suis sure qu'elle aurait reconnu en eux plusieurs membres de notre famille.&lt;br /&gt;Il n'est cependant pas trop tard pour vous les faire (re)connaître: www.sadkowsky.ch ou le catalogue de son expo à Zurich en 1993 à la Kunsthaus.&lt;br /&gt;Photo tirée du catalogue de l'expo de 1993 et intitulée: Das Hie und Da und Ab und Zu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-556129407826350916?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/556129407826350916/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/01/alex-sadkowsky-avait-le-meme-talent-que.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/556129407826350916'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/556129407826350916'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/01/alex-sadkowsky-avait-le-meme-talent-que.html' title='Alex Sadkowsky avait le même talent que ma grand-mère pour dénicher des accessoires mode'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SYTpqpALoEI/AAAAAAAAACA/nR4HlZ65KUc/s72-c/alex+sadkowsky.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-3614951747135674292</id><published>2009-01-10T18:58:00.001+01:00</published><updated>2009-06-22T09:15:30.798+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='AAArabs'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='design'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='girly hints'/><title type='text'>Rétrospectrive Hussein Challayan</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SYTKJ5XfKQI/AAAAAAAAABE/MdxqmCZwvLo/s1600-h/hussein+challayan+works.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 129px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SYTKJ5XfKQI/AAAAAAAAABE/MdxqmCZwvLo/s200/hussein+challayan+works.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5297581333061511426" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;1994-2009 jusqu'au 17 avril 2009 au Design Museum, Londres.&lt;br /&gt;www.designmuseum.org&lt;br /&gt;In Biba, Janvier 2009&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-3614951747135674292?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/3614951747135674292/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/01/retrospectrive-hussein-challayan.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/3614951747135674292'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/3614951747135674292'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/01/retrospectrive-hussein-challayan.html' title='Rétrospectrive Hussein Challayan'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SYTKJ5XfKQI/AAAAAAAAABE/MdxqmCZwvLo/s72-c/hussein+challayan+works.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-7761616903574174285</id><published>2008-12-31T11:57:00.000+01:00</published><updated>2009-01-31T18:50:18.420+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Love'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poetry'/><title type='text'>Love - At lunch time a story of love</title><content type='html'>When the busstopped suddenly to avoid&lt;br /&gt;damaging a mother and child in the road, the&lt;br /&gt;younglady in the greenhat sitting opposite&lt;br /&gt;was thrown across me, and not being one to&lt;br /&gt;miss an opportunity i started to makelove&lt;br /&gt;with all my body.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;At first she resisted saying that it &lt;br /&gt;was tooearly in the morning and toowoono&lt;br /&gt;after breakfast and that anyway she found&lt;br /&gt;me repulsive. But when i explained that&lt;br /&gt;this being a nuclearage, the world was going&lt;br /&gt;to end at lunchtime, she tookoff her&lt;br /&gt;greenhat, put her busticket in her pocket&lt;br /&gt;and joined in the exercise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The buspeople, and therewere many of &lt;br /&gt;them, were shockedandsurprised and amused&lt;br /&gt;andannoyed, but when the word got around&lt;br /&gt;that the world was coming to an end at lunch-&lt;br /&gt;time, they put their pride in their pockets&lt;br /&gt;with their bustickets and madelove one with&lt;br /&gt;the other. And even the busconductor, being&lt;br /&gt;over, climbed into the cab and stuck up&lt;br /&gt;some  sort of relationship with the driver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thatnight, on the bus coming home, &lt;br /&gt;wewere all a little embarrassed, especially me&lt;br /&gt;and the younglady in the greenhat, and we&lt;br /&gt;all started to say different ways howhasty&lt;br /&gt;and foolish we had been. Butthen, always&lt;br /&gt;having been a bitofalad, i stood up and&lt;br /&gt;said it was a pity that the world didn't nearly&lt;br /&gt;end every lunchtime and that we could always&lt;br /&gt;pretend. And then it happened...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quick asa crash we all changed partners&lt;br /&gt;and soon the bus was a quiver with white&lt;br /&gt;mothballbodies doing naughty things.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;And the next day&lt;br /&gt;And everyday&lt;br /&gt;In everybus&lt;br /&gt;In everystreet&lt;br /&gt;In everytown&lt;br /&gt;In everycountry&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;people pretended that the world was coming &lt;br /&gt;to an end at lunchtime. It still hasn't.&lt;br /&gt;Although in a way it has.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Roger McGough&lt;br /&gt;At Lunchtime A Story of Love&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-7761616903574174285?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/7761616903574174285/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2008/12/love-at-lunch-time-story-of-love.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/7761616903574174285'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/7761616903574174285'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2008/12/love-at-lunch-time-story-of-love.html' title='Love - At lunch time a story of love'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-8148919524081511858</id><published>2008-12-25T15:37:00.000+01:00</published><updated>2011-11-02T16:27:34.221+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='AAArabs'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='micro-combat'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bravos'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Femmes'/><title type='text'>Zulaikha Gharbi va jusqu'au bout et entre aussi dans l'histoire du droit en France</title><content type='html'>Décembre 2008, Zulaikha Gharbi obtient la condamnation par défaut de son bourreau: Khaled Ben Saïd. En 1996 ce fonctionnaire de police, "tortionnaire ordinaire" selon Mme Souhayr Belhassen Présidente de la FIDH en Tatounasie, la harcèle "anonymement" en raison des activités militantes de son mari islamiste. Insultes, coups, attouchements et autres tortures. Par chance une année plus tard, c'est aussi lui qui colle un coup de tampon sur son passeport. Il la reconnait, elle le reconnait aussi. Elle sait à présent son nom. Quatre ans plus tard leurs chemins se croisent encore une fois, de loin cette fois, mais d'assez près pour que Zulaikha Gharbi dépose plainte contre lui en France en vertu de la compétence universelle. En effet, M. Ben Saïd vient d'être nommé vice-consul de Tatounasie en France, à Strasbourg. La condamnation par défaut a été suivie en 2002 d'un mandat d'arrêt jamais diffusé au niveau international. Les copains de Zizi sont partout... mais cela n'en est pas moins une grande victoire. Surtout celle d'une femme sur les peurs sociales qui sont le lot de tous les citoyens tatounasiens. Et, ce qui n'est pas rien, c'est aussi la première fois qu'un diplomate est condamné en France dans le cadre de ce principe de compétence universelle permettant de poursuivre les auteurs présumés d'un crime qui qu'ils soient, où qu'ils soient et quel que soit le for de leur crime.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-8148919524081511858?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/8148919524081511858/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2011/11/zulaikha-gharbi-une-femme-debout-qui.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/8148919524081511858'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/8148919524081511858'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2011/11/zulaikha-gharbi-une-femme-debout-qui.html' title='Zulaikha Gharbi va jusqu&apos;au bout et entre aussi dans l&apos;histoire du droit en France'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-218028209208760959</id><published>2008-12-15T14:21:00.003+01:00</published><updated>2009-06-22T14:35:06.986+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bored?'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bulfuckingarie'/><title type='text'>Bulfuckingarie ou le journal d'un passé en mouvement, chapitre 15</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/Sj96dNw93WI/AAAAAAAAAIA/q8MkQi_XJk4/s1600-h/varna+(54).jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 130px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/Sj96dNw93WI/AAAAAAAAAIA/q8MkQi_XJk4/s200/varna+(54).jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350129524669275490" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;K, kolko, koy, keude, tazi, tozi, touk et tam sont sur un bateau...&lt;br /&gt;Aujourd’hui j’aurais pu manger les Alpes, ou encore convaincre Christian Blocher qu’il a tort sur toute la ligne. J’aurais pu reprendre le bâtiment des forces motrices en un seul jour, voir même avoir le temps, à la fin de la journée si j’avais traîné dans le coin jusqu’à l’heure du dîner de vider le lit du Rhône de son fleuve. J’aurais pu éradiquer la lèpre en Inde ou même reconstruire d’une seule main les Twin Towers. Mais, vous l’attendiez, j’en suis sûre, je me suis contentée de passer une journée comme les autres à Varna. Comme les autres c’est à dire pleine de bonnes surprise et de flux positifs. Pour commencer j’ai dormi tant que j’ai pu, mes premières obligations n’étant pas fixées avant le début de l’après-midi. Je me suis néanmoins réveillée assez tôt pour avoir le temps de passer au pressing. Mes copines là-bas sont malades si ne serait-ce que pendant un seul jour je les oublie. J’ai fait quelques courses et j’ai acheté une belle boîte de chocolat pour Ianka et Yourdenka qui m’ont respectivement aidées avec mes puces, mon matelas, mes problèmes administratifs (la poulitzaille). J’ai bu un café avec elles et nous avons bavardé comme de vraies pipelettes par l’intermédiaire de mon superbe guide de la conversation française et bulgare. Nous avons devisé de tout et de rien, principalement des fêtes de fin d’année, de leurs enfants, de leurs soucis et de leurs joies du moment. On aurait presque pu croire que je parlais le bulgare ou qu’elles parlaient le français tant notre caquetage était intense. Je suis même parvenue à expliquer à Yourdenka que selon moi priver une bonne quarantaine de professeurs de leur pause télévision à midi pour me la donner n’était pas très utile considérant que je ne l’ai quasiment jamais allumée depuis que je suis là et que qui plus est, cela risque de me mettre à dos des collègues qui ne voyaient déjà pas ma présence d’un très bon œil. J’ai à cette occasion appris qu’avant mon arrivé le Technicum n’avais pas le câble et que celui-ci a donc été installé à l’école tout spécialement pour moi.. vous y croyez ? Alors que les principales chaînes câblées que je reçois sont en Russe et que je ne sais même pas comment faire une phrase avec un verbe conjugué –  sauf peut-être si c’est à la première personne du singulier et que c’est être ou avoir. Après les avoir quittées je me suis peint les ongles en rouge sang pour faire plus couleur locale et j’ai relu le plan de la réunion d’aujourd’hui. Je l’appréhendais un peu comme à chaque fois et encore une fois tout s’est bien passé. Je peste, il est vrai, encore un peu contre M. Moustachegrise qui avait réussi à me faire sérieusement douter des chances même d’arriver à rassembler autour du projet quelques professeurs. Non seulement tout le monde était là, le gang des trois, l’architecte, l’ingénieur, le pédagogue, la responsable Internet, le professeur de littérature, Maria, mais surtout tout le monde était d’excellente humeur et prêt à relever ses manches et se mettre au boulot. Le but de la réunion était de nous répartir les tâches qui doivent absolument être accomplies avant le départ en vacances de toutes et tous. Chacun s’est spontanément proposé pour la tâche qui lui allait le mieux et nous sommes arrivés au bout de l’ordre du jour sans aucune peine. Les minutes des précédentes réunions étaient prêtes, en bulgare et en anglais, et le principe de l’utilité en était pour la première fois accepté mais surtout compris. Nous sommes également tombés d’accord sur un synopsis du projet dont j’ai besoin pour pouvoir durant les vacances partir à la chasse aux partenaires. Alors ouvrez grand vos écoutilles : si vous connaissez au sein de la communauté européenne, une entreprise, une école d’architecture, une fédération patronale, une union d’architectes, ou un école de construction susceptible d’être intéressée par un partenariat avec un réseau d’école varniote, faîtes moi suivre l’information. Maria et moi sommes après ce doux moment d’euphorie professionnelle allées chez elle pour qu’elle puisse manger un peu et vérifier que les enfants n’avaient pas mis le feu à la ménagerie. Puis nous nous sommes séparées. Elle est partie donner son cours d’anglais et moi allée prendre ma quatrième leçon de bulgare. Celle-ci m’a permis de répondre à des questions d’une importance majeure comme :&lt;br /&gt;#comment dit-on la deuxième à gauche?&lt;br /&gt;ftoratafnaliavo&lt;br /&gt;#comment dit-on comment?&lt;br /&gt;Kak&lt;br /&gt;#comment dit-on combien?&lt;br /&gt;kolko&lt;br /&gt;#comment dit-on ou?&lt;br /&gt;keude&lt;br /&gt;#comment dit-on qui?&lt;br /&gt;Koy&lt;br /&gt;#comment dit-on est-ce possible?&lt;br /&gt;Moje li&lt;br /&gt;#comment dit-on celui-là?&lt;br /&gt;Tozi&lt;br /&gt;#comment dit-on celle-là?&lt;br /&gt;Tazi&lt;br /&gt;#Comment dit-on ici?&lt;br /&gt;Touk&lt;br /&gt;#Comment dit-on là-bas?&lt;br /&gt;tam&lt;br /&gt;#comment dit-on je suis désolée de vous avoir marché sur le pied?&lt;br /&gt;#comment dit-on excusez-moi d’avoir renversé mon chocolat chaud sur votre&lt;br /&gt;pantalon beige?&lt;br /&gt;#comment dit-on serveur s’il vous plait?&lt;br /&gt;#comment dit-on à un chien qu’il faut qu’il arrête de vous suivre?&lt;br /&gt;#comment dit-on non, je ne peux pas demain, après-demain si vous voulez?&lt;br /&gt;#comment dit-on je ne parle pas bulgare?&lt;br /&gt;#kakakakakakakakakakakakakakakakakakakakakakakakakakakakakakakakakak....&lt;br /&gt;kak?&lt;br /&gt;Et surtout kak se fait-il que lorsque moi je dis kolko les gens se marrent&lt;br /&gt;alors que lorsque Svetlana ou Marian le disent les gens répondent : tve leva&lt;br /&gt;(deux leva)? Pourtant il n y a pas un milliard de manières de prononcer&lt;br /&gt;KOLKO? J’en passe et des meilleures. J’ai vraiment l’impression d’avoir perdu vingt-sept ans de vie et d’être à nouveau au stade du développement humain ou l’on apprend à former ses premières phrases, à articuler les premiers mots de plus d’une syllabe. Parfois, je me dis pour me décomplexer qu’en fait les bulgares prétendent. Qu’au fond, ils parlent tous français et qu’ils font exprès de dire n’importe quoi : kaksikazvate, teupsichotche, azpabotia... juste pour m’embêter. Il parait qu’il y a au moins trente pour cent de mots bulgares qui viennent du français et il me parait bien à moi qu’ils font exprès justement de ne jamais les utiliser quand ils me parlent mais seulement quand je dis heu… « comment on dit remorque ? ».. ben remorque. Avec juste assez d’accent pour que cela sonne exotique. Il est même possible que ce soit un complot absurde ourdi par dieu sait lequel d’entre vous juste pour me rabattre le caquet… (kak-ai). Et là je ne vous cite que les trucs prononçables… et je ne vous parle même pas des accents dont je ne perçois l’existence que par hasard lorsqu’un mot que je pensais connaître et qui me semble devoir  être dit cosi et pas cosi est tout à coup prononcé d’une manière qui me semble totalement extra-terrestre… je vous réserve pour le live quelques exemples gratinés. En fait, pour m’en tirer, je suis obligée la plupart du temps de faire une analyse de la situation en bonne et due forme : origine des protagonistes, leurs fonction, leur environnement familial, le catalogage de leurs variables faciales, dissection de leur gestuelle, identification de l’enjeu de la conversation, mesure des tonalités de voix utilisées, divination de leurs intention et objectifs, suivi ultra concentré des regards échangés et je peux vous assurer qu’à certains moments malgré le froid je transpire tant tout cela me prend le cerveau et tant je suis obligée d’utiliser à fond mes petits capacités d’analyse. J’arrive en principe à plus ou moins deviner ce qui se trame et si les gens sont d’accord entre eux ou pas, si ils négocient ou s’ils se mettent d’accord, mais je suis encore incapable de définir qui dit quoi. Et bien évidemment, je vous la fais courte, ce n’est pas parce que j’arrive à comprendre qu’on parle du temps que je suis moi-même capable d’en parler. Imaginez les rires de Maria et Pavel lorsque je leur ai raconté que Mme Touffedepoilssurlatete avait deux filles prénommées Goluma et Malka alors qu’en fait golama (et non Goluma, mais cela m’a semblé logique à moi, après tout, il y a bien un Golum chez Tolkien et les Golems sont les créatures fabriquées par les humains cherchant à égaler la création divine suprême l’HOMME ?) veut dire grande et malka, petite. Pavel, samedi soir alors qu’il insistait pour que je boive encore une vodka, m’a dit : « allons Zafrou, il n’est que quatre heures moins cinq » et est resté coi lorsque j’ai répliqué : « voyons, Pavel, otbeud tchetere bes pet minuti »… il a eu ensuite raison de ma résistance en me disant qu’on ruinerait toutes mes chances e jamais parler cette langue si on ne trinquait pas à mon premier  quasi jeu de mot. Phrase d’autant plus inoubliable qu’il était, mine de rien, justement, tchetere bes pet minuti, que j’étais au bout du rouleau et passablement grise. Comme le chantait Billie Holiday « the difficult, I do it now, the impossible will take a while ». &lt;br /&gt;Cette semaine il y a encore bien des réjouissances en perspectives. Diner demain soir avec Maria et Pavel au Paraklis, un des bons restaurants de gastronomie bulgare de la ville, qui a accepté notre réservation malgré l’organisation d’un banquet énorme pour lequel sont prévus orchestre et troupe de danses folkloriques. Pressentant que les bulgares ne se contentent pas de regarder quand ça danse j’imagine que je vais en apprendre long sur le traitement réservé aux personnes se rendant coupables d’homicides involontaires par croche-patte. Jeudi soir je dine avec tous les ingénieurs du Technicum et sans traducteur dans un autre restaurant avec d’autres danses folkloriques et pour finir,  vendredi soir je suis invitée par la famille de Viktoria, le professeur d’anglais du Technicum. Je me réjouis de tout cela tout comme je redoute la sauterie chez Monsieur le Maire qui est également au programme. Le gratin des journalistes de la ville sera paraît-il du rendez-vous et je pourrais y aller de tout mon kolko, kak, keude, koy, tazi, tozi, touk et tam pour dire qui je suis et ce que je fais là.&lt;br /&gt;Davijdané (au revoir)&lt;br /&gt;Prenez soin de vous comme un bulgare le ferait&lt;br /&gt;Zafrou&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-218028209208760959?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/218028209208760959/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2008/12/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/218028209208760959'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/218028209208760959'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2008/12/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe.html' title='Bulfuckingarie ou le journal d&apos;un passé en mouvement, chapitre 15'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/Sj96dNw93WI/AAAAAAAAAIA/q8MkQi_XJk4/s72-c/varna+(54).jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-7461734323957487907</id><published>2008-11-15T18:04:00.004+01:00</published><updated>2009-06-23T22:25:00.095+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bored?'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bulfuckingarie'/><title type='text'>Bulfuckingarie ou le journal d'un passé en mouvement, chapitre 14</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/Sj-sRyH9hTI/AAAAAAAAAII/ddEKnBRiy4Y/s1600-h/nada+a+varna+(7).JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/Sj-sRyH9hTI/AAAAAAAAAII/ddEKnBRiy4Y/s200/nada+a+varna+(7).JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350184303852356914" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;I love Varna in the Winter...&lt;br /&gt;J’ai passé les dernières soixante-douze heures à me battre contre un mal invisible et j’en Presque victorieuse ceci malgré la certitude que psychologiquement il va me falloir des années avant de réussir à me gratter innocemment. J’avoue que les bugs matériels (c’est le cas de le dire) qui s’accumulent depuis mon arrivée me cassent un peu la tête : le froid, mon ignorance du bulgare, les pannes d’électricité, le fait de devoir constamment traduire ce que je dis, les petites et grandes arnaques, les lenteurs administratives, et pour finir les puces et la police !!! Soyons honnêtes, je me passerai bien de tout cela, mais bien évidemment d’un autre côté même pour tout l’or du monde je ne renoncerai pas à ce projet et à ce séjour ici. Certains d’entre vous semblent penser que je fais preuve d’une grandeur d’âme incommensurable ou que je suis d’une générosité et d’un courage sans bornes et je tiens à rectifier le tir. Je ne suis rien de tout cela. On peut même dire que je ne suis pas franchement glorieuse. Il n’y a qu’à faire la liste des toutes mes bévues, maladresses et conneries depuis mon arrivée ici pour vous en persuader. Je reçois ici mille fois au moins ce que je donne. Je n’ai pas besoin de vous faire un dessin en ce qui concerne  l’expérience professionnelle, l’apprentissage d’une langue étrangère, les économies financière notables que je vais en percevant un salaire suisse et en vivant en Bulgarie. En revanche, il est peut-être nécessaire que je vous démontre en quoi chaque instant ici, même le plus atroce dermatologiquement parlant est plus enrichissant que des semaines entières passées en Suisse.  Chaque moment est complètement nouveau, bien sur certaines situations sont similaires à d’autres que j’ai pu vivre, mais elle craquent pourtant entre mes mains comme une paire de chaussures neuves. Je me suis grâce à ce voyage éloignée de la grisaille hivernale genevoise, je travaille alors qu’il y a quelques semaines encore j’étais au chômage, mon petit cerveau tournait en boucle sur les mêmes problèmes : pas de boulot, pas de fric, peu de visibilité sur des perspectives réjouissantes, des soucis de santé, des prises de tête familiales etc. En quelques heures d’avion j’ai mis entre moi-même et ce quotidien ordinairement difficile des centaines de kilomètres. Je fais un break de mon train-train. Et un break de luxe. Pourquoi de luxe alors que je vais ce soir dormir sur un matelas en mousse à huit euros et moins de quatre centimètres d’épaisseur ? Parce que je suis confrontée au meilleur de moi-même et au pire aussi. J’ai une occasion unique de faire les réajustement nécessaires. Je découvre encore une fois que mes limites sont plus loin que ce que j’imaginais. Que beaucoup de choses qui me semblent depuis Genève tout à fait inenvisageables le sont depuis un ailleurs, Varna. Je me prends en pleine tronche à longueur de journée mes vices, faiblesses et manies de vieille fille avant l’âge. Et tout à la fois, je réalise à quel point il me faut peu pour être heureuse, à quel point je suis débrouillarde et à quel point le bois dont je suis faite (hip hip hip hourrah pour les Zlass, y’en a qui comprennent, y’en a qui comprennent pas) ne se fend pas facilement. J’auto-redore mon égo.  Au-delà de cela, je reçois tellement plus que ce que je donne. Certes, je rencontre des difficultés, mais elles ne comptent pour rien quand je fais la somme de toutes les mains secourables qui se sont tendues vers moi. Svetlana consulte régulièrement la presse pour m’aider à trouver un appartement, me sort presque un soir sur deux et me présente plein de gens intéressants, me montre des endroits que seule je ne découvrirai jamais, se propose de garder mes affaires pendant mes vacances en Suisse, de téléphoner pour les appartements et de les visiter pour moi. Maria prend le temps entre ses trois jobs, ses deux mêmes et son mec de traduire toutes les communications qu’il y a entre le personnel de l’école et moi, ceci sans percevoir un lev de plus que son salaire minuscule, court les bazars pour trouver un jour une lampe de poche pour que je puisse aussi me doucher le soir, me prête une couverture, m’emmène à la poste, m’explique les trajets de tous les bus de la ville pour que je ne me perde jamais, m’accueille chez elles les week-ends pour me changer de la bouffe des restaurants. Son homme, Pavel, sacrifie un dixième de son salaire hebdomadaire pour acheter les meilleurs bouts de bidoche pour me cuisiner des petits plats et acheter la meilleure vodka du coin, il me dessine des plans simplifiés de la ville pour que j’évite de me perdre aussi, m’explique l’urbanisme de Varna (toute sles rues sont numérotées de l’est à l’ouest et du nord au sud) et me prête sa femme à chaque fois que j’en ai besoin et reste à se farcir les diner des enfants, le bain, le ménage quotidien quand c’est le cas. Leur amie a décidé de me faire découvrir la pâtisserie et les vins bulgare et nous rejoint toujours avec quelque spécialité à me faire gouter. Elle se propose de profiter de sa voiture de fonction pour me faire découvrir les environs de Varna et elle me remercie de lui faire pratiquer son anglais ! M. Arracheorganevital se met en quatre pour me trouver un logement lui aussi, m’a trouvé un hôtel ce week-end, m’a attendue avec les petit-déjeuner ses belles mains ouvertes avant de m’accompagner au service des étrangers afin d’y régler mes problèmes de papiers, me trouve un traducteur juré pour la traduction de ceux-ci, va chercher les papiers pour moi, avance l’argent nécessaire, me présente aussi des gens, m’invite un coup à droite, un coup à gauche, me donne de précieux conseils, me signale tous les bons plans et surtout fait le lien entre là-bas (à l’ouest) et ici (l’est) en me servant de décodeur culturel. Les professeurs du réseau ont rivalisé de talent culinaire pour me faire découvrir leur cuisine, font comme si j’étais la meilleure danseuse de kjutchek du monde, m’écoutent pendant les réunions et ont l’air de croie une peu, chaque jour une peu plus, ce que je leur raconte. Mme touffedepoilssurlatete m’apporte des cafés quand elle trouve que j’ai l’air fatigué, laisse tomber sa pause de midi pour me préparer les documents officiels dont j’ai besoin pour la police, court chercher quelqu’un capable de lui expliquer ce que je lui dis quand nous ne nous comprenons pas et a apporté un dictionnaire bulgare-allemand exhumé de ses caisses d’étudiantes pour pouvoir me souhaiter le bonjour dans une langue que je comprenne. Yioulia la prof d’allemand du Technicum m’apporte des photos de ses voyages en Allemange et tire mon numéro à la tombola de l’école. Ianka l’intendante a sans rechigner vidé ma chambre une première fois de tous ses tissus d’ameublement, une deuxième fois d’une partie du mobilier et pour finir ce week-end avec l’aide des femmes de ménage de l’école dont c’était le jour de congé, vidé la chambre de toute matière organique, m’a emmené choisir un matelas ce matin, s’est arrangée pour que les portiers aillent le chercher, m’apporte des couvertures supplémentaires et passe me voir le week-end pour s’assurer que je vais bien. Les portiers, parlons-en des portiers ; le soir quand je rentre, quelque soit l’heure (et Bouddha sait que je rentre tard parfois, et dans un sale état) et en dehors des quelques exceptions dues à la surdité de l’un d’entre eux m’attendent avant de s’endormir, me prient de ne pas m’embêter à fermer les 432 portes qui me séparent de mon home sweet home et le font pour moi alors que je les arrache a leur sommeil. Bouyana, la directrice met son staff à ma disposition et se le met à dos en les privant de la télévision qui était dans leur salle de repos pour la mettre dans ma chambre afin que je puisse capter TV5 et que je ne sois pas larguée de mon monde. Elle m’écoute sans râler lui dire que je pense qu’elle devrait faire comme ci ou comme ça. Les filles du cyber café, non contentes de sourire constamment m’aident à traduire en bulgare une bafouille destinées au service des étrangers expliquant ma présence ici.  La dame pipi du Café Santana me laisse utiliser ses toilettes, les plus propres de Varna, alors que je ne consomme rien là-bas et que je n’y entre en coup de vent que lorsque ma vessie véritablement n’en peut plus. Aujourd’hui dans un magasin d’électronique alors que je demandais ou trouver une recharge de batterie, un jeune homme s’est proposé pour m’accompagner dans un autre commerce, m’a conseillé sur le produit à acheter, a négocié le prix pour moi et s’est platement excusé de devoir partir au bout de quinze minutes car il s’était mis en retard pour son rendez-vous. Les clients du pressing s’y mettent à plusieurs pour faire les liens entre les mots que je balance à la commerçante et interpréter ce que je dis. Bon, ok, d’accord parfois toutes ces bonnes intentions ne suffisent pas et elles n’ont rien pu contre les puces, mais quelle importance ? Essayez juste un peu d’imaginer le bien que cela fait quand on est complètement largué dans un pays dont on ne sait rien d’avoir toutes ces présences réconfortantes et serviables autour de soi. Sans parler de toutes ces choses que les bulgares ne font pas mais sont, chaleureux, généreux, disponibles, souriant la plupart du temps, attentifs, passionnés, intelligents, d’une patience infinie quand je tourne les pages de mon dictionnaire, curieux de l’altérité que je représente (aussi bien que je peux), fêtards, sans parler non plus de la beauté de leur pays, des merveilles de leur cuisine, de la richesse de leur folklore et de leurs traditions, de la beauté de leur langue, du charme de leurs femmes et de leurs hommes… Alors qu’est-ce que j’y gagne ? Ben comme dans la chanson de Brassens un gros feu dans le corps qui me réchauffe et me donne déjà l’impression que le temps passe trop vite. Mon ego se sent mieux, mon cœur se sent mieux et du coup, ma tête se sent mieux elle aussi. J’ai l’impression désagréable que je n’arrive pas  à exprimer ce que je ressens et que quelque soit le soin que je mette à décrire à quel point tout ceci m’est bénéfique, salvateur, euphorisant et délicieux, je n’y arriverai pas. Je vous l’ai dit pourtant, je préfère dix mille fois mes puces à mon lit genevois !  Je l’admets, ce n’est pas normal. Parfois lorsque je suis à bout de nerfs et que je continue par bravade à sourire, parce que les choses ne vont pas comme je veux, parce que je me trouve nulle, parce qu’en face de mon on me parle dans une langue que je ne comprends pas et que je désespère même de baragouiner un jour, parce que les galères que vivent toutes les personnes que je rencontre m’atteignent en plein cœur et me font pleurer de sacrés et amères larmes quand je suis planquée dans mon lit, je me dis que je suis maso et que le plaisir ne m’est peut-être perceptible que si il est le corollaire de moments et de prises de conscience difficiles. C’est possible aussi mais cela n’explique pas tout. Alors je parle toute seule dans la rue (je m’en fiche, personne ne comprend) et je me dis que c’est dingue, c’est dingue, pourquoi est-ce que je fais cela ? Pourquoi est-ce que je me farcis des puces ? Je n’en sais rien. C’est bon les puces en Bulgarie. Je suis peut-être pour la première fois de ma vie en train de tomber amoureuse d’un pays. Vu mon masochisme en amour, l’analogie n’est que très logique. Je n’en sais rien moi, je n’ai pas ressenti cela au Mali, et pourtant Thor sait que j’ai adoré cette expérience. Je suis peut-être vraiment maso après tout parce que les US, l’Autriche ou l’Espagne, cela ne m’a pas semblé aussi rigolo. Peut-être que la Suède si j’y était restée m’aurait fait le même effet. J’en était revenue complètement abasourdie de la gentille et de la disponibilité des suédois. Peut-être que dans les pays ou il peut faire vraiment très très froid, les gens sont biologiquement programmés pour répandre de la chaleur humaine ? Peut-être aussi que j’aime être dans la merde ? Quand il y a des problèmes il se passe des trucs, ça bouge dans tous les sens, je ne suis pas là  attendre que la vie me donne une autre raison futile de m’en faire. J’ai des vrais raisons de m’en faire et je suis obligée d’être dans le moment à deux mille pour cent, de n’en rien laisse échapper, de faire fonctionner tout ce qui peut fonctionner en moi en même temps. Mais je finasse avec la merde… je m’épanouis au contact de celle des autres alors qu’au contact de la mienne, chez moi, je dépéris. Et bien sur, du coup, forcément, quand en plus d’autre gens viennent à mon aide pour vivre ces moments là avec moi, qu’ils me sourient l’air de penser que je ne suis pas tout à fait normale mais n’en relève pas moins leurs manches pour faire tout ce qu’ils peuvent pour m’aider, je n’ai pas l’impression une seule seconde de sacrifier quoique ce soit, de rater quoique ce soit en Suisse, de souffrir le moins du monde, ou même simplement d’être en train de faire un truc glorieux, louable ou charitable. Qui sait pourquoi ? pas moi, et si partout ou j’ai été jusqu’à présent j’ai ressenti les mêmes chose, en Bulgarie, les similitudes avec la Tatounasie et plus largement l’orient, le dodelinement de tête des bulgares, leurs yaourt (et oui, meilleure que dans vos rêves les plus fous), leur grâce et leur monde, en bloc, tel qu’il est avec ses bons et ses mauvais côtés, m’ont complètement ravie dans le sens premier du mot. Qui sait encore, c’est peut-être ça le coup de foudre ? Vassil, le chauffeur de taxi m’ayant conduite de Sofia à Varna à mon arrivée ici m’avait piqué un bout de mon cœur. Il ne manque plus à mon bonheur que de savoir que la Bulgarie m’aime autant que moi je commence déjà l’aimer…&lt;br /&gt;Je ne vous en aime pas moins.&lt;br /&gt;Prenez soin de vous comme un bulgare le ferait.&lt;br /&gt;Zafrou&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-7461734323957487907?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/7461734323957487907/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2008/11/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/7461734323957487907'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/7461734323957487907'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2008/11/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe.html' title='Bulfuckingarie ou le journal d&apos;un passé en mouvement, chapitre 14'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/Sj-sRyH9hTI/AAAAAAAAAII/ddEKnBRiy4Y/s72-c/nada+a+varna+(7).JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-3797741199599223520</id><published>2008-11-02T18:38:00.000+01:00</published><updated>2009-03-19T22:28:53.624+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bravos'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='radin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='girly hints'/><title type='text'>Arnaque pas chère et pet friendly</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SYTHPYcRsUI/AAAAAAAAAA8/TvhZPWKffJs/s1600-h/elf.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 109px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SYTHPYcRsUI/AAAAAAAAAA8/TvhZPWKffJs/s200/elf.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5297578128767562050" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Depuis le 1er septembre: &lt;a href="http://www.eyeslipsface.fr"&gt;e.l.f&lt;/a&gt; propose leurs produits "eyes.lips.face" sur leur site. Prix unique de 1€ pour chaque produit, et surtout, aucune référence n'a été testée sur les animaux!&lt;br /&gt;In "Glamour", Novembre 2008&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-3797741199599223520?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/3797741199599223520/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2008/11/arnaque-pas-chere-et-pet-friendly.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/3797741199599223520'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/3797741199599223520'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2008/11/arnaque-pas-chere-et-pet-friendly.html' title='Arnaque pas chère et pet friendly'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SYTHPYcRsUI/AAAAAAAAAA8/TvhZPWKffJs/s72-c/elf.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-466578410030568705</id><published>2008-10-15T22:15:00.001+02:00</published><updated>2009-06-23T22:30:55.054+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bored?'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bulfuckingarie'/><title type='text'>Bulfuckingarie ou le journal d'un passé en mouvement, chapitre 13</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SkE455Pw_HI/AAAAAAAAAIQ/3Lhdd2QqKKU/s1600-h/varna+(18).jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SkE455Pw_HI/AAAAAAAAAIQ/3Lhdd2QqKKU/s200/varna+(18).jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350620399563504754" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bulgarian Bugs&lt;br /&gt;Par ou commencer, bon sang, par ou commencer... Essayons chronologiquement. Alors, je vous ai quitté complètement euphorique, presque heureuse de retrouver mes puces vendredi soir. Depuis il s’est passé bien des choses. Tout d’ abord j’ai passé la soirée avec  Svetlana et M. Arracheoganevital dans la taverne dont je vous ai déjà parlé. Svetlana a menace de Téléphoner à la directrice du Technicum pour lui dire qu’elle allait écrire un article sur le fait qu’une consultante suisse venue en Bulgarie dans le cadre de la coopération économique entre ces deux pays avait été logée dans un endroit infesté de puces tant elle était horrifiée de cette anecdote et ce n‘est qu’après que nous lui ayons répété plusieurs fois que cela ne ferait qu’aggraver ma situation que nous avons réussi M. Arracheorganevital et moi-même à lui faire démordre de son idée. Elle m’a proposé plus vigoureusement encore son aide pour trouver un studio et la soirée a ensuite été très sympa. Puis nous avons été rejoints par deux amis journalistes de Svetlana. Un journaliste sportif et une journaliste politique avec qui je n’ai communiqué que par le truchement de tournées de Rakiya et de vin. Après nous être séparés vers minuit, plutôt que de rentrer je suis venue au cyber café pour faire passer le temps. Petit à petit mon euphorie a commencé à diminuer pour finir par disparaitre et alors que j’étais encore au cyber café a écrire (je ne vous envoie pas tout faut pas croire) j’ai commencé à flipper de me retrouver dans une chambre gelée et remplie de puces. Je craignais que la bombe entière de RAID (prononcer RRRAyid en bulgare) que j’avais vidée sur mon matelas n’ai servi à rien et je craignais encore plus de mourir de froid. J’ai finalement réussi à cesser de tergiverser entre un retour au bercail et une nuit blanche au cyber café vers quatre heures du matin et un peu avant cinq heures j’étais chez moi. J’ai alors mis tout ce qui était en tissu à l’exception d’une tenue de rechange dans des sacs en plastique fermés et les ai déposés ensuite devant ma porte. J’ai refait mon lit avec des draps neufs et j’ai commencé à  parlementer avec moi-même:&lt;br /&gt;# bon, Zafrou, tout bien considéré il y a pire que d’avoir des puces dans la vie, par exemple heu, la misère, la faim dans le monde, la souffrance ou la mort des gens que tu aimes...&lt;br /&gt;# oui, oui, d’accord, c’est vrai mais...&lt;br /&gt;# non, non, Zafrou pas de mais, penses-y, y’a pire, et puis M. Arracheorganevital a dit que les puces cela n’avait rien à voir avec la saleté...&lt;br /&gt;# peut-être bien mais c’est pas très hygiénique non plus comme trip hein...&lt;br /&gt;# y’a pire, souviens-toi de la gueule de tes chiottes quand tu es arrivée, souviens-toi des araignées qui ont fait des bébés dans ta jambe au Mali, souviens-toi du ver que tu as trouvé dans ton lit et des vers qui la nuit rampaient sur ta moustiquaire là-bas, penses à tous les acariens partout, partout...&lt;br /&gt;# oui, mais bon tu m’ôteras pas de l’idée que se coucher dans un lit rempli de puces c’est pas l’extase et que t’es pas très joyeuse de faire ça toi non plus....&lt;br /&gt;# certes Zafrou, mais ce n’est qu’une nuit, et tout bien considéré ces puces et toi vous partagez votre intimité depuis 13 nuits déjà...&lt;br /&gt;# mais avant je ne savais pas, et elles avaient pas encore commencé a me grignoter...&lt;br /&gt;# ZAFROU tu vas faire quoi? Dormir debout au milieu de la pièce? Reprends-toi, penses à autre chose, à quelque chose de propre de très propre, tiens, ton appartement tel que tu l’as laissé pour tes sous-locataires avant ton départ et imagine que tu dors là-bas...&lt;br /&gt;# bon, bon je vais essayer (là je pose mon cul sur le lit), mais je garantis rien et je tiens à ce que tu SACHES que je ne vais pas pleurer, mais je n’ai jamais été AUSSI PRES des larmes depuis mon arrivée ici!&lt;br /&gt;# mauviette&lt;br /&gt;# dictateur&lt;br /&gt;# pauvre fille&lt;br /&gt;# salope&lt;br /&gt;# degré 0 du self control (c’est mon auto-insulte préférée)&lt;br /&gt;# tu comprends rien...&lt;br /&gt;Le temps de cet échange de douceurs j’étais sous les couvertures, n’osant pas malgré le froid les remonter jusqu’a mon visage et crispant les paupières autour de mes globes oculaires pour chasser la vision de milliards de petites puces se précipitant sur leur snack nocturne. J’ai dormi de 5h30 heures à 8h30 du matin en me réveillant plusieurs fois pour frotter mon nez gelé entre mes deux paumes et ajouter une paire de chaussettes au bout de mes jambes. Durant ma dernière tranche de sommeil je peux vous assurer que j’avais si froid que j’avais, malgré les puces, la couverture au dessus de la tête, et que je m’enfonçais autant que je pouvais dans mon matelas pour tenter de puiser chez mes amies les puces autant de chaleur qu’elles en trouvaient en moi. Je me suis réveillée dans un état épouvantable, déprimée, incapable d’envisager une seule nuit de plus dans cette piaule pleine d’insectes et bien entendu, le côté gauche du corps entièrement recouvert de piqures toutes plus boursouflées et rouges les unes que les autres. J’ai tout de suite foncé sous la douche et j’ai quasiment vidé le bidon de Lubex (désinfectant cutané) sur mon corps, sachant néanmoins qu’à peine aurais-je enfilé ma cape de bains (c’est bon les français, rigolez un coup, oui ma cape de bain, pas mon peignoir) s’en serait fini de mon immunité contre les puces. J’ai trouvé le moyen de retarder l’invasion en me séchant entièrement au séchoir à cheveux (l’objet le plus utile du contenu de mes bagages vu que je m’en sers aussi comme chauffage), puis résignée, j’ai enfilé ma tenue de rechange, propre mais surement infestée de puces. Je me suis ensuite attaquée au nettoyage par le vide de la chambre. La femme de ménage de l’école est arrivée fort à propos ce moment là et nous avons ensemble sorti les deux matelas, le fauteuil, le tapis, tous les tissus cache-misères que contenait la chambre et le reste de mes affaires. Elle a été horrifiée quand je lui expliqué que tout cela c’était parce que #beulhi, beulhi# (puces en bulgare) et je lui ai laissé comme consigne de passer une nouvelle fois la chambre à la Javel. Je suis partie avec mes sept sacs en plastique et mon sac à dos pleins de fringues, couvertures, draps au pressing. Je suis arrivée là-bas (en bus, pas moyen de trouver un taxi qui accepte de faire une course de six cent mètres) tant bien que mal et j’ai lâché mon chargement devant le comptoir du pressing. Il y avait la queue et j’en ai profité pour sortir mon dictionnaire et trouver les mots dont j’avais besoin pour expliquer à la gentille dame ce que j’attendais d’elle. J’ai fait mon affaire avec les mots suivants: #partie # bouillir # chimique # aujourd’hui # lundi # combien&lt;br /&gt;# puces # attendre. Lorsque mon tour est arrivé il a bien sur fallu que je m’y reprenne à plusieurs fois, ma phonétique bulgare n’étant pas encore très au point et la longue queue des gens derrière moi s’impatientant ou tentant autant que faire se peut d’aider la   commerçante à comprendre mon petit nègre bulgare. Il faut dire pour leur défense et ma grande honte que j’avais confondu #partie# (comme #une partie du linge#) avec #parti# (comme #parti politique#). A chaque fois que je répétais le mot #puces# (BEULHI) les gens s’éloignaient encore un peu plus de moi et grondaient plus fort. Imaginez un peu le truc, Zafrou balançant des mots, la commerçante les répétant plusieurs fois jusqu’à en être pénétrée et enfin en comprendre le sens, non sans l’aide de quelques uns des clients, et moi ne comprenant rien à ses réponses. Nous sommes enfin arrivées au moment de payer et, bien évidemment, sans cela ca aurait été trop facile, je n’avais pas assez d’argent sur moi. Re-dictionnaire, et re-recherche de mots clés:&lt;br /&gt;Zafrou: banka, as ne leva (je vais vite a la banque, je n’ai pas assez sur moi pour vous payer)&lt;br /&gt;Commercante: tchétére tchétére (je ferme à quatre heures, et j’ai beaucoup de gens qui attendent ma gentille petite dame)&lt;br /&gt;Zafrou: da da, banka malko moment, malko moment (je vais juste au Picadilly à cinq cent mètres ou il y a un bureau de change et je reviens aussitôt, je n’en ai que pour quelques minutes, je vous le promets)&lt;br /&gt;La foule: da da, Picadilly soupeRR-market (elle va aller au picadilly à cinq cent mètre et sera très vite de retour).&lt;br /&gt;Je suis partie dans la froidure marchant aussi vite que je pouvais pour aller chercher de l’argent, en tout et pour tout vêtue d’un T-shirt, d’un jean, d’une paire de mocassins en cuir portés sur des chaussettes de ski (je n’arrive toujours pas à comprendre comment j’ai fait pour les chausser), d’un foulard en mousseline et de mon poncho. Habillée pour vingt degrés de plus car je n’avais plus de gants, de bonnet, d’écharpe, de chaussettes, de pull qui n’ait été déclaré #danger haute concentration de beulhi#. A la banque j’ai réussi a m’en tirer mieux et plus vite qu’au pressing, le langage du fric est international et je me suis précipitée pour payer la gentille dame. Celle-ci m’attendait de pied ferme et j’ai pu alors la payer mais également, Oh bonheur, récupérer des vêtements propres grâce à un bon retrouvé lorsque j’étais à la banque. J’avais tout oublié de celui-ci et je n’aurais pas pensé à retirer ces fringues si j’avais eu suffisamment d’argent pour la payer en premier lieu Je suis donc repartie en meilleur état que je n’étais arrivée, rassérénée à l’idée que je pourrais, dès que j’aurais trouvé un hôtel potable et un savon antibactérien me doucher à nouveau et me changer avec des vêtements garantis no beulhi. Chaque seconde qui passait, je tentais de m’ en convaincre, me faisait gagner des points supplémentaires dans ma bataille contre les puces. J’ai téléphoné à M. Arracheroganevital pour lui demander conseil quant à mon logement et il m’a dit de le retrouver au cyber café. Je n’avais pas du tout l’intention de retourner dans l’hôtel ou j’ai été logée les deux premières nuits car il est bien trop cher et pratique une tarification multipliée par quatre pour les étrangers. Je suis arrivée gelée et déjà à moitié malade au DOOM TVE (cyber café doom 2, il y en a cinq à Varna) et M. Arracheorganevital s’est arraché (c’est le cas de le dire) à son travail pour voler à mon secours. Il a faille s’étouffer de rire à plusieurs reprises lorsque je lui ai raconté mon aventure du pressing et m’a prise par le bras pour m’emmener un bon bol de soupe (et oui, dodo sur un matelas infesté de puces et imbibé de Raide, nuit de merde glaciale et transport de tout l’ameublement tissu d’une piaule par moins dix, ça creuse). J’avais depuis le matin la larme à l’œil et luttais contre mon organisme pour ne pas craquer. Faut pas oublier non plus que vendredi après-midi je m’étais sérieusement enivrée avec mes collègues ingénieurs ! A un doigt de nourrisson de craquer… pendant notre repas M. Arracheorganevital s’est levé à plusieurs reprises pour aller acheter tour à tour, un journal, téléphoner, aller m’acheter des Aspirines et m’a proposé d’aller ensuite dans un autre café à côté duquel il y avait des cabines téléphonique d’ou il pourrait non seulement appeler pour me trouver un hôtel, mais aussi téléphoner à des propriétaires d’appartements à louer. Je me suis totalement laissée prendre en charge par mon belge préféré et j’ai sagement attendu devant un énorme bol de thé aux herbes et au miel divin. C’est après cela que les choses ont pris une tournure carrément tragi-comique. &lt;br /&gt;Je reçois sur mon portable un appel de Marianne qui me téléphone de l’école de langues de Guide et Katia pour me dire que tout le monde me cherche partout et qu’il faut qu’elle et Katia me voient tout de suite pour me parler d’un truc important. J’ai essayé d’en savoir plus en vain et leur ai pour finir dit ou nous étions afin qu’elles nous rejoignent. M. Arracheorganevital est revenu avec la bonne nouvelle d’une réservation dans un hôtel propre et très bon marché et trois adresses d’appartements à visiter. Au bout de trois quarts d’heure minutes, Katia et Maria n’arrivant toujours pas nous nous étions mis en marche pour visiter ces appartements lorsque j’ai reçu à nouveau un coup de fil, cette fois de Katia, me demandant ou j’étais et pourquoi je n’étais pas au RDV ou elles étaient supposées arriver dans les cinq minutes. Je n’ai pas perdu patience et leur ai fixé un nouveau rendez-vous. Nous les avons enfin retrouvées et j’ai fait les présentations entre Katia et M. Arracheorganevital qui ne se connaissaient pas. J’ai informé respectivement chacun et chacune des langues parlées par les autres et écouté, passablement étonnée, Katia&lt;br /&gt;dire à M. Arracheorganevital qu’elle préférait lui parler dans une langue qu’il ne comprend pas (italien) plutôt que de lui parler en bulgare (qu’il parle très bien). Je ne m’attarde pas sur ce point, mais je le mentionne car je risque d’y revenir.&lt;br /&gt;Nous sommes donc les quatre assis devant des cafés cette fois, quand on m’explique enfin l’atroce drame qui est en train de se passer sans que j’en ai la moindre conscience. La comptable de l’école (Yourdenka, souvenez-vous c’est elle qui téléphone à sa fille à chaque fois qu’elle veut me dire quelque chose et qui vient gentiment me proposer des cafés le matin, son bureau étant en face de ma chambre) a téléphoné a Maria après mon départ de l’école ce matin, complètement paniquée car elle a reçu un coup de téléphone de la police pour lui demander ou j’étais au juste. La police me cherche donc depuis trois jours et je suis priée de me présenter lundi matin au plus tôt avec de préférence des justificatifs de logement pour les quatorze jours passés en Bulgarie. Mariae parlant à moitié anglais, moitié bulgare sous le coup de l’excitation je ne comprends rien a tout cela et comment cela a pu se produire et je me retourne alors vers Katia qui m’explique que la loi en Bulgarie oblige les touristes à s’enregistrer quelque part des leur arrivée et déclarer leur présence à la police afin qu’on puisse toujours les retrouver. Or, lorsque j’ai passé les deux premières nuits à l’hôtel, je ne m’y suis pas enregistrée et je ne me suis pas non plus enregistrée au  Technicum. L’hôtel m’ayant facturé deux nuits et transmis une photocopie de mon passeport à la police ceux-ci s attendaient à me voir débarquer avec un certificat de logement. Seulement l’ennui c’est que ni l’ambassade de Berne, ni Guido, ni Katia, ni le Technicum, ni même l’hôtel ne m'ont informée de cette règle et que j’ai vécu ces 14 jours en Bulgarie inconsciente du fait que j’étais de fait, et selon la loi « sans domicile fixe ». M. Arracheorganevital est intervenu dans ce discours effrayant pour me dire qu’il ne fallait pas que je m'inquiète que cela allait s’arranger et qu’il irait (comme il me l’avait proposé déjà) avec moi au bureau des étrangers pour me légaliser mon séjour ici. La situation était d’autant plus drôle (pour un œil extérieur, par pour moi) que je devais traduire à Katia en italien et à Maria en anglais ce que M. Arracheorganevital disait en français, traduire à Maria en anglais et à M. Arracheorganevital en français ce que Katia disait en italien, et traduire en italien à Katia et en français a M. Arracheorganevital ce que Marianne disait en anglais. Lorsque c’était à moi de parler je commençais par des phrases en anglais, français, italien complètement incohérentes avant de me reprendre et de dire les choses d’abord en anglais, puis en français et pour finir en italien. Totalement ubuesque. Ajoutez à cela que bien  entendu personne n’était d’accord sur la démarche à adopter: Katia voulant que je demande une fausse facture de quinze jours à l’hôtel ou je n’avais pas encore mis les pieds pour dormir et que je me présente munie de celle-ci au poste de police lundi. Maria voulant que j’aille tout de suite voir la police pour dire que j’étais logée au Technicum et M. Arracheorganevital me disant qu’il pouvait dire que j’étais logée chez lui sans problème et que nous réglerions tout cela avec les spécialistes du bureau des étrangers et non pas la police. Je savais moi que le Technicum ne me fournirait pas d’attestation de logement (le moindre papier officiel ici semble être toute une affaire et le Technicum n’étant pas directement contractant avec moi puisque je passe par mon ONG tessinoise, ne voudrait pas entrer dans des écritures à mon sujet) et d’autre part je m’étonnais que Katia ne me propose pas de dire simplement que j’étais logée chez eux depuis ma sortie de l’hôtel le 2 décembre. Vous y comprenez quelque chose? Non? Je vous donne alors l’analyse que j'ai faite de la situation:&lt;br /&gt;1. Quelqu’un aurait du m’informer que je devais m enregistrer à une adresse des mon arrivée. Ce quelqu’un aurait pu être l’ambassade bulgare à Berne, le Technicum ou Katia et Guido. Aurait pu, mais en fait c’est Katia et Guido qui auraient du le faire en tout état de cause.&lt;br /&gt;2. Si Katia et Guido ne se proposaient pas pour m’annoncer chez eux c’est que comme elle me l’a expliqué la police rétorquerait alors qu’ils auraient du me déclarer EUX à la police (la loi les y oblige, comme elle oblige les hôtels à déclarer les étrangers qui séjournent dans leur établissement).&lt;br /&gt;3. Si Katia et Guido me déclarent chez eux ils seront amendes, ce pourquoi Katia ne m’a pas proposé de le faire et a fait des mines quand je le lui ai suggéré&lt;br /&gt;4. La solution de la fausse facture si elle était possible allait probablement me couter bakchich&lt;br /&gt;5. Le fait même de me déclarer à la police ne réglerait rien car à mon retour après les fêtes il faudrait à nouveau que je m’enregistre quelque part et le Technicum ne voulant pas (ou pouvant pas) me fournir de certificat d’hébergement la situation serait la même à chaque fois que j’entrerais et sortirais du pays. En effet plutôt que de demander une carte de séjour temporaire, j’envisageais sur le conseil de Guido de sortir du pays tous les trente jours (Turquie, Roumanie, Grèce, Macédoine, Monténégro, beaucoup de frontières dans la région).&lt;br /&gt;La procédure que je devrais faire pour obtenir cette carte de séjour temporaire étant, selon l’ambassade a Berne et Guido, longue pénible et couteuse. J’ai alors décidé tout d’abord de m’allumer une clope (et je vous emmerde) de commander un verre de délicieux muscat bulgare et de faire exactement tout (ou presque) sauf ce qu’on me conseillait. J’ai dit à Marianne que je ne me ruerais pas chez les flics, à Katia qu’elle aille se faire foutre avec sa fausse facture et ses bakchichs et à M. Arracheorganevital que je voulais bien qu’il m’emmène au poste de police des étrangers pour tenter d’obtenir une carte de séjour temporaire et donc régler, ceci même si ca me prend plusieurs semaines et plusieurs centaines de leva, la situation pour les cinq mois qui me resteront à mon retour d’un seul coup. Bon, bien sur je n’ai pas été violente dans mon expression et j’ai dit tout cela en souriant, en offrant une nouvelle tournée et en prenant l’air de quelqu’un qui trouve la situation tout à fait normale. J’ai même réussi a me retenir de me gratter. J’ai ensuite maintenu cet air agressivement souriant signifiant : je fais comme JE pense qu’il faut faire, tout au long des tentatives de persuasion de Katia et ai donné quartier libre à tout le monde pour le reste de l’après-midi. Maria et M. Arracheorganevital, qui ne supportait plus la présence de Katia, sont partis et je suis restée avec cette dernière. Par acquis de conscience je lui ai demandé pourquoi elle n’était pas d’accord avec moi et elle m’a expliqué que Guido pour obtenir sa carte de résidence permanente avait du attendre plusieurs mois et payer 250 euros. M. Arracheorganevital m’ayant lui dit qu’il l’avait obtenue pour trois fois rien et en quelques semaines je suis restée persuadée qu’il fallait que je fasse la démarche par moi-même et qu’on verrait bien. Je lui ai encore demandé comment il se faisait qu’elle et Guido ne soient pas au courant de la question de l’enregistrement à quoi elle a répondu en me souriant de toutes ses dents entartrées (excusez-moi hein, mais c’est un peu trop pour mes nerfs tout cela, il faut bien que je me défoule) qu’ils le savaient mais avaient OUBLIE de me le dire. Bravo l’organisation suisse (gggggrrrrrrrrrrrrrrrrrr). J’ai quitté Katia après avoir fait de gros efforts pour discuter avec elle de tout et de rien pendant au moins un quart d’heure afin de m’interdire toute possibilité de lui hurler dessus à notre prochaine rencontre et suis allée rejoindre M. Arracheorganevital au cyber café afin qu’il me dise ou il avait réservé une chambre pour moi. Nous nous sommes alors rendus à l’hôtel Relax, en plein centre ville, une charmante vieille maison avec un jardin intérieur et une terrasse qui doivent faire le régal des touristes en été, ou j’ai payé mes deux nuits d’avance  (50 leva alors qu’a l’autre hôtel j’avais paye 150 leva pour le même nombre de nuit et pas plus de confort) a une adorable vieille dame qui m’a dit qu’elle ne pouvait pas me faire de facture (bien fait pour la fausse facture de Katia mais merde pour le remboursement du cout de ces nuitées par mon boss qui me doit bien cela pourtant pour m'avoir envoyée les yeux fermés dormir dans un endroit dont la salubrité n’a pas été prouvée, M. Bubblegum, nous allons devoir parler de cela vous et moi, vous le savez). Dieu merci la chambre est propre et j’ai pu y prendre une douche bien méritée avant d’enfiler des vêtements propres (mais infestés tout de même si vous suivez bien) pendant que M. Arracheorganevital m’attendait devant la TV câblée. Nous nous sommes après toutes ces aventures séparés afin que je rejoigne les enfants de Maria qui m’attendaient impatiemment pour que je les emmène comme promis au McDonald. J’ai plaqué une bise aussi sonore que les cloches un dimanche matin aux oreilles d’un ivrogne SDF sur la joue de M. Arracheorganevital et lui ai promis un sacré gueuleton des que j’en aurais fini avec mes puces. Pour en finir sur le chapitre « puces logement et police » j’ai encore deux tournées de pressing à faire avant de pouvoir me réconforter avec l’idée que tout mon linge est passé par le nettoyage chimique au moins une fois au moment ou je l’enfilerai dans un endroit javelisé et bombe de spray anti-puces. Je dois décider si je reste à l’hôtel jusqu’à mon retour en Suisse pour les vacances ou si j’achète un matelas (les personnes qui auraient du m’aider à le faire samedi matin ne sont jamais venues vous avez du vous en douter), et je me présente lundi matin avec une copie de mon contrat, mon passeport et des photos d’identité pour demander une carte de séjour temporaire en Bulgarie.&lt;br /&gt;Après le Mcdo ou le plaisir des enfants de Maria, Ian et Gloria, m’a terriblement émue et réconfortée à la fois avec les hamburgers et le monde, j’ai passé le reste de la soirée à célébrer ma survie a la vodka avec Maria, Pavel et leur amie Diana. Gloria m ayant qualifiée avant de se coucher de « la femme la plus sympa du monde » rien ne m’atteignait plus pas même la vodka et je me suis couchée fourbue  cinq heures du matin dans mon lit à l’hôtel relax avec la ferme intention de dormir au moins 16 heures d’affilée et j’ai dormi du sommeil du juste, me vautrant dans des draps que j’ai décidé de considérer comme le nec plus ultra linge de maison. A mon réveil onze heures plus tard (les mouettes ne m’ont pas eue à six heures du matin mais le téléphone si à 14h) je me suis rendue au Technicum armée de deux bombes de RRRayid pour aérer et nettoyer encore un coup si nécessaire et vérifier qu’il n’y avait plus rien qui puisse leur servir de nid. A mon grand bonheur la chambre luisait de propreté (enfin, selon mes critères de propreté du moment on s entend) et j’y ai réglé mes petites affaires, récupéré des papiers et de quoi survivre en ville encore une nuit avant de vous retrouver ici pour tout vous raconter. Vous comprendrez j’en suis sure que dans tout cela je n’ai pas eu le temps de vous faire le récit des événements d’hier avant cet après-midi et que je vous épargne le contenu de ma soirée d’hier pourtant un véritable régal de polémique politique, économique et de bugs de traduction. Le dimanche soir arrivé je suis heureuse de vous annoncer que mon mal de crane a vaguement diminué, que j’ai fume trois cigarettes salutaires en tout et pour tout, que le côté gauche de mon corps s’il continue à me démanger ne compte pas de nouvelles piqures depuis vingt-quatre heures, que je suis prêté à affronter le service des étrangers demain matin des la première heure et que tout compte fait, je suis assez zen comme fille.&lt;br /&gt;Je vous embrasse comme je vous aime,&lt;br /&gt;Zafrou&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-466578410030568705?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/466578410030568705/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2008/10/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/466578410030568705'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/466578410030568705'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2008/10/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe.html' title='Bulfuckingarie ou le journal d&apos;un passé en mouvement, chapitre 13'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SkE455Pw_HI/AAAAAAAAAIQ/3Lhdd2QqKKU/s72-c/varna+(18).jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-6523755710676959372</id><published>2008-09-11T10:11:00.002+02:00</published><updated>2009-06-22T10:17:21.635+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citizens of humanity'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='AAArabs'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='from gauchisme with love'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='micro-combat'/><title type='text'>In memory - 11 septembre</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/Sj89aZEkEBI/AAAAAAAAAHo/VYaxjJCx1vE/s1600-h/ivan+bogorov+devet+(40).jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/Sj89aZEkEBI/AAAAAAAAAHo/VYaxjJCx1vE/s200/ivan+bogorov+devet+(40).jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350062405955358738" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;"On" veut nous apprendre la guerre de notre civilisation mondiale. Pour la première fois de ma vie, j'écris le mot "on" en me demandant de qui je parle. Et à qui je parle aussi. Ce soir alors que depuis trois nuits nous dormons tous les nerfs à vif et l'esprit tourmenté "on" nous raconte avec une mise en scène minutieuse comment il faut regarder notre monde. Quelqu'un parle dans mon petit écran et derrière sa voix "on" peut entendre une musique, des mesures qui ne sont pas sans me rappeler chacun des films d'épouvante que j'ai pu visionner. "On" nous parle des terroristes, d'enturbannés et de barbus. "On" nous parle de notre folie. Le monde entier semble différent. La fumée d'émotions et de chairs qui nous surplombe achève notre indifférence et brûle nos yeux. "On" nous montre des photos de terroristes esthétiquement posées contre des pierres. Des percussions rythment la vie derrière la voix off. "On" nous passe sur tous les tubes cathodiques, sur toutes les bandes passantes, sur toutes les fréquences du monde un message sordide et insolent... le FILM des évènements. Le cinéma vous faisait-il encore rêver qu'avant-hier vous a fait perdre le rose de votre vie. Maintenant nous sommes tous des américains. L'Islam est déjà un PAYS, "on" voudrait en faire une patrie. Une patrie démente qui croirait vraiment en ce vieux mensonge: "DULCE ET DECORUM EST PRO PATRIA MORI". "On" utilise la plus vieille arme du monde, celle des pires -ismes, le récit. Les anciens temps, qui dans les anciens testaments nous étaient racontés, sont devenus notre présent et notre histoire nous éclabousse. La parole est passée, le nouvel évangile est écrit. "On" ne sait pas encore qui sont les apôtres et comment le récit sera transmis, quelle ferveur immense l'animera, mais les victimes, les lâches, les soldats et les héros sont désignés. Il nous reste à savoir qui est qui. "On" nous montre des avions bombardant le Soudan après nous avoir montré un vieil homme donner son sang. "On" nous demande de ne pas tout confondre alors même qu'"on" nous avoue qu'il n'y a plus de GENTILS. "On" nous dit que nous sommes tous des ENFANTS qu'il faut soigner contre le MAL et "on" nous rappelle de penser aux adolescents et à leur participation sensible à notre monde. A la fin de nos émissions les génériques sont succincts, les auteurs... tout le monde s'en moque, tout le monde a honte du packaging sans lequel "on" ne voit rien; et une adolescente, encore, banalement, remarque la ressemblance de notre extermination avec un jeu vidéo interdit. Comme certains croient à la vie, les tueurs croient à un dieu. La logique aurait-elle été religieusement humaine qu'ils l'auraient tout de même écartée. L’œil du monde est grand ouvert et un tableau souiri que j'ai offert à un ami américain il y a quelques mois me revient en mémoire. "On" y voit un oeil fauve, écorché et paralysé en une ouverture béante embrasser un chaos de liquides, de boues, de biles et de sangs. La foi préconisée par des aveugles induit que l'"on" deviendrait des kamikazes de l'esprit. "On" est encore une fois dans la situation insoutenable ou l'"on" doit jeter contre une tour pleine de solitaires notre identité fondamentale, notre seule appartenance  indubitable: l'humanité. Chacun d'entre nous a un fusil sur la tempe et doit auto-détruire sa vision, son doudou, de la vie. Les milliers de morts sous les décombres sont autant d'éclats d'âmes suicidées. "On" est tous des Américains. Et les Américains sont abominablement meurtris. Comment puis-je dire que ces américains sont humains et qu'un carnage les démolit? Qui entend avec moi qu'"on" nous dit que l'humain est pourri? Les uns s'acharnent contre cette fatalité, les autres désespèrent de ne pouvoir s'en laver les mains, certains œuvrent dans le silence et d'autres ne font plus aucun bruit. Mais partout "on" se rend compte qu'"on" arrache notre espérance, partout "on" a peur de la furie des armes et tous hormis les morts "on" dessine le mot guerre. "On" pleure, "on" rit jaune, "on" creuse, "on" se tait. "On" débat, "on" rassure, "on" combat, "on" inquiète. "On"assure de son soutient, de son unité, de sa force et "on" se déclare  innocent. "On" cherche un bouc-lier émissaire, un couvercle à cette maladie. "On" est tous américains, "on" a tous des tas d'excuses. "On" demande tous pardon et cet ON qui me hante chaque matin depuis trois nuits me ressemble, te ressemble, leur ressemble, nous ressemble; je ne l'avais jamais vu dans un miroir, et il me dit pourtant qu'il n'y a plus d'aujourd'hui.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-6523755710676959372?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/6523755710676959372/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2008/09/in-memory-11-septembre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/6523755710676959372'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/6523755710676959372'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2008/09/in-memory-11-septembre.html' title='In memory - 11 septembre'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/Sj89aZEkEBI/AAAAAAAAAHo/VYaxjJCx1vE/s72-c/ivan+bogorov+devet+(40).jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-8541390090062986130</id><published>2008-09-05T22:09:00.000+02:00</published><updated>2009-01-31T22:50:02.377+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='weirdo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='green'/><title type='text'>Green Porn</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SYS-dG2oslI/AAAAAAAAAAk/w3Q9Q_NfMdM/s1600-h/greenporn.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 140px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SYS-dG2oslI/AAAAAAAAAAk/w3Q9Q_NfMdM/s200/greenporn.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5297568468959801938" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;When even the porn gets green...&lt;br /&gt;www.fuckforest.com&lt;br /&gt;In "Sensuelle", Juillet-Aout 2008, N°6&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-8541390090062986130?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/8541390090062986130/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2008/09/green-porn.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/8541390090062986130'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/8541390090062986130'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2008/09/green-porn.html' title='Green Porn'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SYS-dG2oslI/AAAAAAAAAAk/w3Q9Q_NfMdM/s72-c/greenporn.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-8207866655068950915</id><published>2008-08-03T22:58:00.002+02:00</published><updated>2009-03-25T09:41:19.939+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bored?'/><title type='text'>Bakakaï: Si vous vous ennuyez devant l'écran et avez une demie-heure à tuer...</title><content type='html'>"La terreur de cette région, riche et solidement installée dans es aises, était un fier brigand, luron et bandit dévergondé, très célèbre à la ronde sous le nom de Houligan. Venu au monde en plein champ, au beau milieu d’une vaste plaine, il avait poussé au hasard par monts et par vaux, par bois, ruisseaux, steppes et forêts, et il ne dormait jamais sous couvert, ce qui avait fini par le doter d’une fière constitution, large et massive, et d’une âme aussi spacieuse, sans parler de son caractère exubérant. Oui, c’était une nature aussi vaste que sincère, ne souffrant recoins ni venelles étroites, mais aimant lever haut le coude, et dont tout geste ne pouvait être que grand et généreux. Houligan le bandit haïssait tout ce qui était menu, rétréci et mesquin, ainsi le vol à la tire, et lorsqu’il avait le choix entre pincer quelqu’un et lui taper dessus, il tapait, et dru, et pas de main morte ; puis, large et pesant, il dévalait la plaine en chantant à tue-tête et poumons déployés : « Hey-ha ! hey ha ! hey ! »&lt;br /&gt;Chacun lui cédait le pas. Si quelqu’un n’en avait pas eu le temps, Houligan, de sa patte lourde, lui assénait un drôle de coup, vlan ! En plein coffre, ou bien le soulevait haut dans les ais pour le broyer, voire le massacrer, puis le rejetait et poursuivait son chemin. Jamais, au grand jamais, Houligan ne commit meurtre caché ni crime vil ou mesquin ! Avec lui, les assassinats avaient toujours noble allure, ils étaient pleins d’allant et de panache, toujours accomplis en grande pompe, et toujours en chantant : « Hey-ha, Maria ! ma Maria à moi ! » Ou bien : « Oy dadana ! oy, la Maria ! » Ah ! C’est qu’il l’aimait, sa Maria à lui, l’aimait plus que tout au monde, d’amour, d’abondance et de liesse, avec danses et redanses, et force rasades de vodka.&lt;br /&gt;Or donc, sa nature était large, aussi large que faire se pouvait. Il était incapable de comprendre le silence, et moins encore l’étouffante vacherie qui, du sceau de sa perfidie, marque, peut-on dire, les hommes de notre temps... et il dormait tout haut, la bouche grande ouverte, ronflant et gonflant de son ronflement monts, rus, vaux et landes. Les chats, par exemple, il ne pouvait pas les sentir, et dès qu’il en apercevait un, il pourchassait la bête, des dix, des vingt lieues d’affilée ; quant aux femmes, il vous les empoignait à pleines mains, à fiers bras, tout en gueulant : « Bon sang de bon sang ! » ou alors criant : « Hey, hey ! et hue et diah !  et hetta, hetta, vioo ! » Pourtant il arrivait que la nostalgie vînt l’écraser de son poids, et tout le pays à la ronde résonnait alors de ses larges rengaines, de ces doumkas slaves, toutes bruissantes et miroitantes de juvénile cafard, et l’on pouvait entendre, là-bas, monter sous le clair de lune sa longue complainte, tantôt martiale, vibrante d’un entrain cosaque, ou moldave, ou mieux encore valaque, tantôt agreste et rupestre, rusticante voire coassante : « Hey, hey ! » clamait-il, « Hée, hée ! hélas, ma destinée ! Hey, hey ! eh, ha, ha ! Maria, ma belle Maria à moi ! ». De-ci, de-là, et par-ci, et par-là, à travers taillis et haies, commençaient, l’un après l’autre, à lui répondre les abois nostalgiques des chiens de garde dont les voix sombrement hurlantes passaient leur détresse aux homes et, en sourdine, face à la lune pâlie, la contrée tout entière hurlait : « Hey, hey ! hée, hée ! ah, la destinée ! »&lt;br /&gt;De plus en plus fréquents, fréquents autant qu’exubérants, les refrains pesamment tournoyaient et environnaient Houligan. Imperceptiblement, il glissait tout vivant dans la légende, on finissait par le prendre comme héros de milles chansons et rengaines, tantôt vastes comme la steppe, tantôt éclatantes et endiablées, et toujours scandées du même et monotone refrain : « Hey, hey ! ha, haa ! hée, hée ! »&lt;br /&gt;Ces rengaines sombrement redondantes, ces meurtres publics et répétés semblaient ne jamais devoir connaître de répit. Il y avait cependant des années que, dans une gentilhommière vermoulue située aux confins du pays, habitait un célibataire endurci, le juge en retraite Scorrabini. Comme la fantaisie et la liesse exubérante de ses concitoyens l’irritaient outre mesure, il allait sans cesse, mais en cachette, se plaindre aux autorités du lieu, et toujours dans le plus grand secret. -Je renonce, murmura-t-il, je renonce à comprendre comment vous pouvez tolérer cela. Tous ces meurtres, parfaitement, ces meurtres et en plein jour encore… Cette liesse, ces excès innommables… Cette gabegie, ces tabagies, que dis-je, ces orgies nocturnes dans les cabarets… Et puis ces refrains, ces sinistres mélopées, ces sempiternels hurlements sans retenue ni trêve aucune ! et enfin cette Marysia, la Maria…&lt;br /&gt;-Que voulez-vous, cher monsieur (le commissaire de police était un homme corpulent), que voulez-vous y faire ? Les pouvoirs publics sont impuissants. Impuissants… répéta-t-il, et du regard, il embrassa à travers les vitres l’immensité d’une plaine sans limites où, çà et là, se dressait un pommier sauvage. –Au fond, voyez-vous, la population l’aime bien. Mieux encore, elle le soutient, le protège…&lt;br /&gt;-Mais enfin, comment peut-on protéger un bandit ? rétorqua vivement le juge, laissant entre ses paupières mi-closes couler un regard sur la steppe infinie qui, bordée de lointaines dunes de sables, s’étalait à perte de vue sur une vingtaine de lieues, puis abritant aussitôt ses yeux sous ces mêmes paupières. –Car enfin, ils ont tout de même peur, oui, peur de lui. Personne n’ose plus sortir ! Lui, il zigouille….&lt;br /&gt;-Il en zigouille peut-être, grogna le commissaire dont la nuque se détachait sur le fond des espaces infinis _ mais seulement quelques-uns ; les autres, et bien, ils regardent. Vous n’avez pas encore compris ? Pour eux, voir un bel assassinat, mais c’est pain bénit ! Heu, heu…, regrogna-t-il, faisant semblant de ne rien voir, car justement du bosquet voisin on venait de lancer dans les airs un cadavre frais, en même temps que retentissait alentour un somptueux mugissement, comme si un millier de bisons, foulant de leurs sabots pâtis et emblavures, avaient cavalé ventre à terre.&lt;br /&gt;Déjà le soleil déclinait à l’horizon et le commissaire de police referma la fenêtre.&lt;br /&gt;-Puisque vous refusez de l’arrêter, moi, je m’en charge, dit presque à part lui le juge en retraite. Parfaitement, je me charge de le saisir et de l’enfermer. L’enfermer et le coincer et la lui serrer. La lui rétrécir, juste un tantinet, sa garce de nature. Oui, la rétrécir, la lui rogner, juste un brin.&lt;br /&gt;Mais le commissaire se borna à murmurer dans un soupir : _ Splendide ça ! Magnifique….&lt;br /&gt;Scorrabini entra dans sa gentilhommière désolée. Traînant à travers les pièces vides sa robe de chambre couleur tabac, il passait le plus clair de son temps à ourdir l’un après l’autre mille complots dans le but de se saisir de la personne de Houligan. Le vieil avare lui vouait une haine qui croissait chaque jour. S’emparer du tueur, l’emprisonner, là, juste assez pour le faire taire un brin, c’était devenu l’impérieux besoin d’un esprit, il faut bien l’avouer, étroit. Il résolut de mettre à profit l’infernale droiture du brigand qui avait pris l’habitude d’aborder ses victimes sans détours ni ambages ; de plus, il décida _ ô comble d’astuce ! _ de tenir compte de son arrogance qui dépassait littéralement toutes les bornes. Car Houligan s’était à ce point déchaîné, il avait tellement pris l’habitude de voir à sa seule apparition les gens détaler comme lapins en garenne qu’il se sentait personnellement provoqué par un homme qui ne fuyait pas. Aussi le juge intima-t-il à son laquais Xavier l’ordre de le suivre jusqu’au grand hêtre qui se dressait là-haut, sur la colline. Quand ils furent arrivés, Scorrabini entoura brusquement son vieux domestique d’une forte chaîne qu’il cloua au tronc de l’arbre. Juste devant le serviteur ainsi enchaîné, il s’empressa de creuser une large fosse, disposa tout au fond un piège à loups, puis s’en revint dare-dare chez lui. Le soir tombait. Le vieux Xavier eut tout le temps de rire de la bonne blague imaginée par « le jeune Monsieur » ; pourtantk, lorsque la lune se leva, illuminant le pays jusq’à l’horizon des foreêts, le laquais commença à lentement percer le mystère jusque-là obscur : pourquoi on l’avait ainsi attaché à l’arbre sur la colline, pourquoi on l’exposait sans merci à l’infini des espaces nocturnes.&lt;br /&gt;Et les chiens se mirent à hurler à la lune, cependant que des halliers sauvages montait la mélopée langoureuse du bandit donnant libre cours à sa nostalgie des steppes. Petit à petit, l’énorme et terrible hurlement : « Hée, la destinée ! Haa, la Maria, ma Maria à moi ! » ce cri langoureux, sombre et pourtant véhément remplissait à ras bords les forêts de la nuit. Le bandit bramait le premier, sans gêne ni vergogne _ coup de gueule farouche qui ouvrait à tous vents le tréfonds de son âme ; les chiens suivaient, hurlant à rompre leurs chaînes ; enfin, apeurés et tremblants, les vilains, cadenassés à triple tour dans leurs chaumines, se lamentaient derrière leurs lucarnes enfumées.&lt;br /&gt;« Hé, monsieur ! » voulut appeler Xavier, « hé, hé, monsieur ! », mais non, il n’osait pas, car son cri eût aussitôt attiré l’attention de Houligan… Son murmure chevrotant n’avait pas la moindre chance d’arriver aux oreilles du célibataire qui, de son vasistas, explorait le paysage sans rien perdre des événements. Et le domestique maudissait le sort funeste, ce sort qui fait que jamais nous ne pouvons disparaître… que, même contre notre gré, à notre corps défendant, un autre peut nous exposer à la vue de tous, nous faisant faire, et à notre place, ce qui dépasse nos propres forces. Et Xavier maudissait la visibilité de notre corps, vertu qui ne dépend jamais de nous-mêmes. Mais déjà le tueur se levait, déjà quittait sa bauge, et le vieux serviteur _ bien malgré lui _ allait forcément lui accrocher l’œil, chatouiller son nerf optique et, remontant la filière, arriver jusqu’à son cerveau. Déjà Houligan, par bonds de sept lieues, dévale la pente, brûlant  de broyer un maxillaire, de fracasser un nez, écrabouiller un thorax, rompre ce col blanc, exposé et à tous les regards révélé ! haaa ! Aaaa ! Mais voilà que le brigand brusquement s’écroule et s’enfonce, le voilà pris soudain entre les mâchoires du piège à loups tendu par le juge. Accouru aussitôt, le vieux grigou parvient _ au terme de deux ou trois heures de besogne _ à transporter le corps massif du bandit jusqu’aux caves les plus reculées de sa vieille gentilhommière.&lt;br /&gt;Il l’a enfin ! Houligan est en son pouvoir ! Enfin ! Le légendaire brigand se trouve chez lui, coffré dans sa cave, bien à l’étroit, bouclé, coincé, clos et coi, bâillonné et encerclé par des chaînes, elles-mêmes clouées à des crocs. Oui, il est là, livré à son bon plaisir, à sa merci ! Le magistrat en retraite se frotta les mains qu’il avait menues, souriant en tapinois, puis il passa la nuit entière à imaginer les supplices convenables. Loin de lui, certes, la pensée de zigouiller le tueur _ non ! Son esprit étriqué de strict formaliste souhaitait tout juste rétrécir quelque peu, rabougrir et contracter et ratatiner une victime dont la mort à ses yeux aurait figuré tout juste le contraire d’une aubaine ! Réduction, rétrécissement, ratatinage seuls lui souriaient. Loin de se hâter, le retraité sénile, tout au long des premiers jours, jouissait de la seule pensée de savoir Houligan le terrible là, en bas, sous lui, bien enchaîné dedans sa maison et dans sa cave, absolument incapable _ puisqu’on l’avait dûment bâillonné _ de hurler ou même de provoquer fût-ce l’ombre d’un scandale.&lt;br /&gt;Lorsque Scorrabini se rendit pleinement compte que le brigand ne pouvait plus gueuler, qu’il était parfaitement réduit au silence, alors seulement il prit sur lui de descendre jusqu’au cachot afin d’entreprendre en toute quiétude divers recours pratiques et retors qui tendaient à rétrécir, à contracter, à réduire. Ah, ce silence ! Un silence qui, du fin fond des cachots de la vétuste demeure, poussait, croissait jusqu’aux dimensions d’un pilier. Et des semaines, des mois durant régna la saison du grand silence --- le silence du hurlement réprimé, non hurlé, tu à jamais…&lt;br /&gt;Chaque soir, vers les sept heures, drapé dans sa houppelande couleur tabac, Scorrabini descendait dans le cachot aux tortures, armé de petites baguettes effilées et d’autres minces tigettes en fil de fer. Chaque soir, à partir de sept heures, notre juge rétréci, suant à grosses gouttes et toujours subrepticement, en tapinois, se mettait à travailler le brigand, muré, lui, dans son silence… Furtivement, il s’approchait et commençait longuement à lui chatouiller la plante des pieds afin de lui arracher le plus petit ricanement, la plus légère crispation possibles, puis il plaçait de menus pièges, maigres chicanes de bouts de bois et de bâtonnets, il tentait à l’aide de planchettes et clissettes de lui rétrécir son champ de vision, lui plantait des épinglettes non sans lui mettre sous les nez des petits pois extra-fins, de grêles haricots et maints autres légumes finement haché. Mais voilà ! Le gaillard, au lieu de réagir à la sauvette, furtivement, en tapinois, acceptait tout, au contraire, en silence. Et son silence croissait ; se pavanant et s’installant à demeure dans la pénombre, il parvenait à égaler ses excès et ses coups de gueule les plus glorieux. C’est en vain que Scorrabini, par ses procédés sournois,  s’efforçait de dominer le silence large et sincère du brigand, la haine emplissait à ras bord le dédale des cachots ! Or, que désirait le juge ? Changer, réformer le fond de la nature du tueur, muer sa voix, modifier son rire, large et franc comme l’or, le ravaler à un petit ricanement mesquin, ravaler ce grand cri jusqu’au menu murmure, au chuchotement, rencoigner et recroqueviller et rabougrir l’homme entier dans toute sa stature : en deux mots, il voulait le rendre semblable, pareil et égal à lui-même, oui, à un Scorrabini. Animé du zèle authentique du savant, il recherchait inlassablement ses points faibles, le soumettait aux plus terrifiantes expériences spécifiques, le tout afin de trouver, dans le cœur même du bandit, son punctum minoris resistantiae, le point idéal qui lui eût enfin livré le lascar grand ouvert.&lt;br /&gt;Mais l’autre, sans jamais découvrir ses points faibles, se confinait dans le silence.&lt;br /&gt;Que de fois, au terme d’efforts aussi répétés que soutenus, le vieux monsieur ne crut-il pas avoir atteint un certain rétrécissement ! Mais, hélas ! Une fois par semaine revenait la minute de vérité ! Instant fatidique, qu’il redoutait plus que tout au monde…&lt;br /&gt;Oui, une fois la semaine, le misérable et taciturne avare se voyait bien forcé, afin de sustenter sa victime, de lui ôter son bâillon ! Et c’est hérissé tout entier de chair de poule, glacé d’un frisson de terreur et les oreilles bourrées de coton et boules Quies qu’il plaçait devant Houligan terrassé sa platée de pitance, puis d’un geste crispé lui retirait le bâillon. A chaque fois, il se berçait du vain espoir d’avoir enfin réussi à brider, à colmater quelque peu le brigand, à l’empêcher d’éclater… A chaque fois, aussitôt débouché, démuselé, l’autre explosait sur-le-champ et lâchait, en un déferlement infernal, une orgie de jurons, de cris et de hurlements : « Ah, nom de nom de bon sang de Bon Dieu ! » gueulait-il. « Ah, sale charogne ! Fous le camp d’ici, fous-moi le camp, te dis-je ! Je t’aurai, va ! Je les aurai, ta sale gueule et ta sale peau ! Je t’aurai, moi, jusqu’au trognon ! » hurlait-il. « Moi, Houligan, bon sang de sacré nom de Bon Dieux, moi Houligan, je vais te zigouiller, te ratiboiser, te réduire en bouillie ! Oui, t’écrabouiller à mort ! La Maria, la Marysia ! Où est-elle, hé, hé ? Ma Maria, ma Marysia à moi ! » Le cachot s’emplissait et débordait de son cri ; le hurlement portait loin, très loin, jusqu’aux confins du pays : le brigand jurait et blasphémait à tire-larigot, chantait mille refrains en défoulant le fond de son âme, cependant que, pâle comme la mort, crispé et presque ricanant de peur, son avare de tortionnaire lui  enfournait sa pâtée et que l’autre hurlait encore entre les bouchées ! Et, dans les hameaux du voisinage, les bonnes gens allaient, répétant : « V’là encore le Houligan qui gueule ! Qui gueule et gueule toujours ! » A l’issue de ces séances, le misérable juge remontait à son étage, puis, tremblant et tâtonnant, se remettait à chercher à l’aveuglette, éperdu, le fameux punctum minoris resistantiae.&lt;br /&gt;Un soir, enfin, il trouva.&lt;br /&gt;Il s’agissait d’un rat.&lt;br /&gt;Etrange chose, un rat…&lt;br /&gt;En effet, un rat de belle taille se fourvoya un soir dans la geôle aux supplices. Et à l’instant où il rasait le mur, le brigand – jusqu’à ce jour inflexible  brusquement se tassa sur lui-même.&lt;br /&gt;Toujours à l’affût, Scorrabini lui arracha le bâillon. Houligan, pourtant débouché, loin d’éclater en jurons, se tut, tout en suivant le rat du regard : oui, le dégoût et une peur vraiment infernale étaient plus forts que lui. Mais le rat, passant frôla sa jambe enchaînée. Le brigand ne put réprimer un petit rire, spasmodique et une octave plus haut que de coutume.&lt;br /&gt;Enfin, enfin ! Ah, comment rendre grâce au ciel ? A genoux, à genoux pour cette faveur insigne, cette grâce à peine concevable ! Enfin, oui, enfin il possédait le moyen ! Et le vieux juge de fondre en larmes ! Ainsi, pour tout être humain, quelles que soient sa force et sa résistance, il existe ici-bas une chose unique, à lui seul destinée, qui est plus forte que lui et toujours le domine, qu’il est incapable de supporter ! Pour les uns, ce sont les primevères, pour d’autres le foie de veau, à certains ce sont les fraises des bois qui donnent de l’urticaire. Et voilà que, ô stupéfaction ! Un brigand que n’avaient pu entamer ni les tortures raffinées à coups de menus bâtonnets, de tigettes et d’épinglettes, ni aucun des mille et un supplices habituels, voilà qu’un vrai tueur, un vieux dur-à-cuire en apparence indestructible, avait tout simplement peur d’un rat ! Ne pouvait supporter un rat ! Etait plus faible – Dieux seul sait pourquoi ! – qu’un rat ! Peut-être ce tueur qui écrabouillait les gens comme des vers de terre avait-il peur au fond d’occire, de tuer un rat ? Pas peur, non, du rat lui-même, bien sûr ! Mais de la mort d’un rat, bref d’une mort ratière, qui, elle, le gorgeait de peur et de dégoût. A ses yeux, c’est bien simple, une mort de rat se révélait être la plus basse des vilenies, la pire des ignominies, une mort que jamais, au grand jamais, il n’aurait pu donner. Non, nulle autre mort, fût-elle une mort porcine, ovine, bovine, une mort humaine ou insectine, une mort galline, ou coquine, ou lapine, ou grenouillère, ne lui était, de très loin, aussi repoussante, aussi crispante, aussi glissante, gluante ou flatulente, et d’ailleurs aussi fallacieuse que ratatinante, que cette mort de rat ! Et voilà pourquoi et comment le terrible brigand restait désarmé devant le rongeur : c’était, pour lui, la seule mort inaccessible, absolument impossible. Aussi, à la vue du rat, le voyait-on se raidir et se contracter, et visiblement se rétrécir et s’amincir et se ratatiner – c’est le cas de le dire ! – et s’effiler et rabougrir et trembler et vibrer et tressaillir. Enfin, enfin !&lt;br /&gt;Enfin le vieux juge Scorrabini s’était rendu maître de Houligan !&lt;br /&gt;Maintenant son rat en laisse, il s’approchait subrepticement de lui en louvoyant, le rétrécissait et le ratatinait, ou bien lui lâchait juste pour un moment l’animal dans le bas du pantalon, lui aiguisant ainsi la voix jusqu’aux registres les plus aigus. Ou bien encore, lui brandissant le rongeur au-dessus de l’occiput, il contractait et figeait le brigand, ou enfin il forçait le rat à sauter et bondir ou ramper autour du tueur qui se recroquevillait et se crispait de plus en plus. Désormais, à bas le bâillon ! De toute manière, le brigand n’était pas capable d’appeler et moins encore de gueuler. Ainsi s’écoulèrent de longues semaines, des mois et le vieux Xavier, qui avait la charge d’éclairer d’un bout de chandelle l’impitoyable rat, gémissait tout bas et priait en son âme et conscience le Bon Dieu : le poil hérissé, le cœur glacé, le vétuste laquais implorait le rat, criait grâce et maudissait la nature impitoyable et irréductible du rongeur et ces liens atroces de la nature, maudissait la cruauté même, qui décidément est sans bornes ni recours. Ah ! maudits soient le rat, et le « jeune Monsieur », et la maison, et la nature du brigand et celle du juge et du rat ! Ah ! maudites soient toutes les natures, et maudite, oui, maudite, la Nature entière !&lt;br /&gt;Passaient les années. De plus en plus fortement, de plus en plus étroitement, voire strictement, s’intensifiait le supplice, de plus en plus fortement et impérieusement le juge employait le rat à raidir, à ratatiner, à rétrécir, et la tension augmentait, allait croissant.&lt;br /&gt;Et toujours, le rat.&lt;br /&gt;Sans trêve, le rat.&lt;br /&gt;Uniquement, le rat.&lt;br /&gt;Oui, le rat et le rat et le rerat…&lt;br /&gt;Jusqu’à ce que Xavier, parvenu à l’extrême bord de la tension, fonçât tête basse sur le rat qui, fuyant avec promptitude, venait de rompre sa laisse et filait en éclair rasant le sol, cherchant un trou quelconque, une fente.&lt;br /&gt;Scorrabini, bandé jusqu’à l’extrême limite, sournoisement, se recroquevilla. Et fonça, tête baissée, nuque bandée, sur le vieux Xavier. La cave entière retentit d’un craquement atroce et des éclats de cervelle éclaboussèrent les murs tout autour. Ô prodige ! Au bout de onze ans et quatre mois de geôle, libre, libre était Houligan, tandis que les cadavres de ses tortionnaires jonchaient le sol ! Et le rat ? Il avait disparu. Le tueur avala sa salive et se dit qu’il fallait sortir de là ; grâce à de menus mouvements du corps, il parvint au bout de la nuit à se libérer de ses liens. A l’aube, le bandit sortait enfin de son cachot : poussant le portillon de la véranda recouverte de vigne vierge, il retrouvait le grand air et la liberté, lui jadis gaillard athlétique, aujourd’hui violemment rabougri. Négligeant l’escalier de bois, il plongea de la véranda droit dans les buissons et se mit sous leur couvert, puis il entreprit de longer une levée de terre, tandis que le soleil déjà montait à l’horizon. Mais voilà qu’au loin, un pâtre se mit à héler : « Ohé ! Ohé ! ma vache, ohé ! »&lt;br /&gt;Aussitôt, Houligan se terra derrière un gros fourré. Ah c’est avec joie, avec délices, qu’il se fût caché dans un recoin, un trou, la première fente venue, voire un buisson quelque peu touffu, pour y dissimuler son dos et toute sa corporelle surface ! Il scrutait le sol sous ses pieds. Soufflait une douce brise, mais il ne la respirait, il n’en jouissait même pas, occupé à examiner d’un œil vigilant la terre devant lui. Une pensée, seule et unique, absorbait sans partage son esprit : le rat ? Où peut bien être passé le rat ? Que devient le rat, ce rat que Xavier, la veille même, avait fait rentrer dans l’une des fentes du cachot ?&lt;br /&gt;Mais le rat n’était nulle part.&lt;br /&gt;Houligan se gardait bien de détacher ses yeux du sol. Il était par trop pénétré de l’horreur de rat, il avait trop éprouvé, trop épuisé la menace, la terreur atroce du rat, pour que l’absence même du rongeur n’eût pas, à ses yeux, plus de poids que les brises les plus légères, les plus douces voix du monde. Non, tout le reste n’était que vain ornement, seul comptait le rat, le rat ou alors son absence ! Aussi les oreilles du bandit percevaient-elles uniquement les bruissements les plus légers rappelant un froufrou, un frôlement à ras du sol ; aussi ses yeux ne guettaient-ils que les seules formes rappelant une forme-de-rat : à tout instant, il croyaiy – il lui semblait – deviner, ou même percevoir, par la vue autant que par l’ouïe, le menaçant et imminent chch-chch… fftt-fftt…&lt;br /&gt;Mais le rat, lui, n’était nulle part.&lt;br /&gt;Et pourtant, il semblait à peine croyable qu’un rongeur qui, depuis tant et tant d’années, avait d’une manière à la fois si proche et si atrocement poignante – été uni et lié, soudé à lui dans un minutieux rituel de supplices, qu’un animal à lui habitué, accoutumé plus qu’aucun animal ne le fut jamais à aucun être humain, que le rongeur, donc (et il fallait en outre tenir compte de l’aveugle attachement qu’ont pour vous les bêtes), eût tout de même pu s’arracher, se détacher ainsi de lui, Houligan, en bref, disparaître, et sans histoire ni façons renoncer à lui…&lt;br /&gt;Mais le rat, lui, n’était nulle part.&lt;br /&gt;Brusquement, là, tout près, quelque chose de fluet et d’oblong glissa furtivement sur la frange d’une large flaque de soleil et disparut…&lt;br /&gt;Etait-ce, par hasard, le rat ?&lt;br /&gt;Le brigand laissait errer son regard çà et là, furetait – entre certitude et doute – lorsque quelque chose froufrouta et derechef bruissa dans le tas de feuilles sèches.&lt;br /&gt;Il va et vient, et fonce çà et là,&lt;br /&gt;Il vient et va, suivi pas à pas&lt;br /&gt;Par le rat, le rat – rat modèle !&lt;br /&gt;Il saute et s’abat, suivi bond par bond&lt;br /&gt;Par le rat – rat fidèle !&lt;br /&gt;Houligan s’élança vers un arbre creux, se tapit à l’intérieur de l’arbre ; le rat, lui, se jeta dans les broussailles, se tapit en bruissant dans les broussailles. Mais le creux ne suffisait plus à abriter Houligan : le rongeur, tiré de la nuit des geôles, aveuglé par le jour, pouvait de manière imprévisible lui foncer tout à coup dans les pattes, voire se faufiler, s’engager et reponter par le bas de son pantalon. Oui, ainsi tiré de la ténèbre, complètement terrorisé, le rat, révélé au grand jour, dans sa panique cherchait à tout prix un trou, une cachette, n’importe quel abri – et quel abri lui était plus familier que la jambe du pantalon de Houligan ? A quel trou, à quel terrier aurait-il pu être davantage habitué ? Et le brigand se rendit compte que les fentes, trous, orifices et abris qu’il formait – dans son corps même et entre son corps et ses vêtements --, tous les trous que, bien malgré lui, il possédait, étaient bel et bien convoités, désirés par le rat comme autant de parfaits abris. Il bondit soudain hors de son trou propulsé par une peur panique, se mit à détaler droit devant lui, à l’aveuglette, et derrière lui (c’est presque sûr) filait ventre à terre le rat. Ah ! Trouver enfin un trou, un creux, une fente quelconque, se couvrir le dos, abriter ses jambes, bref, protéger de tous les côtés ses propres trous, ses fentes à lui, désirés, ô combien ! par le rat…Ah, les rendre à jamais inaccessibles ! Houligan, sorti de son souterrain, courait, courait comme un dératé, filait comme un dément par prairies, taillis et futaies, et derrière lui (selon toute vraisemblance) fonçait à ras de terre le rat. A bout de souffle, notre Houligan s’engouffra dans le premier trou venu, et à demi inconscient, rampant et abritant comme il pouvait toutes ses fentes, il se terra, se tapit dans un tas de paille. Au bout de quelques instants, ayant à peine recouvré ses esprits, il commença à réaliser que ce trou-là, son nouveau trou, n’était autre qu’une fente creusée au bas d’une baraque en bois, et qu’il était presque à l’intérieur d’une cabane ou d’une grange. A tout moment pouvait surgir de son tas de paille le rat ! Oui, le rongeur pouvait lui filer sous l’aisselle, pénétrer dans un pli de sa chemise, et voilà Houligan qui ressort sa tête pour veiller au grain. Mais qu’est-ce à dire ? Que se passe-t-il ? Est-ce un rêve ou la réalité ? Où me trouvé-je donc ? Cette baraque, mais voyons, je la reconnais ! Qui donc est là, oui, quel est donc le personnage que mes yeux aperçoivent, là, tout près… devant moi, étalé sur l’aire et couché sur la paille, juste contre l’autre paroi ? Eh, pardi ! Mais c’est Maria, ma Marysia ! Mais oui, c’est bien Marysia qui est là, qui paisiblement repose couchée, et qui dort, respirante et bien vivante, hée, hée ! Ma parole, c’est bien ma Maria à moi ! Contracté, recroquevillé, accroupi, pénétré du rat jusqu’au tréfonds des entrailles, le bandit attacha sur elle son regard, en croyant à peine ses yeux qui lui disaient que c’était elle réellement, et vraiment elle.. Oui, sa fille à lui, la bouche grande ouverte, dormait tout son saoul, et déjà Houligan s’arrachait de son trou, déjà il ouvrait large sa bouche à lui pour chanter, pour gueuler un coup comme au bon vieux temps jadis : « Maria, Marysia ! Hey, hey ! Maria, ma Maria à moi ! »&lt;br /&gt;Lorsque soudain – apparut un rat.&lt;br /&gt;Un rat, gros et gras, glissa prudemment de sous la poutre, sautilla jusqu’au milieu de l’aire et, à petits bonds légers et menus, s’avança tout près, jusqu’aux jupes de Maria.&lt;br /&gt;Près de Maria, il y avait un rat – un rat près de la Maria. Non, cette fois, pas de mirage : mais indéniable et tangible, un rat qui sautillait et gambillait juste devant lui, sur l’aire. Houligan se figea, il fit le mort. Bien sûr, ce devait être là un autre rongeur, et non point celui qui avait servi à le torturer ; mais les rats se ressemblent tellement entre eux que le tueur supplicié n’arrivait pas à se faire une certitude. Pis encore, un autre doute le prenait : il se demandait si la longue et douloureuse fréquentation de son rat n’avait point laissé de traces en lui, quelque chose d’attirant pour la gent ratière toute entière. En proie à une panique rentrée, il se gardait dans son affolement de bondir sur le rat, car alors le rat, à son tour affolé, aurait bien pu rebondir sur lui ! Non, il fallait agir avec circonspection et prudence, révéler, mais avec une discrétion extrême, sa présence, faire peur, mais juste ce qu’il fallait, au rat, afin qu’il se gare et regagne dare-dare son trou. Oui, c’est ça : éviter toute violence, ne pas succomber, grands dieux, au vice sauvage et souterraain, à cette danse d’incalculables gambilles, bonds et sautilles, propre aux affreux habitants du Tartare dotés de longues queues sans fin, toujours en train de traîner et froufrouter à ras de terre, et en piaillant ! Houligan avait fini par repérer le coin où, selon toute vraisemblance, se trouvait le trou du rat, et, presque en silence, déjà il se préparait, à l’aide tout au plus d’un léger bruissement, d’un discret raclement de gorge, à y faire rentrer le rongeur, quand tout à coup… quelque chose avait dû soudain attirer le rat juste sous le genou gauche de la dormeuse… Il pénétra dans cette fente, laissant Houligan cloué là, pétrifié : le rat ne venait-il pas d’attoucher la fille, sa fille ? L’essence du rat ne se frottait-elle pas contre sa belle, sa Maria, sa Marysia à lui ?&lt;br /&gt;Et cet attouchement qui reculait toutes les bornes de l’horreur, ce frôlement, ah, ce frottement du rat contre sa maria fit que brusquement le brigand hurla. Hurla, oui, le voilà hurlant à plein gosier comme naguère ! Il hurlait, lui, à la face du monde entier. Voici que, poussant son terrifiant cri d’antan, il se ruait sur le rat, il fonçait, il lui sautait dessus ! Il n’avait plus peur, mais bondit sur l’animal en poussant un tel cri, et lui-même si bien bardé et cuirassé dans sa clameur que jamais aucun rat, à travers ce cri n’aurait pu passer ni pénétrer, ni percer jusqu’à la jambe de son pantalon ! Or ça, sans précaution aucune, sans remarquer davantage qu’il était en train de couper le rat de son trou, il l’attaqua en hurlant, de plein front. Ah ! ce bond éclair de Houligan ! Ah, bond brusque du rat, bond et rebond, saut et ressaut, et rebond et re-rebond, et cric et crac, et chute et choc, et chuc et chac, et pfuitt et pffatt ! Ah, cet éclair de certitude dans l’œil du brigand déchaîné que le rat, cette fois, ne lui échapperait pas, que déjà sous sa main, en sa puissant, il allait le tuer dans l’instant, écrabouiller ce rat de malheur enfin privé à jamais de tous ses trous, ses fentes et ses feintes !… C’est alors que… mais dois-je, mais puis-je continuer ? Ma bouche pourra-t-elle dire, ah ! dira-t-elle le plus horrible, le pire ? Elle le dira, oh, elle devra bien le prononcer, car il n’est point de limites à l’horreur, et même, qui pis est, il existe, au contraire, un absolu, un illimité de l’Impitoyable… Oui , du moment que l’horrible en arrive à s’accumuler, à s’étager, il s’y met et s’étage en s’accumulant toujours et toujours plus haut, il commence à croître, à passer au-dessus de lui-même, telle une vraie mécanique. Aussi le dira-t-elle, ma bouche, sans doute finira-t-elle par le dire que le rat… que le rongeur, au comble d’une terreur panique, acculé à l’absolue, à l’aveugle nécessité du trou… et bien, oui ! Il pénètre la bouche de la Maria, d’un saut bondit en froufroutant et rendre droit dans la cavité buccale de la fille toujours dormant la bouche ouverte. Avant même que Houligan ait eu dans un spasme le temps de réagir, il aperçut cela : le rat escaladant, le rat pénétrant et rentrant dans cette bouche béante, cherchant dans sa  panique à s’abriter dans la bien-aimée cavité buccale. Ô puissances, ô mécanismes ! Et voilà que la Maria encore endormie, mais à demi réveillée, en un clin d’œil referme d’un mouvement, oh d’un geste purement machinal, ses bien-aimées mâchoires – et crac ! Clos, terminé, fermé, bouclé le grand mécanisme de l’horreur, et crac ! achevé le rat, la tête coupée net, à jamais du tronc retranchée, voilà que s’accomplit, que se consomme la mort, la mort du rat.&lt;br /&gt;De rat, il n’y en avait plus.&lt;br /&gt;Mais il y avait toujours lui, Houligan, là, debout, face à la mort mordue, la mort-par-morsure, la mort mordue du rat, la mort ratière dans la bien-aimée cavité buccale de son amoureuse, de sa Maria à lui.&lt;br /&gt;Et c’est pourquoi il s’en fut."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bakakaï, 1937, Witold Gombrowicz&lt;br /&gt;Merci Allan Kosko d'avoir traduit ce chef d'oeuvre&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-8207866655068950915?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/8207866655068950915/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2008/08/la-terreur-de-cette-region-riche-et.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/8207866655068950915'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/8207866655068950915'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2008/08/la-terreur-de-cette-region-riche-et.html' title='Bakakaï: Si vous vous ennuyez devant l&apos;écran et avez une demie-heure à tuer...'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-8290530177933093319</id><published>2008-03-15T11:11:00.001+01:00</published><updated>2009-06-22T11:13:43.801+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bored?'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bulfuckingarie'/><title type='text'>Bulfuckingarie ou le journal d'un passé en mouvement, chapitre 6</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/Sj9LPUX6LJI/AAAAAAAAAHw/-gaB3SUO19w/s1600-h/bulgares+and+cie+(2).JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/Sj9LPUX6LJI/AAAAAAAAAHw/-gaB3SUO19w/s200/bulgares+and+cie+(2).JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350077608878550162" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Money makes the world go round, the world go round, the world go round...&lt;br /&gt;Cela fait aujourd’hui une semaine que je suis là. Et une semaine également que je vous envoie quotidiennement un compte-rendu. Je tiens à préciser, car c’est apparu dans plusieurs des réponses que j’ai reçues, que ces compte-rendu je les fais essentiellement pour moi. Je prends des notes en scrède toute la journée et des que j’ai un moment je rassemble le tout et j’essaie d’en faire quelque chose qui me tienne chaud au cœur plus tard, quand la Bulgarie sera un souvenir. J’avais beaucoup regretté à mon retour du Mali de n’avoir noté mes impressions que sur les dernières semaines. Je vous les envoie et je vous y parle car cela me permet également d’être plus explicite dans ce que je note. Moins onaniste si vous voulez. Maintenant pour vous rassurer, non, je ne vous en veux pas si vous ne me répondez pas… tiens je ne vous en veux même pas si vous ne les lisez pas. Tous ceux qui ont une adresse e-mail savent quelle mesures prendre avec les mails de spam. Cliquer, supprimer. Il est cependant également vrai que vos courrier me font très plaisir le cas échéant.  Alors ceux qui répondent merci et ceux qui ne répondent pas, cessez de vous culpabiliser ou pire m’en vouloir de vous écrire tous les jours. Si y’en a que cela emmerde vraiment, mais pro ou trucs comme ça, dîtes le moi et je vous sors de la mailing list. Voilà.  Aujourd’hui donc cela fait une semaine que je suis là et j’ai un coup de gueule à pousser. Je suis déjà nerveusement usée de devoir constamment défendre mon porte-monnaie. Je vous explique : ici les concepts étranger et argent sont intimement liés comme dans tous les pays pauvres. Je sais exactement de quoi je parle, même certains membres de ma famille en Tatounasie m’ont fait le coup « nous on est pauvres, toi tu es riche ». il y a plein de situations ou ma culpabilité pèse si lourd que je baisse la tête et me soumet, à choix selon les situations, aux regards envieux, réprobateurs ou quémandeurs. Je fais avec la plupart du temps, plus ou moins bien. C’est une culpabilité que j’éprouve également à Genève, pas seulement lorsque je suis directement et en permanence confrontée à la pauvreté comme ici, et je pense que je suis loin d’être la seule. Je fais néanmoins partie de ceux qui peuvent fondre en larmes à l’idée de quelqu’un qui a faim ou à la vue d’une personne qui mendie. Ma mère, je me souviens me trouvait trop sensible et s’inquiétait et mon père se reconnaissait en moi et m’encourageait à ressentir de l’empathie avec les moins bien nantis à tous niveaux. J’ai au fil des années adopté plein de mesures psychiques me permettant de vivre avec ça. Par exemple, depuis quelques années je ne donne plus jamais d’argent à personne qui mendie. Je propose un repas. J’imagine que nous avons chacun nos trucs. Enfin, ce n’est pas tout à fait mon sujet, mais une précaution oratoire. Donc je dois constamment défendre mon porte-monnaie… mais attention pas des mendiants, non, des commerçants la plupart du temps. Et pas au bazar seulement, mais dans toutes les boutiques, les restaurants, supermarchés. En Bulgarie, c’est le pièce à cons partout. Dans la plupart des restaurants à Varna par exemple il y a des cartes (menus) pour locaux et pour étrangers. Très pratique car cela permet aux personnes ne parlant pas la langue de savoir ce qu’ils commandent, cependant au passage le commerçant a également traduit les prix qui passent du quitte au double, triple ou quadruple selon les lieux. Ensuite aucun prix n’est jamais affiché. Dans un premier temps, à la fin de la période communiste, cela devait être pour des raisons d’inflation/déflation comme dans beaucoup d’autres pays dont les monnaies sont instables. Mais en Bulgarie cette pratique persiste. Quelque soit le magasin dans lequel tu entres, et même si tu t exprimes en bulgare, ton accent d’étranger est aussitôt repéré et le prix est alors fixé aléatoirement en fonction de ta tronche et de ton look. Y’a des looks riches et des looks pas riches. Un truc qui coute deux leva pour un bulgare te sera vendu à vingt leva sans aucun problème ni états d’âme. Bien sur les prix sont également différents dans les hôtels pour les locaux et les étrangers. Jusqu’ ici ce sont des pratiques que je trouve vaguement ringardes et surtout pas du tout bon signe pour un pays qui dans six ans veut entrer dans l’Europe, mais que je comprends. Par contre, là ou je ne comprends plus c’est quand ça devient franchement malhonnête et que tout le monde, absolument tout le monde trouve cela normal. Exemple: dans tous les restaurants un peu modernes&lt;br /&gt;(pas les gargotes ou les bouibis) les trucs ou vont  les bulgares friqués, les touristes, les expatriés bref les gens qui ont un peu d’argent les serveurs se servent sur ta monnaie leur pourboire. Si tu as bu un coca qui a coûté 1.30 leva et que tu as payé avec un billet de cinq, ils rendent la monnaie sur deux leva et s’en approprient 3.70. Un peu comme si ils mettaient la main dans ton sac. Vous me direz… pour nous, 0.70 leva, c’est 0.35 cm d’euros, tout le monde s’en fiche, voir même on s’en sert comme tournevis, mais ici, 0.35 leva c’est la moitié du prix d’une leçon de bulgare, allemand, anglais. C’est vous dire à quel point les gens ne gagnent rien et à quel point les trucs les plus basiques leurs sont inaccessibles (dans ce cas, il s’agit d’un coca). Donc mon sentiment est ambigu. D’un côté on me vole une somme qui n’est rien pour moi et de l’autre on me vole un montant qui est beaucoup pour un bulgare. Il faudrait surement que j’évite ces endroits, mais c’est impossible, ces endroits, c’est partout. J’ai passé une semaine ici et il n’y a pas une seule fois ou ma monnaie m’a été entièrement restituée. Aujourd’hui à la boîte de nuit Xtravaganza ou M. Arracheorganevital m’a conviée à un défilé, j’ai consommé deux eaux minérales et la serveuse ne m’a jamais rendu ma monnaie. Je rappelle la serveuse et M. Arracheorganevital traduit pour moi. La serveuse grogne, se fâche et me dit qu’elle n’a pas de monnaie. Je m’énerve à mon tour et lui réponds qu’elle est dans un commerce et que c’est leur boulot, pas le mien, d’avoir la monnaie. Il s’agit donc de LA boîte de nuit branchée de Varna. Finalement la serveuse me plante en pleine discussion et revient dix minutes après et jette sur la table ma monnaie. Ces dix minutes passées à l’attendre je les ai passées à mariner dans mon jus fait de colère, culpabilité et frustration. Je vous vois venir et me dire qu’elle a pris pour les autres, mais non… elle a pris parce que j’ai soudain réalisé que ces situations continueraient à m’énerver tout au long de mon séjour et qu’il fallait que je prenne mon parti de ces scènes de rétention de monnaie et du combat qu’il me faudrait mener à chaque fois pour faire respecter mon droit à mon argent. D’autant plus agaçant, que j’ai ressenti à chaque fois le confort dans lequel mon interlocuteur se vautrait en me roulant de ma monnaie, ben oui, pas fichu de parler le bulgare et de protester non ? Mais des incidents plus graves dans ce registre là cette semaine m’ont armée à batailler même en chinois s’il le fallait.  Il y a eu la caissière de supermarché qui m’a facturé une peluche à quarante euros, le chauffeur de taxi qui m’a fait prendre l’autoroute pour rentrer chez moi d’ou je n’étais qu’à trois kilomètres etc. Money makes the world go round, but Zafrou is square… &lt;br /&gt;Le défilé était sympa sans plus. La bonne surprise c’est qu’il n’y avait pas que des filles mais autant de garçons. Les filles sont sublimissimes et d’une maigreur infinie. La mode et la misère sont ici la main dans la main, je sais c’est triste. Comme partout dans le monde maintenant, c’est un style qui se cultive, mais qui n’enlève rien à leur beauté. Essentiellement des brunes, avec des yeux miel, en amande, superbes. Les hommes sont moins beaux, mais comme on est moins regardant avec la gente masculine, ce n’est pas si grave. Quand en plus ils paradent nus, on est encore moins regardantes je pense, enfin, au sens figuré, parce qu’au sens propre, je me suis rincé l’œil. Certaines des poses jouées étaient un brin glauques, mettant en scène l’homme ou la femme en position de bête battue, mais comme c’est la mode, j’avais déjà vu et j’ai pu faire la blasée. Nous avons eu droit au fouet, au martinet, aux divers strings et autres accessoires plus porno que mode, mais la limite étant de plus en plus flou ces temps, encore une fois je n’ai même pas été choquée. DJ Jijo ( !!) a mis tout cela en musique et abondamment commenté les poses (et c’était bien le pire). Je me suis beaucoup amusée, un peu ennuyée et j’ai été ravie de faire la connaissance de Svetlana Svetlanova bien qu’un peu gênée de lui imposer dès notre première rencontre un des mes fameux coups de gueule… Nous sommes ensuite allés dîner dans une cave ou je me suis gavée de lait fermenté et de chopska salata (rha lovely). En sortant de là, il neigeait. La première neige de l’année à Varna, sur fond de vent violent. Mirarou me disait aujourd’hui qu’à Genève la bise soufflait, mais ici c’est l’ouragan et je n’ai pas encore réussi à faire fonctionner le toaster qui me sert de chauffage durant les week-ends. Ceux qui m’ont téléphoné aujourd’hui riront longtemps de m’avoir surprise me réchauffant avec mon séchoir à cheveux… Demain je m’achète des bottes pour pouvoir aller sur la plage voir la tête de la mer noir sous la neige. Quitte à mourir de froid, autant que cela soit en bahriya, au bord de la mer et en poésie tant qu’on y est. &lt;br /&gt;La soirée chez Maria et Pavel était très chouette aussi. Pavel, pour avoir bossé un temps à Dubai parle un peu l’arabe et nous avons donc communiqué en bulgaro-arabo-anglais en nous faisant traduire l’essentiel par maria. Nous avons dîné avec leurs deux enfants, le chien, le chat et les deux tortues et avons été rejoints par une amie de Maria. Les salades de légumes et de poissons étaient délicieuses et la carpe était infâme. Franchement il n’y en a pas un qui aurait pu me prévenir que la carpe ce n’est QUE du gras ? Ne me dîtes pas que personne parmi vous n’avait jamais mangé de carpe, j’ai cru mangé de l’huile hydrogénée solidifiée et pourtant Pavel insistait sur le fait qu’il n’avais pas mis d’huile du tout et que c’était là le charme tout particulier des carpes que d’êtres aussi grasses. Infect, et je suis pourtant certaine que pour qui aime ce poisson cela aurait été délicieux étant donné que c’est Pavel qui a tout cuisiné et que tout le reste était à se lever la nuit pour se resservir. Arrivés à un certain niveau de consommation d’alcool, la discussion est évidemment devenue politique (communisme or not communisme), puis économique (le coût de la vie est un concept qui échappe étrangement aux bulgares quand il est transposé hors de la Bulgarie). J’ai payé pour tous les riches de ce monde forcément et à un moment donné, j’aurais tout donné pour être ailleurs, par exemple dans une chambre à savon de l’armée tatounasienne… Maria a heureusement mis fin à cette conversation insoluble en nous suggérant d’en reparler à jeun et non pas imbibés de Rakiya comme nous l’étions. Je suis rentrée à quatre du matin, gaillarde mais titubante et j’ai eu la chance de tomber sur un chauffeur de taxi sympa. Ce matin, comme je vous l’avais déjà dit, j’ai souffert, mais je ne regrette rien. C’était beau, c’était chaleureux, c’était gai et enrichissant. &lt;br /&gt;En réponse à Dar qui me demande si c’est vraiment la misère, oui, ça l’est. Mais c’est une misère capitaliste ou ce que j’appelle american misery. Les gens ont du mal à se nourrir, se chauffer, mais sont tous sapés comme des designers et les rues sont pleines de boutiques et de restaurants chers et occidentaux. Nike, Addidas, Reebok, Raymond Weil, Patek Swatch, McDo, Pizza Hut etc, encore plus frappant qu’à Casablanca, mais dans des proportions différentes. Impossible d’imaginer comment ces boutiques survivent, si elles survivent. En apparence ici tout va bien, mais quand tu prends conscience du niveau des salaires, du niveau des services, du coût de l’électricité et du pain tu réalises qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. C’est une misère organisée, d’un côté certains cumulent des jobs pour pouvoir acheter un paire de Nike à leurs enfants qui se la partageront en la portant à tout de rôle, de l’autre, les autres comme Maria et Pavel subissent une pression affreuse de ne pas pouvoir le faire malgré le cumul des emplois. Un peu comme si la pression consumériste ne cessait d’augmenter pour donner le temps à ceux qui s’en mettent plein les fouilles de pouvoir le faire le plus vite possible car bien sur, ça ne peut pas durer en théorie… Les bulgares sont vraiment passés du communisme au capitalisme en un jour. Ils se sont réveillés un matin et on leur a dit c’est fini maintenant, buy and sell ! &lt;br /&gt;Zafrou qui vous enneige&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-8290530177933093319?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/8290530177933093319/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2008/03/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe_15.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/8290530177933093319'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/8290530177933093319'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2008/03/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe_15.html' title='Bulfuckingarie ou le journal d&apos;un passé en mouvement, chapitre 6'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/Sj9LPUX6LJI/AAAAAAAAAHw/-gaB3SUO19w/s72-c/bulgares+and+cie+(2).JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-7626063930454829936</id><published>2008-02-15T21:55:00.002+01:00</published><updated>2009-06-19T22:04:02.537+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bored?'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bulfuckingarie'/><title type='text'>Bulfuckingarie ou le journal d'un passé en mouvement, chapitre 5</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SjvvKQJ7NTI/AAAAAAAAAHY/CLDqQ8IV8EA/s1600-h/varna+(9).jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 129px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SjvvKQJ7NTI/AAAAAAAAAHY/CLDqQ8IV8EA/s200/varna+(9).jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5349131941846922546" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Holy Carp&lt;br /&gt;Tous ceux qui ont lu "A Bunch of Friends" l'année dernière vont s’en souvenir: The Carp Killer. Les cent mots de Noël écrits par Patricia et illustrés par Fatma. Et oui Packa, c’est à mon touor de faire connaissance avec les joies de la carpe de décembre. Pour commencer nous sommes allées au marché avec Maria hier et surprise elle semblait s’y connaître encore moins que moi. Elle m’a dit avoir besoin d’un poisson dont la bouche était comme ceci : enfoncez le bout de vos doigts dans vos joues jusqu’à ce qu’elles se touchent de l’intérieur, sans peau et de moins de trois kilos. Belle bête me suis-je dit sans avoir aucune idée de ce dont elle me parlait. Elle a ajouté qu’elle avait des instructions très précises de son conjoint qui préparera la carpe pour ce soir. Elle n’a pas intérêt à ce gourer si elle ne veut pas être vilipendée pendant les douze prochains mois, avant la prochaine carpe. J’ai mis quelques minutes à faire le lien avec ton histoire Packa et en en faisant un + un, le nom de la carpe en bulgare + tes carpes annuelles, j’ai plus ou moins identifié ce dont elle me parlait et j’ai crié CARP KILLER !!!!&lt;br /&gt;Maria n’y connaissait rien en poisson, elle comptait sur moi pour choisir la bête au marché. Celui-ci est tout petit et entre chaque étalage il y a à peine la place de passer. Tout le linge que je portais hier est passé directement au pressing, ou l’eau a été entre temps rétablie, merci pour vos prières, mais j’ai encore l’impression de sentir le poisson. Bref, j’ai compris une fois sur place que ce qu’elle voulait dire par, sans peau, c’était sans les écailles, donc déjà nettoyée. Nous avons acheté une carpe de deux kilos six cent grammes pour quatre euros et je pourrais vous en dire plus sur le résultat dès ce soir. J’ai un peu peur je l’avoue, Nelly, notre voisine juive séfarade mariée à un ashkénaze m’ayant durant toute mon enfance à plusieurs reprises raconté à quel point ce n’était pas bon… nous verrons. Le conjoint de Maria avait paraît-il beaucoup insisté pour que la carpe soit vivante au moment de l’achat quitte à ce qu’elle meurt en route. J’ai vraiment beaucoup pensé à toi Packa. Nous avons donc fait le reste de nos courses en trimballant avec nous la bête tressautant et suffoquant dans un sac en plastique bon marché pouvant craquer à tout moment. Je me suis fait tout le long du chemin des minis films dans lesquels j’étais toujours la débile qui courait après une carpe tentant d’une flaque d’eau à une autre de rejoindre la plus proche rivière. Dans l’éventualité que la carpe ai trouvé entre hier soir et aujourd’hui le moyen de s’échapper du frigo j’ai acheté moultes gâteaux et bouteilles des Chardonay bulgare, délicieux par ailleurs. En fait la saint Nicolas est ici une fête officieuse et familiale. Officieuse car ce n’est pas un jour férié (bien que presque tous les commerces soient fermés aujourd’hui). Après ces achats très matinaux (j’ai été réveillée par la cloche qui sonnait les premiers cours à 8h – je n’ose pas imaginer le résultat de six mois de sonneries scolaires huit fois par jour sur mon psychisme fragile. J’ai eu ma première réunion avec Bouyana la directrice de l’école à propos du projet. J’ai potassé ces trois derniers jours à ce sujet et j’ai découvert à mon grand effroi que si les précédentes tentatives du réseau avaient été rejetées, c’est qu’en fait à chaque fois le projet était totalement hors sujet. En effet, l’objectif de ces subventions est de motiver les écoles de pays non membres à améliorer le niveau de leur enseignement, de leurs structures scolaires et de leurs méthodes. Ceci en respectant des critères tels que : égalité homme femme, prise en considération des personnes vulnérables etc. Il s’agit donc d’agir sur la forme, la méthode etc. et non pas de démontrer les capacités des étudiants et enseignants dans leurs domaines de travail. Or jusqu’ici chaque projet qui a été présenté était une démonstration des connaissances pouvant être acquises dans le cadre du cursus offert par le réseau d’école. En gros, des projets de construction au lieu de projet par exemple de formation continue ou d’encouragement à l’employabilité des étudiants. Complètement à côté de la plaque. Il a fallu trois heures de discussion avec la directrice pour qu’elle comprenne qu’ils étaient hors sujet. Ensuite nous avons mis à plat les conditions d’éligibilité des projets, les conditions, critères, réglementation internes etc. Puis j’ai demandé à ce qu’une équipe de travail comprenant enseignants, élèves, membres de l’administration et interlocuteurs d’orientation soit crée. Que n’avais-je pas dit. Aussitôt dit aussitôt fait et Bouyana a donné des instructions pour qu’une partie des enseignants et du staff nous rejoignent. C’était déjà compliqué à trois (Bouyana, Maria et moi-même), je vous laisse imaginer ce que ça a donné quand une pédagogue, le professeur de littérature, le professeur d’allemand, une autre professeur d’anglais, l’ingénieur en construction, la responsable informatique, et la responsable du département linguistique ont débarqué. Tout le monde s’est mis à parler en même temps, en bulgare et plus moyen de comprendre quoique ce soit. Je me suis retenue plusieurs fois de siffler pour rétablir l’ordre et si je ne l’ai pas fait c’est faute de savoir siffler avec les deux doigts dans la bouche, sans cela je n’aurais pas résisté à la tentation. Il nous a fallu une autre heure entière pour décider d’une prochaine réunion et deux autres bonnes heures pour parvenir à leur faire comprendre que nous devions A TOUR DE RÔLE (non Bouyana pas toujours la même personne) prendre des notes de manière à ce que ceux qui ratent les séances pour s’informer, communiquer aux étudiants les objectifs du projet pour que des candidatures volontaires nous soient adressées. Je vous passe les détails mais en gros, je me suis rendue compte aujourd’hui de l’ampleur de la tache dans laquelle je me suis engagée. En fait ils comptent VRAIMENT sur moi pour être acceptés cette année et le délai est fixé au 14 février. Court pour trouver une idée de projet qui répondent aux six objectifs majeurs, 3 priorités annuelles (elles changent d une année à l’autre, qui fixe la thématique je l’ignore) et aux huit critères d’éligibilité. C’est vraiment from scratch, comme j’aime (ah je vous entends rire les anciens chabawanes d’AXt). Franchement, je ne SAIS PAS si je vais y arriver... je suis saisie d’un doute énorme. D’autant que pas moyen de leur faire comprendre aujourd’hui (mais je ne désespère pas d’y arriver) qu’en soit la philosophie qui semble être celle du projet est non pas de parvenir à un résultat (5000 euros pour financer des échanges d’enseignants dans le cadre de la formation continue) mais bien de faire évoluer les méthodes utilisées par l’école vers des standards ouest européens. Ca va être coton, ça va être coton ça va être coton. Pensez que le soucis principal de la direction pour l’instant est de savoir ce qu’il faut mettre exactement sur l’étiquette sur la porte de mon bureau (pour l’instant il y a écrit "femme de ménage"). C’était tellement folklo que j’ai hésité à le raconter. Je me sens frustrée de ne pas réussir à décrire mieux que cela la complexité du truc. Pas le projet, mais de parvenir à faire travailler tous ces gens ensemble, en gardant bien toutes les contraintes en tête et blablabla. D’autant que tous ces enseignants qui sont payés cent cinquante leva par mois (divisé par deux pour les euros) devront faire des heures supplémentaires non rémunérées et n’avaient pas franchement l’air super enthousiaste. Ma suggestion de ne prendre dans l’équipe que les volontaires vu la masse et la nécessité donc d’être très motivés et restée lettre morte. J’ai bien l’impression que c’est d’un lavage de cerveau dont il s’agit en fait. Il faut que je trouve un moyen rapide de faire comprendre aux autres membres de l’équipe la manière de voir les choses chez nous là-bas ou les mots organisation, suivi, qualité, transparence essaient de faire carrière depuis longtemps déjà (parfois sans succès mais soit…). Suite au prochain épisode en ce qui concerne le projet.&lt;br /&gt;A part tout cela, j’ai perdu ma joue droite et mon menton tout à l’heure. En effet le vent s’est levé et il me les arraché. Faut pas déconner avec le vent ici, il faisait doux ce matin et tout à coup, l’air est devenu polaire. Dans le bus tout le monde a sa toque en fourrure sur la tête et dans la rue plus moyen de voir un seul voyage. Le vent et la saint Nicolas ont transformé Varna en ville fantôme… j’appréhende pas mal le week-end car le chauffage central, grand, grand luxe, sera coupé et ils ont annoncé des températures allant jusqu’à moins huit dimanche.  Je ne suis vraiment pas assez bien équipé y’a pas à dire. Si je m’étais concentrée un peu plus sur vos avertissements plutôt que de me dire que « mais voyons y’a une plage à Varna et c’est à la même latitude que Nice », je n’en serais pas là. Dieu merci apparemment les grands froids comme celui-ci ne sont que passagers et cela n’empêche pas le soleil de briller. Les autres réjouissances prévues ce week-end sont une sortie avec M. Arracheorganevital qui m’emmène voir un défilé de mode (non Alex, ça ne veut pas dire qu’il fait de la traite des blanches) et par la même occasion rencontrer une journaliste bulgare travaillant dans un journal local et totalement pessimiste concernant l’avenir de son pays. Selon M. Arracheorganevital je pourrais vu mon enthousiasme parvenir à lui faire admettre qu’il y a d’autres manières que la sienne de voir les choses et qu’il y a plein de belles choses positives en Bulgarie (tu vois Alex, il est plein de bonnes intentions, ce n’est pas parce qu'il&lt;br /&gt;est belge qu’il est pédophile). Nous irons ensuite tester un pub qu’il vient de découvrir et qui a la particularité d’être dans un cave (en fait pas mal de commerces sont situés dans des caves à Varna, c’est moins cher et plus discret... une sorte de marché noir). Puis dimanche soir, Maria m’emmènera dans un café ou ils jouent de la musique live et accrochez-vous, du HEAVY METAL. Je sais, je sais, moi-même je n’y crois pas... quand je pense aux efforts que vous étiez obligés de déployer pour m’emmener à une soirée jungle (enfin à la belle époque ou nous allions à des soirées jungle, hein clarisse) je souris. Je ne manquerai pas de vous dire ce qu’il en était. En attendant j’ai finalement réussi a m’entendre avec les gens du cyber café pour qu’ils me laissent branche mon appareil numérique sur une de leurs bécanes et voici en pièce jointe le résultat. Juste pour vous prouver que je ne mens pas quand je  dis que les chiens sont patchés. Sinon,  j’ai un vrai coup de cœur pour le type qui s’occupe du réseau d’ordinateurs ici. Il ne sourit jamais, il grogne quand on lui parle, il ne me regarde jamais dans les yeux... mais qu’est ce qu’il est mignon. Il s’appelle Ratchko. Ce n’est pas lui qui me l’a dit c’est sa collègue. Je dois maintenant filer pour rejoindre Maria et sa petite famille, je pense bien à vous et vous embrasse.&lt;br /&gt;Zafrou&lt;br /&gt;Jean-marc&gt; merci, c’est un chouette résumé. Faut que je développe maintenant...&lt;br /&gt;mais tu ne dis rien des inconvénients de l union européenne.. y a pas un Christian Blocher qui sommeille en l’un de vous?&lt;br /&gt;Joke&gt; c’est quoi cette histoire de garçonnière et de déménagements? je voudrais plus de details.&lt;br /&gt;Sfoujida&gt; aujourd’hui bonnet rouge salutaire!&lt;br /&gt;maman&gt; si tu fais reply, t’inquiètes pas tu ne réponds qu’a moi.&lt;br /&gt;Alex&gt; dis-donc, ça me semble effectivement limité si tu n’as à Dubaï comme distraction possible que le jogging, je comprends que tu sois pressé que cela soit fini.&lt;br /&gt;Ouis&gt; désolée j ai déjà engage une femme de ménage, le job est donc&lt;br /&gt;pris ;-)&lt;br /&gt;Dar&gt; oui, c’est vrai pour les roses, ils font des parfums, des huiles essentielles et elles sont magnifiques dans les marches...&lt;br /&gt;Luc&gt; c'est pas bientôt fini d’être désagréable? je sais bien moi que t’as bien plus d’une heure à tuer par jour.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-7626063930454829936?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/7626063930454829936/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2008/02/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/7626063930454829936'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/7626063930454829936'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2008/02/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe.html' title='Bulfuckingarie ou le journal d&apos;un passé en mouvement, chapitre 5'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SjvvKQJ7NTI/AAAAAAAAAHY/CLDqQ8IV8EA/s72-c/varna+(9).jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-5065981192140251343</id><published>2008-01-15T00:10:00.000+01:00</published><updated>2009-06-22T11:15:27.981+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bored?'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bulfuckingarie'/><title type='text'>Bulfuckingarie ou le journal d'un passé en mouvement, chapitre 4</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/Sjq8ic31SKI/AAAAAAAAAHQ/3GJ8rFd3yTU/s1600-h/bulgares+and+cie+(26).JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/Sjq8ic31SKI/AAAAAAAAAHQ/3GJ8rFd3yTU/s200/bulgares+and+cie+(26).JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5348794807507830946" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Monsieur Arracheorganevital&lt;br /&gt;Aujourd'hui j’ai passé la matinée avec M. Arraccheorganevital. Vous vous doutez bien qu’il ne s’appelle pas comme cela, mais c’est le pseudonyme qui paraphrase le mieux son vrai patronyme. Je vous laisse le soin de deviner ce qu’il en est. Je ne vous en dirai pas plus afin de préserver son anonymat. M. Arracheorganevital est un charmant monsieur, belge, qui m’a été présenté lundi par l’une des étudiantes qui travaille au cyber café. Il m’a demandé si j’étais française et oh horreur, j’ai spontanément répondu oui. Je me suis très vite reprise en lui disant que j’étais plutôt francophone. Il m’a alors donné sa carte de visite en me disant de ne pas hésiter à lui téléphoner car celui le ferait plaisir de parler un peu le français. Depuis 1993, M. Arracheorganevital fait des allers-retours en Bulgarie. Il a été pendant un temps marié à une bulgare (cela semble être le cas de tous les ouest européens installés ici en fait) et il connaît très bien le coin… il parle même le bulgare couramment depuis le temps. Il est maintenant divorcé de sa femme qui est restée vivre à Bruxelles mais pour sa part, il aime trop le coin et n’en finit pas de re re revenir. Je l’ai contacté hier après-midi pour lui proposer de boire un café et tenter de lui soutirer des informations sur la vie dans le coin. Etant donné que j’ai pu dormir cette nuit à l’hôtel en centre ville (pas d’eau ni d’électricité donc pas de chauffage chez moi pour 24 heures) nous avons pris tôt ce matin un petit déjeuner qui contre toute attente a duré, duré, duré. En effet il se trouve que M. Arracheorganevital est un puits sans fonds de renseignements sur le pays, son histoire, sa culture, sa population etc. il a eu l’occasion à plusieurs reprises la possibilité de visiter la Bulgarie AVANT (on ne dit jamais AVANT QUOI ici, juste avant) déjà et il en connait un bout sur la question. A l’époque M.Arracheorganevital avait à Bruxelles une école de Kickboxing et il voyageait beaucoup par ce biais (on en apprend tous les jours). Nous avons donc passé la matinée à bavasser de&lt;br /&gt;tout et de rien et j’ai appris en 3trois heures plus de choses sur le pays que durant toutes ces dernières semaines de préparation. Il n’y a rien de tel finalement qu’ un étranger pour présenter au mieux (ou au pire aussi, je me souviens d’un libanais qui haïssait le Mali et m’ en avait fait à mon arrivée un portrait effrayant) à un autre étranger le pays dans lequel ils&lt;br /&gt;sont tous deux étrangers. D’après M. Arracheorganevital les bulgares s’ils ont réussi ces dix dernières années à remettre en question le lavage de cerveau subit à l’époque communiste sur bien des points ils n’en restent pas moins totalement imperméables (voir choqués et outrés) a l’idée qu’ils ne soient pas un peuple d’origine slave. Alors qu’en fait il suffit de regarder les morphologies qu’on croise dans la rue. Je veux bien croire qu’ils ont des&lt;br /&gt;ascendances slaves mais il est flagrant que ce pays a été lui aussi celui de tous les métissages. D’ailleurs le mot même qu’ils utilisent pour se désigner, boulgare, signifie en turc mélange. Bref, M. Arracheorganevital m’a conseillé de soigneusement éviter toute  discussion sur le sujet si je ne veux pas la voir finir en duel à la Rakiya (alcool blanc et&lt;br /&gt;local justement il en sait quelque chose il a été prédestiné à ce pays en fait).  Malheureusement il est trop tard pour moi.. s’ il y à bien une chose que je fais sans cesse depuis que je suis là (hey les ethnologues suivez mon regard) c’est des recoupements culturels: ah oui ça cest comme en Tatounasie, et cela c’est comme en Suisse, et cela c’est comme au Mali et cela c’est comme ce que je sais de l’Albanie etc. etc. sans arrêt. C’est la seule méthode que je connaisse pour appréhender une culture? Par comparaison avec les autres que je connais et jusqu’ici elle a été suffisamment efficace pour que je ne la remette pas en question; alors tant pis pour les duels à la Rakiya et mon foie. De toute façon je suis bien obligée de m entrainer avec là, puisqu’ici les gens mangent essentiellement des salades, beaucoup de salades, plein de sortes différentes, toutes plus délicieuses les unes&lt;br /&gt;que les autres et qu’attention attention la salade se consomme sur fond de Rakiya.  ’explique: nous (j’adore dire nous comme si je savais de qui je parlais alors qu’en vrai il n’en est rien), en Suisse du moins, on consomme moultes alcools blancs (schnaps, prune, grappa et Williamine… ah qui ne m ‘a pas vu dégommer des Williamine après la fondue) comme digestifs. Ici c’est INCONCEVABLE. Le schnaps c’est bien sur AVEC la salade. Et avec chaque différente salade et puis différents tord boyaux aussi pas seulement la transparente, ils ne sont pas bégueules les bulgares ils y vont aussi d’autres alcools blancs qu’il faut bien sur tous gouter. Nous avons M. Arracheorganevital et moi-même également beaucoup parlé musique et je dois avouer avoir été totalement charmée de discourir avec un ancien professeur  belge de musicologie (oui, oui bon sans commentaires). Je suis d’ailleurs maintenant invitée pour le prochain concert de musique traditionnelle qui sera donné à Varna par M. Arracheorganevital. Je vous avoue histoire de ne pas vous voir débarquer avec vos énormes sabots que j’envisage très sérieusement de demander à M. Arracheorganevital de&lt;br /&gt;me donner des cours de.. en effet, cela risque d’en étonner plus d’un mais j’ai toujours été très tentée par ce sport qui se pratique je crois du bout des pieds (enfin je crois, et je ne suis pas encore assez intime avec M. Arracheorganevital pour oser m’humilier en lui demandant si c’est bien le truc là ou on jette le bout de son pied)... et vous savez ce que je pense des pieds...&lt;br /&gt;Apres cette matinée chargée (n’est ce pas, mais je ne travaille pas les jeudis vendredi il faut bien que je m’occupe) je me suis rendue à ma deuxième leçon de bulgare. Beaucoup plus dure que la première. Et oui, c’est durant cette leçon que j’ai découvert le charme des genres pour les déclinaisons et tout ce fatras en bulgare. Je suis néanmoins assez fière de pouvoir vous dire d’ores et déjà que l’alphabet cyrillique n’a plus de secrets pour moi et que je suis en train de lire (sans rien y comprendre) depuis hier soir l’histoire d Ali baba et des quarante voleurs (vous pouvez imaginer la bonne rigolade qu’ils se sont tapé à la librairie quand j’ai expliqué que l’âge de l’enfant pour qui j’achetais cela est 29 ans) en bulgare. Katia a beaucoup de patience et surtout d’expérience de l’apprentissage des langues et cela&lt;br /&gt;va très bien avec elle. En plus je suis ravie car la seule langue que nous ayons en commun elle et moi c’est l’italien et au pire si vraiment je n’arrive à rien avec le bulgare on pourra dire que mon italien aura carrément mute pour devenir une langue que je parle sans même prendre la peine de respirer en à peine cinq jours de panique linguistique.&lt;br /&gt;Demain les bulgares célèbrent la Saint Nicolas à ce que j ai compris (pas encore vérifié donc si vous pouviez consulter un éphéméride pour moi ce serait sympa) et je suis invitée le soir pour le diner chez Maria. Cette fête est décrétée ici jour du poisson et nous mangerons donc du poisson prépare par son conjoint. C’est fou quand j’y pense les écoles sont fermées depuis deux semaines et elles n'ont réouvert que pour un jour. En effet demain tout est à nouveau fermé et c’était vraiment juste pour emmerder les familles orthodoxes (donc presque tout le pays) qu’elles ont été ouvertes pour aujourd'hui.&lt;br /&gt;Je retourne à présent à l’école en espérant que l’eau et l’électricité auront été rétablis. Si ce n’est pas le cas il me faudra revenir en ville de manière à éviter de mourir de froid. Je vais devoir sur le chemin m’arrêter au pressing (enfin c’est pas tout à fait un pressing mais plutôt une laverie collective... tout un concept que je n’ai pas fini d’élucider mais en six mois, j’ai le&lt;br /&gt;temps) récupérer mes couvertures et draps qui y attendent depuis deux jours l’établissement de l’eau. Et oui dans ce quartier là plus rien depuis 48 heures pile poil le moment ou j'ai deposé toutes ces couvertures pour qu’elles soient lavées (Marianne se demande si c'est moi badluck ou si c'est elle badluck, dans le doute elle m’appelle badluck). Les nuits passées jusqu’ici dans mon home, sweet home, j’ai dormi en entassant sur moi tout le contenu de ma valise. Priez pour que mon linge de lit soit prêt et pour tout le reste aussi tant que vous y êtes (la paix dans le monde aussi, contrairement à ce que certains mauvais esprits pensent, parfois grâce a une petite prière de rien du tout, il peut, oui il peut se passer une seconde sur cette terre sans bombardement) (je sais, bad joke mais joke tout de même).&lt;br /&gt;Je vous laisse pour poursuivre mes aventures de la soirée (je vais après le linge et tout le bazar redescendre en ville pour expérimenter un café qui se nomme JAZZ) en vous embrassant et sur quelques messages personnels:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sonja&gt; j insiste.. je te dis qu’ ils sont morts il y a 20 ou 40 ou 50 ans et que les affichettes y sont encore. Je te parle de papiers, pas de plaques en bronze, alors y a bien des gens qui continuent à renouveler ces trucs non?&lt;br /&gt;Hervé&gt; j'ai pas compris priviet Zafrou etc. mais je vais demander...&lt;br /&gt;Alex&gt;faut vraiment que tu me racontes la Aïd à Dubaï je crève d envie de savoir comment c’ est&lt;br /&gt;Vincent&gt; merci t’es le seul qui ai capte que j’avais bel et bien demandé de l’aide pour cette conférence sur les avantages et inconvénients de la communauté européenne. Les autres ils ont fait semblant de pas avoir lu. Et puis pour le balai brosse pour les chiottes il y en a bien un. Thank god car je ne suis pas assez brave pour tenter la même aventure que toi en Chine et essayer d’expliquer à des vendeurs de quoi il en retourne. Je ne manquerai pas  d’enregistrer dès que j’en aurai l’occasion l’émission du Jay Leno local voire d'autre trucs ; les pubs CALGON sont un régal.&lt;br /&gt;Stéphanie&gt; ok, je te nomme officiellement boulgarchiviste. Et pour la clope t’inquiète pas je résiste... encore... Mais ma sœur préférait que je fume plutôt que de sombrer dans l’homosexualité et je semble être la seule à m'inquiéter d’un éventuel alcoolisme. Et puis je ne vous l'ai pas dit mais IL Y A UN CASINO. JUSTE LA EN BAS BON SANG....&lt;br /&gt;Ahmed&gt; c'est l'episode 4. Je t'avais envoyé les autres mais ils sont revenus.&lt;br /&gt;Meurs pas en Palestine stp&lt;br /&gt;Bien a vous,&lt;br /&gt;Zafrou&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-5065981192140251343?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/5065981192140251343/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2007/01/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/5065981192140251343'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/5065981192140251343'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2007/01/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe.html' title='Bulfuckingarie ou le journal d&apos;un passé en mouvement, chapitre 4'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/Sjq8ic31SKI/AAAAAAAAAHQ/3GJ8rFd3yTU/s72-c/bulgares+and+cie+(26).JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-6548391114164388605</id><published>2007-12-15T14:40:00.002+01:00</published><updated>2009-06-18T18:53:43.126+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bored?'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bulfuckingarie'/><title type='text'>Bulfuckingarie ou le journal d'un passé en mouvement, chapitre 3</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/Sjo3I68TyLI/AAAAAAAAAGA/RCWTuX_AePg/s1600-h/varna+(8).JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 150px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/Sjo3I68TyLI/AAAAAAAAAGA/RCWTuX_AePg/s200/varna+(8).JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5348648133856577714" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Superdoglifesaverwoman&lt;br /&gt;Aujourd’hui j’ai commencé à travailler pour de vrai. C’est à dire qu’on m’a donné une clé pour la pièce dans laquelle on peut trouver l’un des deux ordinateurs qui servent pour les 521 élèves, 21 professeurs et 14 membres de l’administration. C’est vous dire qu’il était temps de m’y autoriser l’accès. En effet les cours reprennent demain et j’ignore encore comment au juste je vais pouvoir bosser sur cet ordi avec une telle concurrence. En fait seuls les étudiants orthodoxes reprennent les cours, les musulmans eux peuvent rester chez eux jusqu’à lundi. Les têtes du défilé d’ados et moins ados venus voir aujourd’hui les nouvelles affichées à l’école étaient impayables. J’ai donc eu in extremis la possibilité d’accéder aux informations sur les projets qui m’ont conduite ici. A vrai dire, même à moi la plupart de ce charabia est imperméable. J’ai donc du salement me concentrer pour comprendre de quoi il en retournait exactement et franchement j’espère que mes capacité de décodage vont vite s’améliorer de peur de devoir décevoir mes petits camarades bulgares qui me prennent tous pour superwoman.&lt;br /&gt;Comme certains d’entre vous ont insisté pour que je continue ce journal de bord et que cela m’aide à me remettre les idées en place, voici en vrac quelques impressions du jour :&lt;br /&gt;Dans les rues, sur les arbres, des feuilles blanches A4 agrafées et évoquent en une photo et quelques mots poétiques apparemment les morts du quartier. Pas les morts récents uniquement, non les morts qui remontent à dix, vingt, trente ou soixante ans aussi. C’est impressionnant. Les types (pour l’instant que des hommes placardés sur ces arbres, je n’ai pas encore vu de RIP pour une femme) sur ces photocopies sont morts depuis longtemps et on pourrait croire que leurs amis, famille etc. sont morts aussi, c’est peut-être d’ailleurs le cas. Dès que les affichettes tombent les vandales recommencent. Je dis vandales car il paraît que c’est interdit en fait, que cela l’était déjà à l’époque communiste, mais qu’on bravait cet interdit car c’était un moyen de commémorer religieusement les morts. En effet il y a toujours de grandes croix tracées au-dessus des photos et le texte inscrit est en partie religieux, pas seulement lyrique et larmoyant.&lt;br /&gt;Partout aussi dans la ville je crois des chats et des chiens errants. Quand je dis partout, c’est vraiment partout, des bandes entières parfois, des meutes. Les chiens ont souvent les oreilles percées et patchées avec des pastilles en plastique. D’après Tina, la police fait des rafles de temps en temps en stérilise cent ou deux cent afin de limiter le phénomène. Les chats eux échappent à ce sort. Beaucoup de gens à Varna leurs jettent des croquettes et achètent pour les chiens des bonbons spéciaux (pas encore découvert lesquels). C’est étonnant, même la petite vieille qui mendie au coin de ma rue préférée (si vous venez, je vous montrerai) sort de sa poche ces bonbons qu’elle lance aux chiens. Depuis dimanche un de ces chiens me suit ou me retrouve en ville à chaque fois que j’y suis. J’essaie de rester zen pour l’instant, de le snober et ne me laisse même pas aller à la tentation d’acheter des saloperies pour les lui filer. Je n’ai aucun idée d’ou cela pourrait nous mener… Ca commence comme ça et ça finit avec des bébés chiots joliment emmaillotés de bleu ou de rose clair dans en grand panier en osier à destination de Genève (suivez mon regard, j’en connais bien qui a ramené des chats de Barcelone et nous sommes elle et moi de la même trempe dans ces affaires là). Et puis il y a déjà une amie des bêtes dans la famille, ça suffit (hein, madame j’ai sauvé mon rat de la gueule d’un boa ?). &lt;br /&gt;Ce matin ma journée a commencé par un café avec l’intendante et la comptable de l’école. J’ai également rencontré l’infirmière qui s’est proposé pour contrôler ma tension gratuitement à chaque fois que j’en aurai besoin (sic). Des types sont venus traficoter ma télévision à chaîne unique (bulgare, depuis deux soirs je regarde le Jay Leno local et il a l’air tout aussi con que l’autre ma foi… y’a pas à dire, c’est un excellent imitateur) et j’ai eu peur d’en être privée. A mon retour surprise, sur ce poste qui semble souffrir déjà de devoir me fournir une chaîne, voilà-t-il pas que j’ai le câble. Toutes les chaînes russes que je veux, en veux-tu, en voilà. Le plus drôle étant que les émission ou films occidentaux achetés sont diffusés avec un doublage incrusté sur les voix originales. Ca donne pour résultat qu’on entend à la fois l’anglais par exemple, et le bulgare. Trash mais surement éducatif, je n’en sais rien. Me voilà donc nantie de toute une panoplie de chaînes de télévision dont je ne sais que faire ! J’envisage d’installer le poste dans le couloir et d’en faire profiter le gardien et le reste du staff. C’est fou ce truc non… il n’y avait pas de draps dans ma chambre quand je suis arrivée, mais la télévision oui ! ET à présent je n’ai pas d’ampoule à mon plafonnier haut de dix mètres dans les toilettes turques, mais j’ai la télévision câblée. Les pauvres sont vraiment infréquentables. Et puis tous les mêmes aussi, ignorants du b a BA des priorités. Pour ceux qui ne savent pas lire entre les lignes tout cela veut dire que je peux regarder l’avatar russe de Star Academy mais que je suis constipée puisque je ne VOIS RIEN dans les toilettes et que je n’ai pas envie de tomber dans un mauvais trou, ni même dans le bon d’ailleurs. No further comment sauf que cela ne choque personne ici. En quittant Sofia nous avions traversé plusieurs quartiers dont certains ressemblant à l’idée qu’on se fait chez nous d un *bidonville* et pourtant chaque toit avait sa parabole. Daria tu te souviens surement de la vue sur les toits d Essaouira et de Marrakech surtout, kif kif bourricot. La télé d abord, le reste après.&lt;br /&gt;Donc, après le café et la télé câblée j’ai rencontré les différents représentants bulgares des projets d’éducation de l’UE et dieu sait comment je me suis retrouvée avec une commande sur les bras. Il va falloir pour mi-janvier que je prépare une conférence destinée à *je n ai pas encore réussi a évaluer qui* sur les avantages pour les pays non membres à le devenir. Comique non sachant que je viens d’un pays qui refuse obstinément depuis des années de postuler pour intégrer l’UE? On m’a bien expliqué que tout le monde s’en fichait des procédures, structures etc., ce qui intéresse ce potentiel public dont je ne sais rien c’est les bonnes et les mauvaises choses qui résulteraient d‘une entrée dans l’UE de la Bulgarie. Je compte donc sur vous tous (surtout vous autres nobles européens label qualité) pour m’envoyer vos réponses à cette importantissime question. En effet je n’ai pas du tout envie de leur servir le baratin qu’on peut trouver sur le site et dans les documents de propagande de l’UE.&lt;br /&gt;Au fil de toutes les rencontres de la journée j’ai également récolté plusieurs invitations (toujours rien pour Bayram par contre / snif). Tout d’abord pour un festival d étudiants qui a lieu à une vingtaine de km de Varna ce week-end. Pour l’instant il n’est pas encore tout à fait sur que j’ai le droit d’y participer, ni que j’ai vraiment envie d’y aller, mais il semblerait que pendant 48h les étudiants des deux villes voisines Varna et Bourgas se déchaînent sur une plage sous l'œil attentif de leurs enseignants. La directrice du Technicum et sa fille s ‘rendent et vont tenter, si je le désire, de m’y incruster. Je suis également invitée à boire le café de ci de la etc.  Je n’ai pas encore réussi à parler avec une personne adulte avec des enfants en âge de scolarité secondaire sans être invitée chez elle pour boire des cafés et servir d’exercice linguistique à ses enfants. Horrible non? Je suis une méthode. Quelque soit la langue que ces grands mômes (on parle d étudiants entre dix-sept et vingt-quatre ans là) étudient je suis parfaite pour les entrainer. C’est un peu dur de dire non alors je dis oui à tout le monde et mon agenda des prochains jours est plein de thés, goûters, déjeuners...&lt;br /&gt;Cela devient très drôle quand la comptable dont le bureau est en face de ma chambre et l’intendante dont le bureau est en face du mien téléphonent à leurs filles respectives, viennent me chercher pour leur parler et ainsi pouvoir communiquer avec moi et entrainer leurs enfants. En effet la classe d âge 35/60 ans, à moins d’avoir fait spécifiquement des études de langue ne connait que le russe en dehors du bulgare.&lt;br /&gt;Je finirai ce message du jour en vous parlant du truc le plus fou de la journée. Une personne que je ne nommerai pas de peur qu’elle et moi ne devenions copines et que vous soyez amenés à la rencontrer m’a dévoilé aujourd'hui un aspect de sa personnalité étonnant. Cette personne a entre midi et deux sorti pour me le montrer un sac en plastique. Dans le sac il y avait une queue de cheval (de longs cheveux bruns et raides), un petit cœur rouge en tissu sur lequel une inscription blanche indiquait une date, une boite de cigarillos danois dans laquelle il y avait un bout de dent cassée et une touffe de poils ressemblant étrangement à ceux qu’on pourrait enlever d’une brosse pour la nettoyer, des dessous de verre en papier et un mégot de cigarette. La personne en question m’a alors raconté qu’elle vivait en ce moment une période particulièrement troublée de sa vie conjugale. Hier soir les choses ont pris une tournure plus inquiétante que d’habitude et ce matin elle a donc emporté avec elle tous ces souvenirs afin que les choses s’améliorent ou pour le moins ne s’aggravent pas. Si la situation s’empire elle brulera dès demain tous ces objets fétiches. L’histoire de la touffe&lt;br /&gt;de poils est assez drôle. Comme vous l’aurez compris tous ces objets renvoient au début de la romance et la touffe de poils a été arrachée sur la nuque de l’homme avec passion lors du premier baiser! Tu avais raison Packa, ils ont le sang chaud les bulgares. Pour ma part je n’ai encore jamais embrassé personne si passionnément que je lui en ai arraché des  cheveux. Bon.. quelques poils par ci par la peut-être mais sans plus... minable je suis et je resterai. Cette même personne a ensuite insisté pour que je choisisse pour elle des chiffres pour le loto bulgare et m’a demandé de frotter le ticket entre mes deux paumes avant de le faire valider. Je ne vous en dis pas plus de peur de vous choquer mais sachez que j’ai&lt;br /&gt;d’ores et déjà deux rendez-vous avec des voyantes indigènes... à bon entendeur...&lt;br /&gt;Zafrou&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stéphane&gt; T’as raison, personne ne moufte, mais c’est normal c’est une école&lt;br /&gt;vide dont j’arpente les couloirs sans fin. Ca change dès demain et j’en suis heureuse.&lt;br /&gt;Jean-Marc&gt; moi non plus je ne comprends rien et moi aussi je t’embrasse quand&lt;br /&gt;même.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-6548391114164388605?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/6548391114164388605/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2008/03/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/6548391114164388605'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/6548391114164388605'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2008/03/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe.html' title='Bulfuckingarie ou le journal d&apos;un passé en mouvement, chapitre 3'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/Sjo3I68TyLI/AAAAAAAAAGA/RCWTuX_AePg/s72-c/varna+(8).JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-7262767654809275290</id><published>2007-11-15T19:43:00.001+01:00</published><updated>2009-06-18T18:50:25.549+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bored?'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bulfuckingarie'/><title type='text'>Bulfuckingarie ou le journal d'un passé en mouvement, chapitre 2</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SjpwPtRhRZI/AAAAAAAAAGg/nMlmhYtibnM/s1600-h/varna+(3).JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SjpwPtRhRZI/AAAAAAAAAGg/nMlmhYtibnM/s200/varna+(3).JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5348710922609313170" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Dober den (bonjour) à tous&lt;br /&gt;il y en a qui doivent se demander si vraiment j'ai pas d'amis ici en Bulfuckingarie pour être tout le temps en train de leur écrire comme ça... je tiens à les rassurer, certes je n'ai pas d'amis ici en Bulfuckingarie mais cela ne saurait tarder. Dès que cela sera chose faite je m’empresserai d’oublier les anciens amis et ils cesseront ainsi d’être importunés. Et oui forcément pour l'instant je ne connais personne ici qui puisse véritablement bénéficier de mon esprit si brillant et avec qui communiquer mais dès que cela sera le cas je n'aurais&lt;br /&gt;plus besoin de vous. Voila comment je m'efforce de me faire des nouveaux amis. Tout d'abord, à chaque fois que je rencontre quelqu'un qui fait mine de comprendre mes borborygmes  je lui tends ma carte de visite. Je pointe le doigt sur l'inscription faite au stylo et précise en tapotant la carte et en soulevant autant que se faire possible les sourcils: gué ess emm boulgaria. Ca marche puisque ce matin j'ai eu mon premier coup de fil de gué ess emm boulgaria à gué ess emm boulgaria. Je fais d'énormes efforts linguistiques également... sans accorder plus de crédit que cela à la voix qui chuchote en moi que si je continue comme cela je finis à l'asile ou pire en linguistique à l'université je passe du français à l'italien en faisant une promenade du côté de l'allemand et de l'anglais. Je ne rechigne même pas à sortir mon guide de la conversation bulgare et à dire d'un air tout à fait intelligent (j'ai un petit miroir et on me la fait pas à moi c'est l'air le plus intelligent que j'ai vu de ma vie):&lt;br /&gt;- na kolko ste godini? (quel âge avez-vous? question que je pose à tout bout de champ, quelque soit la conversation ; en effet c'est une des rares phrases que je connaisse par cœur alors je frime et/ou rentabilise) ;&lt;br /&gt;- toy e prekrassen (il est magnifique ! et oui a l'école il n y a que des femmes pour l'instant mais dans la rue il y a des hommes...) ;&lt;br /&gt;- as sam na triysset godini (j'ai 30 ans. C'est pas vrai, mais ca fait rien, c'est bientôt le cas et si je fais toutefois encore un petit geste de la main pour signifier #à peu près# il n'en reste pas moins que psychologiquement cela peut pas me faire de mal) ;&lt;br /&gt;- as ne poucha (je ne fume pas que j'essaie intensément de ne pas remplacer par avez-vous une cigarette, cela tombe bien cela je ne sais pas encore comment le dire)&lt;br /&gt;- sas kogo imam tchesta da govorya (à qui ai-je l'honneur? pas mal aussi mais en vrai j'ai pas encore osé la sortir).&lt;br /&gt;En fait Guido m'a donné ce guide de la conversation franco-bulgare qui a probablement été publié au début des années 60... Le plus drôle c'est que les indigènes ont l'air de trouver cela CHOU. Et cela fait du bien à mon ego, car il y avait bien longtemps que personne ne m'avait trouvée CHOU (sic). Toujours dans l'idée de ne plus avoir un si grand besoin de vous je me suis rendue à la mosquée aujourd'hui. Je sens qu'il y en a plusieurs que cela va faire frémir alors je préviens, la suite de ce mail n'est destinée qu'à un public averti qui sait remettre les choses dans leur juste contexte. Donc, la mosquée... en fait demain c'est le dernier jour du mois de Ramadhan. Le lendemain a lieu la fête de la Aïd (ou Bayram dans certains pays). Il s'agit de l'une des fêtes religieuses musulmanes les plus importantes. Depuis ma petite enfance j'ai pour habitude ce jour la de m'habiller de neuf des pieds à la tête, de recevoir un peu d'argent de ma famille, d'en donner moi-même à de plus nécessiteux et également de me rendre bellement vêtue à la mosquée pour communier, et aussi manger de super bonnes pâtisseries il faut l'avouer. J'ai donc demandé dimanche à Katia et Guido où était la mosquée de Varna et je leur ai expliqué de quoi il s'agissait. J'étais un peu étonnée que dans un pays où il y a 14 % de turcs et une frontière commune et dans une si petite ville,  ils ne soient même pas au courant de l'existence de cette fête (ils savent lire donc, je précise pour les esprits suspicieux). Ils m'ont dit ne pas savoir si la mosquée était active ou pas. C'est là que Maria entre en jeu. Je fais un aparté j'adore ca. Maria c'est la prof d'anglais du lycée et mon guide. Elle donne également des leçons particulières d'anglais a l'école de langue de Guido et Katia. Elle me suit partout (ou plutôt me précède pour être exacte) depuis hier matin. Nous parlons anglais et elle me sert de décodeur canal plus pour tout et n'importe quoi. Qui plus est, elle est sympa, intelligente, courageuse et drôle. Nous passons donc de très bons moments déjà et c’est ma meilleure piste de copine pour l’instant. Bref elle et moi débarquons à la mosquée cet après-midi. Elle n'y connaît rien à l'islam mais est curieuse aussi de voir comment cela va se passer. Nous arrivons et sommes accueillies par un petit vieux tout à fait adorable (ne ris pas Sonia). Je le salue en arabe, il me salue en arabe puis je demande à Maria de lui demander ce qui se passe au juste pour le Bayram (forcément pour lui l'arabe c'est comme le latin, une langue morte je n’avais donc que le très handicapant choix entre le turc et le bulgare pour me faire comprendre). La conversation a duré quinze minutes durant lesquelles j’ai rapidement compris que je suis je n’étais pas la bienvenue pour la Aïd. Je l’étais éventuellement aujourd’hui, demain, le soir, le matin, quand je voulais mais pas le jour de l’Aïd. Pourquoi? Ah ben heu ce jour là, la mosquée est interdite aux femmes. Pourquoi? Ah ben c'est comme ça, c'est une célébration. Ah mais heu moi aussi je veux célébrer? Ah ben alors il faut célébrer chez toi ! Ah mais heu moi je croyais que la mosquée c'était house of muslims, house of all muslims? Ah oui heu, sauf quand c'est des grands moments, là c'est house of men. Ah mais merde et les gâteaux qui va les préparer? Ah ben tu prépares les gâteaux toute seule. Enfin j'ai pas été jusque là mais en gros c'est  cela l'idée. Le jour du grand Bayram, une des fêtes musulmanes les plus importantes, voir la plus importante, celle où tous les musulmans (hommes et femmes) célèbrent ensemble, et bien chez les musulmans de Bulfuckingarie, les turcs, les femmes ne peuvent pas célébrer dans la maison de leur dieu, elles sont persona non grata. Bon, je me console en me disant que cela doit être pareil dans plein d'autres pays musulmans. Mais enfin, ceux qui croient vraiment que cela me console ne me connaissent pas bien. Pourtant, il était mignon ce vieil imam, et il dodelinait de la tête d'une façon tout à fait charmante. Pendant quelques secondes j'avais  même pensé que lui aussi pourrait être mon ami et recevoir ma mailing liste. Mais non. Bon tu me diras j'ai été un peu naïve parce qu’il ne nous a même pas fait entrer dans le hall et nous a laissées sous la pluie. Apres coup je me suis dit que le manteau en fausse fourrure léopard gris et noir (super joli je te vois venir Sfoujida à dire que je me suis récupéré la seule prof de l'école à faire pute à mi temps, il est joli ce manteau je le REPETE) de Maria, son rouge à lèvres rose fluo et mon haleine mentholée de jeune fille qui n’est pas jeune mais a bel et bien mangé un truc à l’ail et bu une bière brune (bulgare et délicieuse) devaient y être pour quelque chose. Mais enfin, alcoolique ou pas… je suis tout de même musulmane et je pensais toujours être accueillie partout en tant que telle. C’est à dire avec un minimum de chaleur humaine. Il aura l’air con le petit vieux quand pour me venger je me pointerai avec mes valises en dodelinant de la tête moi aussi en lui disant en bulgare « Je ne sais pas où dormir, occupe-toi de moi petit dodelineur » (Ah fantasy, fantasy quand tu nous tiens !). Bref le petit vieux n’a pas voulu être mon ami et tout comme au Mali, j’avais à peine mis deux jours pour comprendre que la légende de la solidarité africaine était non pas une légende, mais bel et bien un mythe. J’ai mis deux jours ici pour comprendre que l'hospitalité et l'universalité de la chaleur de l’accueil musulman sont tout aussi mythiques. J’en suis navrée et triste. Super énervée aussi je l'avoue. J'ai bien envie d'y aller quand même jeudi mais je ne sais encore laquelle de moi écouter. La scandaleuse ou la sage (bon maintenant ceux qui n'en connaissaient qu'une sont sous le choc de découvrir que nous sommes deux, c'est pas plus mal, un jour ou l'autre ca aurait fini par se savoir). Bien... Assez bavardé, il faut que j'aille me faire des amis au gouroulata (cantine communale dans mon quartier ou je peux manger de la gastronomie bulgare en self service et à moins de 20ct d'euros. Et sachez le, il n’y a aucune ironie dans l'utilisation du mot gastronomie de ma part, c'est délicieux). En vrac quelques réponses à vos mails particuliers :&lt;br /&gt;Eric&gt; ma soeur Mirou me dit qu'il vaut mieux que je rentre à Genève à nouveau fumeuse que nouvellement lesbienne&lt;br /&gt;Mirou&gt; mon ami Eric préfère que je sois lesbienne et que je lui présente des copines&lt;br /&gt;Rapha&gt; Ne t’inquiète pas si j'ai le moindre soupçon que je puisse faire profiter quelqu’un ici de mes précieuses amitiés, je le ferai savoir&lt;br /&gt;Saphia&gt; les élèves ont entre 14 et 21 ans. C’est un réseau de lycées techniques. Pour les langues de travail, comme je l'ai dit ci-dessus, tout est bon à prendre : si je tourne ma tête sur la gauche anglais, à droite allemand là-bas derrière italien et bulgare, bulgare, bulgare. Sans blaguer c'est super dur et en moins de deux jours je n'arrive déjà plus à m'exprimer correctement en français à l'oral sans hystériquement cligner des paupières. Manger: super bon. Entre l'oriental, l'occidental et le méditerranéen.  Dans les pires gargotes tu trouves des trucs divins qu'on vendrait en Suisse dans les épiceries de luxe. Pareil pour la pâtisserie à ce que j'en vois (sans avoir goûté encore néanmoins).&lt;br /&gt;Sfoujida&gt; loft story 3 cela m'étonnerait. Faudrait trouver quelqu'un que la spéléologie intéresse (le fond de mes toilettes est ce qu'il y a de plus croustillant à voir dans ma piaule vu que les vers et moi y vivons seuls).&lt;br /&gt;Sonja&gt; T'inquietes pas, cela ne m'inquiète pas, je sais bien que c'est comme cela que c'est normal.&lt;br /&gt;Bon, sérieux, vous inquiétez pas je vais bien et pour l'instant vous êtes tous en train de m’aider à mettre au point un journal de bord !&lt;br /&gt;Je vous bise tous et vous aime tryabva da zaminavam (je dois partir) pozdravete fsitchki (bien des choses a tout le monde, faîtes moi penser à vous parler de l'alphabet cyrillique)&lt;br /&gt;Zafrou&lt;br /&gt;PS : faites moi penser à vous raconter ma nuit avec un frigo.&lt;br /&gt;PS2 :  pareil ceux qui veulent plus être harcelés ou qui ne trichent pas avec les horaires de bureau pour surfer sur le net ils ont qu’a le dire et je les sors de la liste.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-7262767654809275290?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/7262767654809275290/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/05/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/7262767654809275290'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/7262767654809275290'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/05/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe.html' title='Bulfuckingarie ou le journal d&apos;un passé en mouvement, chapitre 2'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SjpwPtRhRZI/AAAAAAAAAGg/nMlmhYtibnM/s72-c/varna+(3).JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-245661559396829540.post-540778259539762697</id><published>2007-10-15T22:55:00.000+02:00</published><updated>2009-06-18T15:10:38.246+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bored?'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bulfuckingarie'/><title type='text'>Bulfuckingarie ou le journal d'un passé en mouvement, chapitre 1</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SdKAWU3DAcI/AAAAAAAAAFA/iCQMMlbpWKI/s1600-h/bul-chap1.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 223px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SdKAWU3DAcI/AAAAAAAAAFA/iCQMMlbpWKI/s320/bul-chap1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5319455230923047362" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Hello toutes et tous,&lt;br /&gt;tout va bien. Je suis bien arrivée. Finalement j’ai fait le trajet Sofia-Varna en voiture. J’ai parlementé une heure avec les taxis à l’aéroport (je suis déjà une légende) et en tout et pour tout c’était plus rapide que le train (9h), le bus (8h) et avant l’avion (pas moyen d’avoir celui d’hier soir et finalement vu la faillite des deux compagnies qui desservent Varna il n’y a plus qu’un vol par jour le soir). Dès que je suis sortie de l’aéroport j’ai du mettre un truc sur ma pauvre tête tant il faisait froid (merci Jude et Mirou pour le sublime bonnet). Mon chauffeur, Vassil 54 ans, père de deux enfants et ancien chauffeur routier, a été adorable et ne m’a lâchée qu’une fois entre les mains du responsable ici. Sa femme, m’a t-il dit, lit dans le café et fait des horoscopes (j’ai donc une adresse à Sofia pour ceux que ça intéresse). Il a mis 6h30 pour me conduire à Varna : 450 km, faut voir la route, elle a la texture et la bonne odeur de goudron surchauffé des routes tatounasiennes ... ceux qui connaissent, connaissent. Et les voitures ont les mêmes suspension ici que là-bas, c’est à dire qu’elles n’en n’ont pas. Vassil conduisait comme un malade et j’ai passé les deux dernières heures à réciter toutes les prières que je connaissais en boucle ainsi qu’a demander à Saint Christophe d'intercéder en ma faveur et j’ai été écoutée ! J’avoue avoir été très très bigote sur ce coup là. Vu que nous ne parlions véritablement aucune langue commune mais tous deux des bribes moi de bulgare (merci, non, oui, et vite trouvé dans le dico « va moins vite stp ») nous avons communiqué en germano-anglo-bulgare et j’y suis allée de mes « langsamer », « piano piano », « slower » etc. Le coup de la brume c’est vrai pour la Bulgarie. Entre Sofia et Varna j’ai jamais eu une visibilité de plus de 10-20 mètres sur la route. Et il y a franchement des coins sur la route ou je me suis demandé si le chien mort là qu’on venait de croiser c'était un banal chien mort ou une victime des bâtards que Dracula a semés avant de rejoindre les Carpates. A Varna il fait carrément plus doux qu’à Sofia, mais oggi il y’a du vent. Et oui... j’ai vu la mer noire. En train de se prendre une sacrée raclée ce matin. Bref... je vais retourner me promener j’ai pas encore les idées claires et franchement je me demande ce que je fous là. Pas comme un doute mais comme un étonnement. Ah oui... y a une épidémie de grippe dans l’école où je suis supposée travailler, elle est donc fermée pour l’instant. Jusqu’à quand donno. Pour ceux qui voulaient mon numéro de téléphone il faudra encore attendre un peu. Pour l’instant je suis à l’hôtel et ceci en tous cas jusqu’à demain matin. Je ne sais pas si j'ai envoyé ce mail à tout le monde, mais vous pouvez le faire suivre. En tous les cas... merci à toutes et à tous pour votre aide avant le départ... et dobel merci à ceux qui sont venus aux aurores (11h, sic) à l’aéroport.&lt;br /&gt;En vrac quelques messages n’importe nawak :&lt;br /&gt;Daria&gt; merci ici c’est BLAGODARIA alors j’ai pensé à toi mille fois pour m’en souvenir : quelle bonne blague cette Daria.&lt;br /&gt;Ben&gt; merci pour le sac, j'étais trop stress à l’aéroport et je sais même pas si j’ai dit merci.&lt;br /&gt;Sonja&gt; désolée de ne pas t’avoir téléphoné vendredi mais j’étais vraiment, vraiment à la bourre. Comme prévu je suis arrivée haletante à l’aéroport samedi matin.&lt;br /&gt;Bon, la mer noire m’appelle.&lt;br /&gt;je vous embrasse&lt;br /&gt;Zedka&lt;br /&gt;PS1: le coordinateur ici fréquente une plage de nudistes, vous y croyez????&lt;br /&gt;PS2: (houuuu ça y est j'ai trouvé les deux points je les lâche plus)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/245661559396829540-540778259539762697?l=dicecuts.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dicecuts.blogspot.com/feeds/540778259539762697/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/03/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/540778259539762697'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/245661559396829540/posts/default/540778259539762697'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dicecuts.blogspot.com/2009/03/bulfuckingarie-ou-le-journal-dun-passe.html' title='Bulfuckingarie ou le journal d&apos;un passé en mouvement, chapitre 1'/><author><name>zafrou kalaily</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09254847372474875139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://4.bp.blogspot.com/-6mmAzoBu5pE/TrMV2j_QStI/AAAAAAAAAN0/DLZwvJLHHvQ/s220/Singingman2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_tJD5SeMrDWA/SdKAWU3DAcI/AAAAAAAAAFA/iCQMMlbpWKI/s72-c/bul-chap1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
